
– LE HORLA PRÉSENTE –
* ON THE TURNING AWAY (2° partie) *
Les principales adaptations du roman
LE TOUR D’ÉCROU à la TV :
– THE TURN OF THE SCREW (1974)
– LE TOUR D’ÉCROU (1974)
– THE TURN OF THE SCREW (1994)
– LE TOUR D’ÉCROU (2009)
– THE HAUNTING OF BLY MANOR (2020)
Chronique des principales adaptations du roman d’Henry James en films et en séries.
Dates de parution : De 1974 à 2020
Genre : Fantastique, Horreur

On n’est pas là pour rigoler…
Cet article est inscrit dans le cycle dédié aux films d’épouvante que nous appelons LE HORLA PRÉSENTE… Un cinéma de la peur suggérée et indicible, telle que Maupassant l’a si bien traduite en littérature, notamment avec son chef d’œuvre : LE HORLA (où ce que l’on ne voit pas est plus effrayant que ce que l’on voit…). Soit un sous-genre à part entière du cinéma fantastique et horrifique qui contient en son sein un panel assez conséquent de films importants.
Nous reviendrons de temps en temps vous présenter d’autres films de la rubrique. Mais chaque chose en son temps. Aujourd’hui, nous faisons le voyage à travers cinquante ans d’adaptations d’un autre chef d’œuvre de la littérature fantastique : LE TOUR D’ÉCROU d’Henry James !
Cet article dédié au adaptations TV est complémentaire de l’article consacré aux adaptations du TOUR D’ÉCROU au cinéma.
Le programme :
- THE TURN OF THE SCREW (1974)
- LE TOUR D’ÉCROU (1974)
- THE TURN OF THE SCREW (1994)
- LE TOUR D’ÉCROU (2009)
- THE HAUNTING OF BLY MANOR (2020)
Niveaux d’appréciation :
– À goûter
– À déguster
– À savourer
LE TOUR D’ÉCROU en chanson, figurez-vous que ça existe !
LE TOUR D’ÉCROU est donc un roman britannique d’Henry James. C’est l’histoire de Miss Giddens, une gouvernante chargée d’éduquer deux très jeunes orphelins, Miles et Flora, dans un manoir isolé de la campagne anglaise. Lorsqu’elle apprend que sa prédécesseuse, Miss Jessel, est morte tragiquement en même temps que le palefrenier Quint, qui était par ailleurs son amant, elle commence à avoir des visions. Elle voit (ou croit voir) les fantômes des deux amants, qu’elle soupçonne de venir hanter les orphelins. Dès lors, elle se donne pour mission d’exorciser les démons de Bly Manor…
En anglais, l’expression The turn of the screw est utilisée comme la métaphore d’un pression psychologique.
En 2020, la chaine Netflix diffuse la série THE HAUNTING OF BLY MANOR. Il s’agit de la seconde saison de la série anthologique THE HAUNTING, dont le principe est d’adapter, à chaque nouvelle saison, un classique de la littérature de Maison Hantée.
Cette deuxième saison adapte ainsi l’un des grands classiques du genre : LE TOUR D’ÉCROU, d’Henry James. Classique, le roman l’est à plus d’un titre, tant il a été adapté, en opéra (par Benjamin Button en 1954), au théâtre (par John Frankenheimer en 1959, avec Ingrid Bergman dans le rôle principal !), en chanson (par Kate Bush dans INFANT KISS), à la télévision (une bonne dizaine de versions) et surtout au cinéma, où il a connu ses plus belles transpositions.
Nous allons ici explorer les téléfilms les plus connus à ce jour, qui s’appellent tous LE TOUR D’ÉCROU (ou THE TURN OF THE SCREW – contrairement aux versions cinéma dont aucune ne reprend le titre originel !), ainsi que la série Netflix de 2020.


