* VINDICTE APHONE *

4 thoughts on “V POUR VENDETTA, LE COMIC BOOK & LE FILM”
  1. Pas vu le film (aucune envie) donc pas d’avis mais belle lecture du comic. Bravo. Un peu bizarre de concevoir la série comme un comic book super-héroïque mais bon c’est juste une histoire d’appellation. J’ai apprécié la lecture de l’article..
    Une petite remarque de pinailleur :
    Quand tu écris « Le magazine Warrior disparaîtra en 1985, laissant la série inachevée. Celle-ci sera rachetée par l’éditeur américain DC Comics. Moore et Lloyd pourront ainsi terminer leur œuvre, qui sortira au final sous la bannière Vertigo, la branche adulte de DC Comics, dans la version colorisée et complétée que nous connaissons aujourd’hui. » , ce n’est pas correct.
    DC Comics publie V for vendetta en fascicules en 1988 et 1989. Il est impossible qu’ils aient été édités sous la bannière Vertigo, label qui fût créé en… 1993.

    1. Je vois. En fait ça a été ramené sous la bannière Vertigo plus tard, pour redorer le blason et de la BD, et du label. Merki de la précision, je vais tâcher de modifier mon paragraphe.
      Et merci de la visite !

  2. Très belle analyse : tu m’éclaires grave sur la profondeur décidément cohérente du propos des auteurs originaux -c’est pas la première ni la dernière fois…
    J’ai la BD mais ne l’ai lue qu’une fois !
    Achetée because tombé dessus, et convaincu via l’importance culturelle conséquemment relayée du truc qu’il me fallait au moins essayer ; même si à reculons tant les histoires de sociétés totalitaires et/ou post-cataclysme ne me séduisent pas -et ne me font de toutes façons aucun bien.
    D’abord un peu rebuté par les petites cases très obscures de David Lloyd, j’ai néanmoins pu constater l’efficacité réelle de sa narration, l’évidence de sa maitrise graphique jouant presque immédiatement. Le côté « dépouillé » du dessin (pas de fioritures ni d’effets purement esthétiques) mais néanmoins charbonneux (comme tu dis) induit par le trait employé, crée une ambiance crépusculaire parfaitement en adéquation avec la noirceur du récit et son côté direct « dans la face » : on angoisse très vite et j’ai même ressenti aussi un certain étouffement, quelques fois -probable autre raison de cette unique lecture (pô du tout moi, ça !) ; sensation évidemment en corrélation étroite avec le ton employé par Moore pour exposer son univers, démultipliant ainsi son impact émotionnel.
    Mon intellect étant ce qu’il est (feignant…) et mon émotivité supplantant systématiquement mes fonctions cognitives les plus évoluées (c’est très relatif car, à ce niveau-là, on peut franchement me comparer à un teckel 😁 !), toute la culture impressionnante du scénariste me passe largement au dessus de la tête, même s’il excelle à intégrer sa réflexion, justifiant les actions du héros, au déroulé du Comic sans jamais se trahir et/ou se perdre entre pamphlet politique et « simple » BD : ce qu’il veut démontrer a beau être évident à postériori, ça dépasse largement le cadre mental d’un lecteur lambda dans mon genre au moment où je tourne les pages. L’Humanisme est évidemment manifeste et l’argument massue qui m’a fait aimer cette lecture : à ce niveau-là par contre, je fonctionne facile -même quand c’est au raz des pâquerettes, d’ailleurs ; ce qui n’est évidemment pas le cas ici…
    Heureusement, l’intelligence réelle du truc n’est pas perdue pour tout le monde, n’est-ce pas ?! Alors merci pour la traduction argumentée et néanmoins facile à suivre : ça m’incitera sûrement à aller m’y replonger avec un peu moins de passivité la prochaine fois.
    Pas si facile d’approche, car très peu consensuelle (et ce à de multiples niveaux), c’est une œuvre évidemment incontournable, véritable pierre angulaire du renouveau d’un genre sur-exploité mais pourtant toujours potentiellement riche d’itérations différentes possibles.

    Pour le film (à part Portman à qui je suis allergique depuis qu’elle n’a plus douze ans !), j’avoue avoir bien fonctionné au punch et aux visuels, l’aspect « Super-Héros » -pourtant très circoncit- ayant eu sur moi la séduction atavique habituelle. Aussi : bien apprécié tout ce qui a trait à l’émotion (le dramatique des destins de Valérie, Gordon, la gamine, Etc…).
    Le contexte Post-Apocalyptique (absent, donc) ne m’a pas semblé véritablement nécessaire à la vraisemblance de cette société fasciste : look at the nice country we’re actually living in.
    Mais il est vrai que, pour ce film autant que pour la BD, j’y suis allé avec mon mental conditionné à ne pas me focaliser trop sur ces aspects-là -sauf que pour le film, j’étais évidemment moins inquiet de son impact sur mon moral tant tout ce que les Wachowski ont a dire de profond (…) ne m’effleure qu »à peine, niveau sensibilité. Je l’ai pris comme un simple -simple !- divertissement : du coup, pas de déception.

  3. Lorsque j’avais encore à peine quelques comics dans ma bibliothèque (je parle d’albums, pas des magazines Lug de mon enfance), V POU VENDETTA était déjà là. Ça veut dire que c’est un de mes premiers et un des plus importants. Un des rares que j’ai lu tout plein de fois.
    Du coup, quand j’ai vu le film (à sa sortie au cinéma), j’ai bien perçu qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. En tant que film pour lui-même; il est assez cool. En tant qu’adaptation du chef d’oeuvre d’Alan Moore (et de David Lloyd), il est bien faiblard.

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