
* AUX DENTS DE LA MORT, JE SUIS ACCROC *
– 3° PARTIE –
Chronique des films de crocodiles géants – 3ème partie
Date de sortie des films : de 1999 à 2007.
Genre : Fantastique, horreur.
Nos dossiers sur les films de crocos géants :
1ère partie : les années 70
2ème partie : les années 80/90
3ème partie : les années 2000 – vous êtes ici
4ème partie : les années 2010

Cet article vous propose un tour d’horizon sur un sous-genre du cinéma horrifique et animalier un peu particulier : le film de crocodile géant !
Si le genre de l’animal tueur est véritablement né avec l’emblématique LES DENTS DE LA MER réalisé par Steven Spielberg en 1976, un sous-genre est rapidement apparu dans son sillon, mettant en scène des sauriens à la taille fantastique.
Nous vous proposons un focus en plusieurs parties sur les principaux films, afin de brosser le tableau depuis l’apparition du genre jusqu’à aujourd’hui.
Nous ne serons pas exhaustifs. Pour cela, allez taper “liste de films de crocodiles” sur Google, et vous verrez que certains sites en recensent près d’une centaine rien que dans le genre Horreur.
Nous n’écumerons pas en entier la liste des récents films jouant à fond la carte du faux/vrai nanar bourré de mauvais goût cyniquement assumé comme SUPERGATOR (joli patronyme au demeurant), DINOCROC VS. SUPERGATOR et tutti quanti (on ne choisira que les moins pires)…
Enfin, nous ne parlerons pas non plus des films naturalistes avec animaux normaux, comme BLACK WATER (2007), ou des séries B comme CRAWL d’Alexandre Aja (2019), où les bestioles ne sont pas géantes, quand bien même ils sont intéressants, et peut-être plus stressants encore que leurs cousins ouvertement horrifiques.
Nous nous contenterons donc d’un large panorama de films emblématiques couvrant près de cinquante ans de dents de la mort géantes prêtes à croquer les écrans…
Avant de commencer, précisons tout de même que les films de crocodile ont le droit, ne vous en déplaise, de mettre aussi en scène des alligators, voire même des caïmans (mais pas des gavials, faut pas déconner)…
Au programme :
- LAKE PLACID
- CROCODILE
- PRIMEVAL
- SOLITAIRE
- SUPERCROC
Niveau d’appréciation :
– À recycler –
– À goûter
– À déguster
– À savourer


Vaudeville in the Lake !
1) LAKE PLACID – 
Réalisateur : Steve Miner
Acteurs : Bill Pullman, Bridget Fonda, Brendan Gleeson, Oliver Platt
Scénario : David Edward Kelley
Musique : John Ottman
Année : 1999
Durée : 82 minutes
LAKE PLACID est un film réalisé par Steve Miner. Il forme le premier segment d’une saga de moult films (six ou sept à l’heure où je sévis en ces lignes), se permettant même un crossover avec une autre série de films similaires à base de serpents géants (LAKE PLACID Vs. ANACONDA)…
Le pitch : Les restes déchiquetés d’un agent de la protection des eaux et forêts sont retrouvés dans un lac au nord de l’état du Maine, aux États-Unis. Une paléontologue new-yorkaise est envoyée sur les lieux pour assister le shérif dans son enquête, car on soupçonne la présence d’un animal sauvage d’un autre temps. Ils sont bientôt rejoints par un professeur aventurier spécialiste des grosses bêtes, qui ne va pas tarder à déduire la présence, au beau milieu du lac, d’un énorme crocodile marin qui se serait frayé un chemin depuis les océans…
Ça n’en a pas l’air dans la bande-annonce, mais le film est rigolo…
Vrai film de crocodile ou comédie de mœurs déguisée en film de croco ? Il semblerait que LAKE PLACID soit les deux à la fois, même si la bébête se fait souvent voler la vedette par les personnages qui la traquent, lesquels cabotinent à outrance dans leurs relations, qu’elles soient professionnelles, sentimentales ou tout simplement conflictuelles. Car la présence du crocodile (géant, de surcroit) ne semble servir, au final, que de catalyseur à toutes ces fréquentations houleuses.
Le fait que l’action se déroule dans le Maine, région privilégiée d’un certain Stephen King (dans laquelle se déroule la majorité des récits de l’écrivain), nous rappelle d’ailleurs que ce dernier a souvent manié la critique sociale par le biais de la vie dans les petites bourgades, en exacerbant les aspects négatifs de la nature humaine dès lors qu’elle se retrouve face à la moindre perturbation surnaturelle. Soit une parabole sous-jacente dénonçant la fragilité de l’équilibre social américain.
Si l’on ajoute que le script de LAKE PLACID ressemble comme deux gouttes d’eau à un épisode de la série X-FILES (Saison 3, épisode #22 : LES DENTS DU LAC), on se dit que le film de Steve Miner n’est décidément pas très original. Il serait injuste de s’en tenir là car, au delà de ce postulat, le récit est mené avec une énergie et un humour vivifiants, lequel humour se veut souvent incongru, voire surréaliste, aussi bien lorsqu’il sert à dépeindre les relations entre les protagonistes que lorsqu’il s’agit de dévoiler le mystère de la présence de la bête, dont les origines ne sont pas piquées des hannetons.

