* ULTIMATE DRACULA *

Un château de vampire qui ne fait pas semblant de l’être…

Le Dracula romantique !

Mais aussi : Un Dracula très… spécial (et protéïforme) !

La bande-annonce originelle, très complète, avec une musique différente de celle du film.

Au royaume des ombres…

… les vampires sont rois !

Quand les succubes ont un air de gorgone…

La magnifique bataille épique en carton et ombres chinoises !

Du cinéma dans le cinéma…

Monstreusement érotique.

Dracula au temps de Vlad Tepès…

L’homme qui a vu l’homme qui a vu Klimt…

En bas, LA VISION DE St JEAN par le Corrège

À gauche : Dracula. À droite : l’AUTOPORTRAIT de Dürer.

Dracula vous a à l’œil…

12 thoughts on “BRAM STOKER’S DRACULA”
  1. Un superbe film, parfois incompris que certains trouvent kitsch. Il faut dire que certains effets pouvaient déjà paraitre datés à l’époque (les maquettes, tout ça) mais d’une part c’était je pense volontaire pour coller à un type de cinéma gothique passé de mode, et d’autres part beaucoup d’effets spéciaux ont été réalisés devant la caméra même, et pas en post production, en utilisant parfois des vieille techniques du cinéma muet. Personne n’en parle de ça.
    Alors oui ça donne un côté daté au film mais aussi « réaliste » dans le sens où on ne subit jamais des effets visuels mal incrustés. Aucun n’est incrusté justement^^ Sauf je crois l’histoire des flammes bleues mystiques en Transylvanie modifiées en post prod.

    Concernant l’adaptation, c’est aussi intéressant parce que c’est à la fois très éloigné du roman à cause de toutes les thématiques ajoutées (le romantisme de Dracula, sa quête d’amour, son affiliation claire avec Vlad Tepes), et à la fois c’est le film qui reprend la narration la plus proche du roman, épistolaire avec plusieurs protagonistes. Ce qui fait qu’après avoir lu le bouquin, on ne peut penser malgré tout qu’à ce film comme représentant fidèle de l’atmosphère de l’histoire. Parfois on est proche de tel personnage, parfois on n’en entend plus parler et on suit un autre point de vue, etc.

    En tous cas un grand film, malgré le jeu d’acteur parfois en roue libre (Anthony Hopkins que personne n’a calmé…et Keanu Reeves qui, de son propre aveu même, n’était vraiment pas dans le rôle^^)

  2. « en utilisant parfois des vieille techniques du cinéma muet. Personne n’en parle de ça » :
    Ben si, moi j’en parle dans l’article ! ^^
    Idem pour les acteurs qui cabotinent ou qui ne sont pas à la hauteur (Reeves) et tout.
    Par contre, j’ai de nouveau vérifié pour l’armure de Vlad Tetès que tu avais trouvée kitsch. Je n’en ai pas parlé dans l’article au final mais c’est bel et bien fidèle à la réalité : Les armures de cuir des chevaliers hongrois de l’époque ou je sais plus quoi étaient vraiment comme ça. J’ai vu des images d’armures dans les musées. C’est vraiment ça.

    1. J’ai dit que c’était kitsch l’armure de Vlad Tepes moi ? Me souviens pas^^

      Quand je dis que personne n’en parle, c’est en général. Pas toi. On n’entend jamais trop parler de cette volonté de faire des effets spéciaux à l’ancienne directement devant la caméra plutôt qu’en post prod. Et souvent le film est qualifié de kitsch par des gens qui n’ont aucune culture ciné et ne pigent pas que c’est aussi des références à un vieux style de cinéma.

  3. Oui, ça me fait à chaque fois penser au serpent de BEETLEJUICE, quand tout le monde criait que c’était mal fait ! P….n de manque de culture pour croire que c’était du premier degré…

    1. On ne peut pas en vouloir aux gens de ne pas avoir un bagage culturel. Mais ça devient un problème quand quelqu’un qui a été dérangé par un effet spécial référentiel se met en tête de démolir le film dans une critique. C’est pour ça que les critiques négatives me posent problème souvent. Evidemment qu’on a le droit de dire qu’on n’aime pas, et qu’on n’est pas obligé de toujours prendre des gants pour vexer personne. Mais sous prétexte qu’on est libre de s’exprimer, ça ne devrait pas nous dédouaner de toute responsabilité. Il y a un moment où il faut se remettre en question avant de démolir quelque chose qui peut faire du tort à une œuvre pour les mauvaises raisons. La critique est permise évidemment mais ça ne devrait pas être aussi « facile ». Si tu veux démolir un truc, tu te renseignes déjà si les trucs qui t’ont déplu ne sont pas fait exprès…auquel cas ok, t’as toujours le droit de ne pas aimer, mais c’est juste que t’es pas le public, et pas que telle personne est incompétente.
      Râler que c’est nul est trop « facile » en fait. Ce n’est pas une critique digne de ce nom. Se renseigner sur le sujet qu’on critique, c’est ce qui différencie l’avis d’un mec avec qui tu discutes en privé d’une critique construite publiée dans un medium quelconque (magazine, site, etc.)