THE TURN OF THE SCREW
Réalisateur : Dan Curtis
Acteurs : Lynn Redgrave, Kathryn Leigh Scott, Megs Jenkins
Scénario : William F. Nolan
Musique : Bob Corbert
Année : 1974
Durée : 120 minutes
Cette première adaptation officielle (en tout cas parmi celles qui sont connues) est un téléfilm de 120mn réalisé par Dan Curtis en 1974, avec l’actrice Lynn Redgrave dans le rôle de Miss Giddens.
Dan Curtis est resté célèbre pour ses films et séries fantastiques des années 70, la plupart dédiés à la figure du vampire (notamment le très réussi DRACULA ET SES FEMMES VAMPIRES, avec Jack Palance dans le rôle-titre). Mais il est surtout le créateur de la série culte DARK SHADOWS, que Tim Burton adaptera au cinéma en 2012.

C’est toujours la même histoire ! Ou presque…
Hélas, je n’ai encore jamais réussi à voir ce film ! Je reviendrai donc étoffer cette partie de l’article dès que j’aurais réussi à le trouver et à le regarder !
D’après ce que j’ai réussi à glaner ici et là, parce qu’il n’existe pas non plus d’article sérieux dédié à ce film sur la toile francophone, cette adaptation serait quand même assez libre et ne tiendrait aucun compte de toute l’ambiguïté du roman, faisant littéralement des deux orphelins des possédés, les fantômes étant bien réels, si je puis m’exprimer ainsi…
D’ici que j’aie réussi à en savoir plus, nous sommes obligés de passer au film suivant…


LE TOUR D’ÉCROU – 
Réalisateur : Raymond Rouleau
Acteurs : Suzanne Flon, Robert Hossein, Megs Jenkins, Marie-Christine Barrault
Scénario : Paule de Beaumont, Jean Kerchbron
Musique : Bob Corbert
Année : 1974
Durée : 110 minutes
Nous restons en 1974 pour cette première adaptation française, réalisée par Raymond Rouleau. Cinéaste déjà âgé à l’époque, on le connait surtout pour le film LES SORCIÈRES DE SALEM de 1956, avec Yves Montand et Simone Signoret.
Cette version du TOUR D’ÉCROU met en scène Suzanne Flon dans le rôle de Miss Giddens, Robert Hossein dans le rôle de Peter Quint et Marie-Christine Barrault dans celui de Miss Jessel. Les autres acteurs sont moins connus.
En 110 minutes, Raymond Rouleau propose sans doute la version la plus fidèle du roman d’Henry James jamais portée à l’écran. À maintes reprises, le connaisseur a l’impression que l’on a littéralement repris les mots de l’écrivain en les retranscrivant par les images. Le scénario de Paule de Beaumont et Jean Kerchbron est ainsi d’une extrême fidélité dans l’adaptation, qu’on croirait effectuée au mot près.
Les apparitions fantomatiques font certes leur âge, entendu qu’il s’agit d’un vieux téléfilm. Elles font néanmoins leur effet, Robert Hossein et Marie-Christine Barrault composant deux spectres muets et monolithiques, qui diffusent l’effroi justement parce que l’on se demande, comme dans le roman, s’il s’agit réellement de fantômes ou de personnages bien réels.

Cependant, tout aussi fidèle soit-il, le film souffre de sa forme télévisuelle et de sa réalisation théâtrale. Son application naturaliste en fait le pendant opposé du film LES INNOCENTS de Jack Clayton, réalisé en 1961, que nous avons décrypté dans l’article dédié aux adaptations cinéma (et qui demeure la meilleure adaptation du TOUR D’ÉCROU à ce jour). L’expressionnisme du film de Clayton et la direction artistique démente de Freddie Francis disaient bien plus de choses sur les émotions et les non-dits entre les personnages que la réalisation plate de Raymond Rouleau. Le montage également, qui dans LES INNOCENTS jouait sur la surprise et le doute (laissant sans cesse le spectateur perplexe, l’obligeant à se demander s’il avait bien vu ou entendu certaines choses), ne donne rien dans cette version de 1974, qui repose entièrement sur l’interprétation des acteurs. Les bruitages, la musique et le chuchotements, les plans baroques et les apparitions quasi subliminales du film de Clayton ont ici disparu, la caméra s’attardant longuement sur les personnages qui récitent leur texte avec application, comme une pièce de théâtre filmée en décors réels.