Ouais ! Cool !
Si les effets spéciaux en CGI ont plutôt mal vieilli (mais ils seront nettement pire dans les films suivants, plus proches d’un téléfilm cheap que d’un blockbuster), le croco fait son petit effet dès lors que le réalisateur s’amuse à le dissimuler sous les eaux, histoire de ménager le suspense. Et, lors de quelques plans réussis, la bête n’est pas du tout dégueu.
Pour couronner le tout, le casting est assez réjouissant puisqu’il réunit Bill Pullman, Bridget Fonda et Brendan Gleeson, ainsi qu’Oliver Platt, un acteur que je ne connaissais pas mais qui réussit à cabotiner plus encore que les trois autres réunis !
Au final, LAKE PLACID est un ovni assez réjouissant qui parvient à réunir le film de monstres (plus précisément le film de croco), la comédie de mœurs et la farce potache dans un esprit proche des délires du Saturday Night Live. Et si ce n’est certainement pas un chef d’œuvre, il s’agit en tout cas d’un divertissement fort sympathique, bien meilleur, au demeurant, que ses suites poussives plus mauvaises les unes que les autres…


Hé ! C’est même pas Dracula hé !
2) CROCODILE – 
Réalisateur : Tobe Hopper
Scénario : Jace Anderson, Adam Gierasch, Michael D. Weiss
Musique : Serge Colbert
Année : 2000
Durée : 93 minutes
CROCODILE est un film américain réalisé par Tobe Hooper (encore lui !). Il s’agit d’un direct-to video.
Si LAKE PLACID n’a pas fait exploser le box-office, il a néanmoins remporté le double du coût de sa production. Il n’en faut pas moins, à Hollywood, pour déchainer les projets et les concepts.
La machine est donc relancée et, attention, les films de crocos peuvent désormais pleuvoir sur tous les écrans ! Cela démarre plus ou moins avec le film de Hooper qui, plus de vingt ans après son CROCODILE DE LA MORT, va cette fois nous servir un vrai film de croco digne de ce nom…
Cette fois y’a un croco !
Le pitch : Dans le sud de la Californie, une bande de jeunes étudiants testostéronés à bloc part passer un week-end festif sur les bords d’un lac isolé. Là, l’un d’entre eux raconte une légende locale à ses petits amis, histoire de leur faire peur (et de tenter ainsi quelques rapprochements avec la bombasse du groupe) : Jadis, le propriétaire d’un hôtel sordide (c’est beaucoup mieux quand c’est sordide…), adepte de l’antique Egypte, élevait un crocodile du Nil. Le bonhomme aurait érigé un culte fanatique dédié à Sobek, le dieu à tête de saurien. Les habitants de la région auraient alors brûlé le brave homme maléfique ainsi que son hôtel, sans toutefois retrouver la trace du dangereux reptile…
Tandis que nos étudiants lascifs débutent leur séjour, deux pêcheurs du coin tombent comme par hasard sur un gros nid d’œufs d’autruche près de la berge, qu’ils s’empressent d’écraser. C’est alors que surgit une gigantesque maman croco furax, qui les dévore aussi sec (démontrant par ailleurs qu’il ne s’agissait nullement d’un nid d’autruche). Serait-ce le début du carnage ?