  4. Merci pour cette review, extrêmement bien informée sur les références et toute en analyse détaillée.
    Personnellement, je n’aime pas ce film pour une raison très particulière : la romance entre Mina et le monstre, inexistante dans mes souvenirs (il me semble que chez Stoker, la relation est plus proche de viols répétés que d’une romance consentante). Je garde une préférence pour le Dracula de Christopher Lee, plus proche du prédateur que le roman évoque, malgré les écarts des films de la Hammer.

    1. Effectivement tu as raison, cette romance est absente du roman (!) (que va donc donner la nouvelle adaptation par Luc Besson, entièrement dévouée à cette romance ? Ouarf…). Cela-dit dans le Coppola elle est tout de même bien amenée (pour le futur Luc Besson on verra, mais j’émets un gros doute…). En tout cas elle a parfaitement fonctionné avec le tout jeune homme, sûrement encore romantique, que je devais être à l’époque de sa sortie au cinéma…

      Sinon tu trouveras la version Christopher Lee sur le site :
      https://chroniquesdesartsperdus.fr/les-dents-de-lhammer-1-partie/
      https://chroniquesdesartsperdus.fr/hammer-film-2-partie-dracula-et-autres-vampires-2-2/

  5. Quand je parcours, dans tes articles, la liste des références que je rate -en tous cas consciemment, vu qu’une partie de leur contenu percole forcément, tant la culture médiatique moderne commune qui nous baigne est majoritairement Anglo-saxonne-, tu me fais regretter de n’avoir pas accès à cette perception « documentée » d’une œuvre : c’est forcément une strate en moins dans le gâteau fourré !!
    Bon, dans ce cas précis, je prends quand même un grand plaisir au dessert pâtissé par Coppola : tous ses choix, très radicaux tout en demeurant fichtrement séduisants, me parlent et font sens, étant donné l’angle outrageusement Romantique choisi pour cette énième adaptation de l’aride roman de Bram Stocker -c’est du moins le souvenir que j’en ai (ça fait longtemps, et une seule lecture, n’étant pas spécialement fan du genre.).
    Tout le décorum théâtral met évidemment terriblement en valeur la relation passionnée entre les deux amoureux intemporels, transfigurant leurs pourtant monstrueuses retrouvailles en un opéra somptueux -le baroque que tu pointes nommément dans ton article, quand je n’en perçois, même si j’aime, que le clinquant chaleureux. Et tu fais bien de mentionner la Grande musique qui participe au spectacle : sans que j’en analyse les raisons de sa justesse, c’est une part essentielle de la mise en scène ; et le tout en est vraiment magnifié -c’est d’ailleurs une des rares OST achetées direct après le visionnage du film : le thème de Mina (avec des trous dedans, n’étant pas mélomane du tout !) ne voulait plus quitter ma tête !
    Je suis d’avantage sensible à « l’âme » d’une œuvre qu’aux détails qui la composent, étant souvent incapable de les appréhender en temps réel, tant mon visionnage est tout entier happé par l’émotion ; et ce film, falot Keanu Reeves (que j’aime vraiment bien, au demeurant !) ou fatigant Anthony Hopkins (dont je suis moins fan), sans compter cette fellation cruelle (!) un peu gaguesque, c’est bel et bien un de mes meilleurs moments de cinéma.

    1. As-tu vu la version Besson ? C’est un cas d’école de plagiat éhonté qui, étrangement ne semble pas gêner tout un pan de spectateurs qui ont réussi à aimer le film, qui est d’un ridicule XXL.
      Car en effet Besson a mis le levier sur le volet romantique en oubliant totalement que c’est un roman horrifique à la base… Résultat : Une comédie romantique qui essaie de ressembler au DRACULA de Coppola (faut voir l’accoutrement du conte qui pompe celui du Coppola sans vergogne, et sans le même sens de l’équilibre, purée la purge !!!), sans être autre chose qu’un long clip bling bling avec des acteurs en roue libre, ça te fait encore plus aimer, si tant est que ce soit encore possible, la version Coppola !

      1. Ben, j’ai ré-essayé hier soir -histoire d’avoir un truc à dire dessus !- mais j’ai décroché après le trépas de cette Elizabetha-là. La première fois, je n’avais pas passé la scène d’intro : la tête du gars ne m’enthousiasme pas franchement, et je me suis dit que je n’allais pas pouvoir encaisser son regard humide tout du long. À peine quelques minutes, ce coup-ci et, entre la scène avec le prêtre, le ciel rougeoyant du champ de bataille et le timbre de la musique (!), je suis un peu déconcerté par cette volonté de coller au film de Coppola : c’est un hommage littéral ou quoi ? Si il a suivi le cahier des charges jusqu’au bout, surtout en ce qui concerne le « physique » des effets spéciaux, c’est peut-être intéressant de voir comment il s’en sort ; mais, sinon, j’avoue ne pas comprendre le sens de la démarche.
        Ou alors, comme tant d’autres avant lui, sa maison de production a besoin d’un flop pour négocier avec le fisc ?! C’est, en dernier recours, la seule justification à laquelle je parviens (la seule logique !) quand ces routards du Cinéma, malgré leur expérience et savoir-faire, nous pondent néanmoins des trucs absolument pas regardables, même d’un point de vue purement bovin (bon enfant et charitable.).

        1. J’ai bien peur qu’à la place de l’hommage, il n’y ait que pompage, et une purée de pompage sans vergogne !!!

          Ah oui… LES INDESTRUCTIBLES… QueL chef d’oeuvre ! Et dire que je n’ai encore jamais vu le 2…

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