Charmants, ou terrifiants ?!
Au niveau des acteurs, Suzanne Flon apparait comme une erreur de casting assez incompréhensible ! Dans les LES INNOCENTS, Deborah Kerr campait déjà une Miss Giddens bien plus âgée que dans le roman. Mais la beauté et la grâce naturelle de l’actrice rendaient tout de même palpable la tension amoureuse et l’ambiguïté de ses relations avec le jeune Miles. Autant dire qu’ici, avec une actrice déjà vieillissante au physique de rombière, toute cette dimension tombe complètement à plat et l’on se demande bien pourquoi le film suggère qu’il s’agit-là d’une gouvernante séduisante !
À la voir aujourd’hui, cette adaptation TV de 1974 possède quelques qualités mais, dans l’ensemble, souffre d’une réalisation bien trop naturaliste ainsi que d’un casting principal complètement à côté de la plaque. Elle nous rappelle principalement à quel point le film de Jack Clayton était un chef d’œuvre et montre bien les limites d’une adaptation trop littérale, effectuée sans parti-pris et sans réelle inspiration.


Non, ce n’est pas Nicole Kidman…
THE TURN OF THE SCREW –
Réalisation et scénario : Rusty Lemorande
Acteurs : Patsy Kensit, Julian Sands, Stephane Audran, Marianne Faithfull
Musique : Simon Boswell
Année : 1994
Durée : 95 minutes
Voilà encore une adaptation dont tout le monde a l’air de se foutre. Sur Wikipédia elle est citée en tant que film sorti en 1994, et ailleurs en 1992 ! Il semblerait que le film ait été distribué au cinéma mais, pourtant, en le regardant, on se permet d’en douter ! Raison pour laquelle je l’ai ramené ici, avec les adaptations TV.
La chose est effectivement tournée en format 4/3 et a nettement plus l’air d’un téléfilm que d’une production cinéma. Son casting et ses atours de vidéo-clip me disent aussi que c’est bel et bien le cas. De même que le fait qu’il n’y ait aucun article francophone qui se soit penché sérieusement dessus !
Cette version des années 90 est réalisée par Rusty Lemorande, une sorte d’homme à tout faire (scénariste, producteur, réalisateur, spécialiste des effets spéciaux) qui n’a sévi à Hollywood que durant une petite quinzaine d’années, avec apparemment deux films seulement derrière la caméra.
Patsy Kensit, qui interprète Miss Giddens, porte le film à elle-seule et, même si on l’a vue dans L’ARME FATALE 2, c’est quand même loin d’être une star. Elle représente celà-dit le meilleur atout de cette énième adaptation…
Petit montage épileptique…
Contrairement à la plupart des autres adaptations, celle-ci commence dans les années 1960, ce qui lui permet de se parer de quelques atours psychédéliques et de changer un peu d’ambiance. On y voit Julian Sands en introduction, le temps de quelques minutes assez chiadées dans un loft londonien qui nous font dire que la chose démarre plutôt bien. L’arrivée à Bly Manor n’est pas mal non plus, avec une Mrs Grose (la cuisinière du manoir) interprétée par notre Stéphane Audran nationale. Jusque-là, tout va bien, l’ensemble étant assez léché et emballé dans un bel écrin.
Contrairement à celle de 1974 avec Suzanne Flon, on ne peut pas dire que celle-ci manque de parti-pris avec tout un tas de scènes plus ou moins oniriques à base d’animaux empaillés qui semblent s’animer ou de cadrages oppressants qui viendraient justement faire écho au titre originel. Quoiqu’il en soit, le film est généreux en mise en scène avec une photographie extrêmement soignée (d’où son aspect un peu vidéo-clip).

Et finalement c’est toujours la même histoire !
Il est possible qu’à l’époque de sa diffusion le film ait fait illusion dans sa volonté de changer d’ambiance en donnant le tournis et en optant pour une mise en scène basée sur le vertige, là aussi en écho aux tourments de son personnage principal, dont la fragilité et la grâce naturelle de Patsy Kensit donnaient le “la”. Hélas, le passage des années ne joue pas en faveur du film (ou du téléfilm ?) de Rusty Lemorande. Car aujourd’hui tout ce barnum d’effets criards et luxuriants est devenu extrêmement kitsch et annihile d’amblée toute la partie épouvante. Les apparitions du couple fantomatiques sont particulièrement ridicules et ressemblent à des scènes tout droit sorties d’un épisode des FEUX DE L’AMOUR ou D’AMOUR, GLOIRE ET BEAUTÉ, ce qui, là encore, achève de me guider instinctivement vers les adaptations télévisuelles.
Bref, vous l’aurez compris, la chose a particulièrement mal vieilli…