Y’en a vraiment un !
Si vous êtes habitués aux films de slashers de type HALLOWEEN ou VENDREDI 13, vous saisirez très vite que Tobe Hooper s’amuse ici à substituer son crocodile aux habituels maniaques adeptes de tueries d’ados libidineux en masse (ou l’inverse, ce qui revient au même…). Il s’amuse ainsi à créer un mélange de genres, où le crocodile géant et le slasher, tels Bougredane et Bougredandouille, ne font qu’un.
Le schéma des habituels films de slashers est donc repris quasiment à la lettre, tandis que les scènes où la bête guette ses proies avant de bondir pour les dévorer se calent pile-poil dans l’héritage des films d’animaux-tueurs en droite ligne des DENTS DE LA MER .
Ce décalquage donne au final un air de “franchement déjà vu mille fois” à ce petit film d’horreur. L’ensemble a beau être très bien troussé, mené tambour battant et sans temps morts, avec de surcroit une bébête tout à fait respectable dans tous les sens du terme (raccord avec la réalité, quand bien même il n’y a pas de crocodiles du Nil en Californie, et quand bien même on ne comprend pas bien comment un crocodile solitaire a bien pu se reproduire tout seul…), on en ressort avec un arrière-goût de banalité absolue, oubliant très vite le spectacle (il a d’ailleurs fallu que je fasse un effort surhumain afin de me rappeler de tout ça)…


L’année du crocodile.
3) PRIMEVAL –
/
Réalisateur : Michael Katleman
Acteurs : Dominic Purcell, Brooke Langton, Orlando Jones, Jürgen Prochnow
Scénario : John Brancato, Michael Ferris
Musique : John Frizzell
Année : 2007
Durée : 93 minutes
PRIMEVAL est un film américain réalisé par un dénommé Michael Katleman.
2007 est l’année du crocodile puisque le genre compte au même moment plusieurs représentants majeurs de sa catégorie, dont le très beau SOLITAIRE (on en parle juste en-dessous) et le très naturaliste BLACK WATER (deux films australiens au script tout à fait similaire, mais au traitement du monstre tout à fait différent).
Dans la catégorie du film de croco, PRIMEVAL est un peu à part : Inspiré de faits réels, il s’agit d’une tentative de mêler les genres, entre le film documentaire, l’actioner bourrin à la limite du blockbuster (entendez par là que le film bénéficie d’un budget supérieur à tous les autres films du genre), le film de monstre et la fable écologique, mâtinée de philosophie pseudo-pacifiste.
Le script se base sur un reportage réel effectué dans les années 2000, au cours duquel une équipe de journalistes et d’animaliers américains aurait tenté de filmer et de capturer un crocodile géant sur les rives du lac Tanganyika, dans le Burundi, en Afrique centrale. Le crocodile en question, surnommé Gustave (et aujourd’hui devenu une véritable légende vivante), aurait dévoré soi-disant des centaines de personnes…

Ambiance détente…
Tourné en pleine guerre civile, le film joue sur le rapport de l’être humain à la nature en tentant l’analogie entre l’homme et la bête : Étant donné que le “monstre” aurait grossi de manière exponentielle en se nourrissant des cadavres jetés à l’eau par un seigneur de guerre local particulièrement sanguinaire (ou tout simplement barbare), il nous est alors suggéré que ce sont les hommes qui fabriquent leurs propres monstres, matérialisation d’un mal d’origine humaine prenant la forme d’une punition infligée par la nature dans un pur effet de retour de bâton.
L’idée serait parfaitement astucieuse si le résultat n’était pas aussi bancal. Car ici le crocodile, qui mesure neuf mètres (il est aujourd’hui établi que Gustave, toujours en activité à l’heure où j’écris ces lignes, mesure en réalité six mètres), semble avoir ingurgité dans le même temps vingt sacs de cocaïne, cinquante doses d’amphétamines et quatre-vingts litres de café. Nous le voyons donc sauter, courir et se déplacer à une vitesse avoisinant les Mac 2, à faire pâlir tous les champions olympiques de la planète…

Une pure créature de cauchemar !
Parallèlement, nous suivons notre petit groupe de journalistes et de chasseurs d’animaux qui se retrouvent très vite pris entre deux feux, puisque lorsqu’ils ne sont pas dans l’eau à la merci du croco, les voici sur la terre en proie au seigneur de guerre (surnommé Little Gustave), qui les mitraille toutes les cinq minutes. Soit un film survolté et extrêmement violent (on y voit pêle-mêle mourir atrocement des enfants, des femmes et des vieillards), dont la fond et la forme se disputent maladroitement les divers concepts, pour en fin de compte échouer sur un conglomérat de styles assez indigeste, où la crudité de l’image côtoie des effets spéciaux un peu too much, et où l’humour beauf et le Grand-Guignol finissent par désamorcer toute tentative d’élever le débat sur la folie de l’homme et la dureté du continent africain.
Au final, on ne sait pas trop à qui s’adresse le film, puisqu’en définitive il s’essaie à tellement de styles qu’il n’en possède aucun…


Les Dents de la Mer la Rivière !
4) SOLITAIRE – ![]()
ROGUE
Réalisation et scénario : Greg McLean
Acteurs : Michael Vartan, Radha Mitchell, Sam Worthington
Musique : François Tetaz
Année : 2007
Durée : 92 minutes
SOLITAIRE (également nommé EAUX TROUBLES en VF) est un film australien réalisé par Greg McLean.
Le pitch : Dans un coin sauvage de l’Australie du nord, un groupe de touristes s’embarque sur un petit fleuve afin d’y admirer les crocodiles marins. Lorsqu’une fusée de détresse déchire le ciel à quelques kilomètres de la randonnée, Kate Ryan, la conductrice du petit bateau de croisière, décide d’aller jeter un coup d’œil sur les lieux en empruntant un bras de rivière. C’est alors que l’embarcation est heurtée par un très gros spécimen de crocodile solitaire, sur ce qui semble être son territoire de chasse.
Dans la panique, Kate échoue son bateau sur un petit ilot. Lequel sera recouvert par la montée des eaux dès la nuit tombée…
Greg McLean s’était déjà fait remarquer en réalisant WOLF CREEK, film d’horreur très glauque et très malsain inspiré de faits réels, mettant en scène un maniaque sadique massacrant un petit groupe de touristes dans un coin sauvage de l’Australie.
Fidèle à lui-même, McLean réitère ici dans son genre de prédilection en développant exactement les mêmes thèmes (notamment l’irruption de l’horreur dans le quotidien sur la base d’une histoire inspirée de faits réels), ainsi que le même style. L’équation est donc quasiment identique puisque l’auteur (production, scénario, réalisation) reprend les mêmes codes : Un script extrêmement simple, une focalisation de tous les instants sur les personnages et les relations intimes, un parti-pris faussement naturaliste (l’affiche du film ne cache en rien l’hommage aux DENTS DE LA MER et assume pleinement son statut de “film de monstre” là où WOLF CREEK mettait en avant la figure du maniaque bouseux en droite ligne de MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE), avec un rapport entre l’homme et la nature profitant pleinement de la mise en avant de ces paysages proprement hallucinants de l’Australie sauvage, emballés dans une somptueuse bichromie saturée de vert et d’orange.