LE TOUR D’ÉCROU – 
Réalisation : Tim Fywell
Acteurs : Michelle Dockery, Eva Sayer, Dan Stevens
Scénario : Sandy Welch
Année : 2009
Durée : 89 minutes
Après la version de 1994 (il y en a eu également une en 2003, que je ne connais pas), celle de 2009 (un téléfilm britannique réalisé par Tim Fywell, spécialiste des productions TV) est une nouvelle déception. Relecture proprette et aseptisée, elle n’apporte strictement rien à ce qui a déjà été fait, vu et revu depuis LES INNOCENTS en 1961, sinon en continuant d’abâtardir le matériau littéraire originel.
Ici, Miss Giddens (qui s’appelle simplement Anne), internée dans un asile, raconte son histoire à son psychiatre. Elle aurait vu le diable, lui dit-elle (qui n’est autre que Peter Quint, donc). Elle est interprétée par Michelle Dockery, célèbre pour son rôle dans DOWNTON ABBEY.
Le téléfilm insiste lourdement sur le caractère démoniaque de l’ancien jardinier, qui aurait corrompu la précédente préceptrice Miss Jessel ainsi que les deux enfants, et qui s’en reviendrait de l’au-delà pour continuer son ascendance méphitique.
Si la réalisation est bien faite, si le rythme est impeccable, si l’actrice principale assure parfaitement son rôle, si les décors sont également irréprochables, le scénario et les choix en matière d’effets-choc sont proprement ringards et les apparitions spectrales risquent davantage de déclencher, au pire le malaise (tellement c’est nul (juste des acteurs qui froncent les sourcils et rien de plus)), au mieux le rire (tellement c’est kitsch (des acteurs qui feignent le mal en faisant “hin-hin-hin”… avec un large rictus)). Un air de reader-digest pour un téléfilm réservé à des spectateurs élevés aux romans-photos, peu regardants en matière de contenu.
Dans le roman d’Henry James, le lecteur hésitait tout du long, se demandait si Miss Giddens voyait vraiment des fantômes ou si elles croyait les voir. Ces visions restaient diaphanes, à peine suggérées et possiblement affabulées. Les personnages étaient peut-être possédés, mais ils paraissaient normaux aux yeux du lecteur. Si les enfants étaient grossiers ou obscènes, ce n’était que des éléments colportés par d’autres (et possiblement exagérés). Jamais on ne savait exactement ce qu’ils avaient dit. Au lecteur de se faire sa propre idée, puis finalement de décider, une fois le livre refermé, s’il s’agissait d’éléments surnaturels et d’un cas de possession, ou si la préceptrice n’avait tout simplement pas affabulé la totalité des événements…
Dans ce téléfilm, c’est tout l’inverse : On voit tout, on entend tout, on insiste sur tout. Et tout est bling-bling, emballé dans un écrin horrifique de pacotille. Si bien qu’à la fin, même le psychiatre voit les fantômes, notamment le diable en personne puisque Peter Quint s’est manifestement réincarné en gardien de prison (de toute manière c’est le diable, et donc il est partout !)…

Un remake du film LES AUTRES ?
Où donc Henry James avait-il insinué la présence du Diable ? Son récit était une allégorie, celle d’une Angleterre au seuil d’une série de grands bouleversements, où la noblesse se retrouvait contrainte de renoncer à ses privilèges séculaires et d’abolir la distanciation qu’elle avait imposée au petit peuple, prise à la gorge par une évolution des mœurs qui allait bientôt la faire chuter de son piédestal. Ce postulat était symbolisé par la figure de Peter Quint, seul homme restant dans une maison désertée par ses nobles propriétaires. Un homme du peuple possédant le pouvoir de prendre sa revanche sur cette noblesse qui lui avait toujours matraqué son infériorité, pliant le reste des habitants du manoir selon sa propre philosophie, quitte à les détourner de leurs valeurs. Évidemment, Quint n’étant pas à la hauteur de ce rôle et de cette liberté soudaine, concédée malgré elle par la noblesse, il allait rapidement tout détruire sur son passage…
Un sous-texte brillant, qu’il sera donc inutile de rechercher dans ce téléfilm de 2009…