Chevalier et dragon…
Soyons clairs : Le film est rarement surprenant et aligne les scènes-clés en assumant totalement ses références au chef d’œuvre de Steven Spielberg. Il est pourtant si bien écrit et si bien filmé qu’il force à chaque instant notre sympathie, porté qui plus-est par des acteurs suffisamment charismatiques (Radha Mitchell, Michael Vartan et Sam Worthington en tête) pour soutenir les séquences les plus consensuelles.
Tandis que le final reprend carrément les codes du conte en illustrant la lutte éculée du preux chevalier contre le dragon, au moment où l’on nous montre enfin l’incroyable monstre (aussi crédible qu’impressionnant), et que l’on se dit que le naturalisme apparent côtoie ici la mythologie la plus classique, on songe que le réalisateur, aussi simple soit sa démonstration, a un sacré talent.
Probablement le meilleur film du genre (croco géant).


Encore un qui n’a pas les moyens de ses ambitions…
5) SUPERCROC 
Réalisation : Scott Harper
Scénario : Steve Bevilacqua et David Michael Latt
Acteurs : Cynthia Rose Hall, Matthew Blashaw, Kim Little
Musique : Eliza Swenson
Année : 2007
Durée : 85 minutes
SUPERCROC est un film américain réalisé par un certain Scott Harper et produit par la firme Asylum. Fondée en 1997, Asylum s’est fait une spécialité de produire des séries Z à très petit budget tout en copiant les blockbusters. C’est un peu l’équivalent des anciennes firmes comme la Canon dans les années 80, voire comme les productions de Dino De Laurentiis un peu avant. La différence est que la plupart des films Asylum ne sortent pas au cinéma et qu’il n’y a pas de stars, mais plutôt, occasionnellement, des petites célébrités sur le retour. C’est avec ces productions Asylum, qui ont innondé le marché de la vidéo, qu’est née l’expression de “mockbuster” !
Le pitch : Dans les envirions de Los Angeles, l’armée découvre un crocodile géant (il est vraiment géant-géant celui-là) qui dévore tout le monde, ainsi que des dizaines d’œufs géants répandus sur les berges du lac dans lequel le mastodonte se terre (et oui, oui, il se terre aussi dans l’eau…). Afin d’étudier les œufs, une magouille s’incruste dans les mutiples tentatives de flinguer la bête : La plupart des œufs sont détruits, mais quelques-uns sont ramenés en secret à Los Angeles. Il n’en fallait pas plus pour que le saurien, qui possède un flair infallible, se dirige vers la cité à la recherche de sa progéniture…
Après avoir atteint, avec SOLITAIRE, le sommet d’un genre finalement assez pauvre en termes de qualités artistiques, nous touchons désormais le fond.
2007 est toujours l’année du crocodile et SUPERCROC sort au moment où le second film de la série des LAKE PLACID voit également le jour. Ainsi démarre une période qui va nous infliger une déferlante de mockbusters moisis, filmés avec des moyens dérisoires, essayant pathétiquement de jouer dans la cour des grands crocos (parallèlement à toute une série de requins, de serpents et autres mutants, tous géants) !
L’essor du numérique permet de faire croire à ces petits faiseurs de séries Z que l’on peut tout faire, et qu’un budget ridicule peut suffire à la conception d’un film qui nécessiterait des dizaines de millions de dollars.
Sans être du Ed Wood, ces films (et je mets dans le même panier les productions Asylum et les cinq suites de LAKE PLACID, sans oublier les productions Corman et tutti quanti) sont vraiment des produits embarrassants, dans le sens où leurs concepteurs n’ont absolument pas les moyens de leurs ambitions : Effets spéciaux numériques dégueulasses, plans rapprochés nauséeux, discussions à rallonge en plans fixes tremblotants, surface de l’image comparable à celle d’un camescope, musique synthétique pompière… C’est vraiment très mauvais.
SUPERCROC aura au moins la décence de ne pas infliger de suites, contrairement au tout aussi mauvais LAKE PLACID 2. Non, franchement, ne vous infligez pas ça, croyez-moi. Je me suis sacrifié pour vous…

Non, vous ne voulez pas voir ça…
Nous nous donnons à présent rendez-vous pour la quatrième partie de l’article…
1ère partie : les années 70
2ème partie : les années 80
3ème partie : les années 2000 – Vous êtes ici
4ème partie : les années 2010
See you soon !!!