C’est reparti pour un tour… d’écrou…
THE HAUNTING OF BLY MANOR –
/
Réalisation et scénario : Mike Flanagan + divers
Acteurs : Victoria Pedretti, Henry Thomas, Oliver Jackson-Cohen, T’Nia Miller
Musique : The Newton Brothers
Année : 2020
Durée : entre 46 et 66 minutes
Nombre d’épisodes : 9
Comme nous le disions en introduction, THE HAUNTING OF BLY MANOR est la seconde saison de la série anthologique THE HAUNTING, qui adapte à chaque nouvelle saison un classique de la littérature de Maison Hantée. Une création de l’excellent Mike Flanagan, par ailleurs un habitué des adaptations de l’œuvre de Stephen King.
C’est donc, à l’heure d’aujourd’hui (2025), la dernière adaptation en date du TOUR D’ÉCROU.
Les trois premiers épisodes forment un remake, à la lettre, des INNOCENTS en moins bien :
Réalisation, interprétation, ambiance et musique, tout sent la redite aseptisée sous la reprise du thème de Georges Auric. C’est à partir de l’épisode 4 que l’histoire se met soudain à ignorer complètement le modèle original. La série réinvente alors le récit, ses fondements et son concept ; le prolonge, le dépasse, le remue dans tous les sens pour finir par le reconstruire avec de nouveaux enjeux (et de nouvelles origines). Une véritable relecture. Autant la série était insipide tant qu’elle faisait office de copié-collé des INNOCENTS, autant elle décolle enfin à mi-saison, avec une forme libre et envoûtante désormais autonome.
Certes, les constituants thématiques semblent avoir été, avec le recul, introduits au forceps afin de flatter les inclinations de tous les bienpensants de la planète, en ce que les personnages remplissent le cahier des charges des melting-pots raciaux et autres orientations sexuelles en tout genre (pour ne pas choquer ces messieurs-dames des réseaux sociaux et ne pas soulever d’émeutes virtuelles aujourd’hui : prière de flatter tout le monde…). Mais, force est de constater que l’ensemble est bien troussé et que les personnages sont indéniablement attachants. Hélas, le dernier tiers de la saison s’emmêle dans d’obscurs écheveaux scénaristiques et, telle une malédiction, s’engouffre dans les mêmes embrouillaminis que THE TURNING, par le truchement d’un script incongru, voire incohérent, qui régurgite toutes ses ramifications labyrinthiques dans une fin ouverte complètement loufoque, démontrant clairement le marasme dans lequel les scénaristes ont fini par se perdre, à force de s’éparpiller (il faut dire aussi que chaque épisode (il y en a neuf), est écrit par un scénariste différent)…

L’ambiance est là.
Dommage, La relecture du TOUR D’ÉCROU et l’hommage aux INNOCENTS, soumis au principe de déconstruction et de reconstruction thématique de scénaristes contemporains avides de transpositions postmodernes, promettaient de faire des étincelles (c’est toute l’œuvre d’un Alan Moore sur le principe !). Au final, on peut apprécier le spectacle comme un show de très bonne qualité (j’ai vraiment passé un bon moment, c’est bien fait et bien joué, avec une atmosphère envoûtante), mais sans être dupes : la seule chose vraiment claire, c’est que les scénaristes se sont complètement perdus dans les dédales de leur manoir avant de rendre leur copie…

THAT’S ALL, FOLKS !!!

Un article qui donne envie de regarder des films de merde est forcément une sorte de chef d’œuvre du genre, non?
La première version de l’article (sur les versions ciné donc…) m’avait :
1-convaincu de me procurer LES INNOCENTS,
2-convaincu de lire LE TOUR D’ECROU qui est depuis l’un de mes romans de spectres préférés avec MAISON HANTEE de Shirley Jackson et HANTE de James Herbert.
Merci
Je te dois beaucoup sur ce coup là