Le giallo – 3ème partie

Se faire poursuivre par Ivan Rassimov jusque dans ses rêves, il y a de quoi flipper…

Un giallo aux allures de conte gothique

Cherchez la réf, elle est partout !

La fabuleuse Villa Scott, personnage à part entière du film !

Une femme à la recherche des images de son rêve, à la frontière de la paranoïa

Un héros qui use de ses talents d’ingénieur du son pour enquêter, comme le fera plus tard le protagoniste de BLOW OUT de Brian de Palma

Toujours un peu plus loin dans la violence et l’érotisme…

Travelling à la grue sous la musique des membres rescapés du groupe Goblin, qui négocient leur virage 80’s.

Des films intéressants lorgnant parfois plus vers la manipulation (avec meurtre unique ou même aucun) ou l’horreur, rendant leur classification dans le giallo plus arbitraire.

Affiche hommage personnelle

7 thoughts on “LA FIEVRE JAUNE (GIALLO PARTIE 3)”
  1. Je viens de revoir LES FRISSOONS DE L ANGOISSE et ce fut un plaisir pur
    Entre les décors envoutants (qu’ils soient citadins ou intérieurs) la musique qui fait chaînon manquant entre Tubular Bells et Halloween, les chamaillages charmants entre les deux protagonistes et cette révélation toujours aussi dingue 20 ans après…
    J’ai passé un vrai bon moment devant un film de peintre

    1. Oui il vient d’être restauré. On me l’a offert en coffret 4K et je vais justement me le repasser dans les prochains jours pour les vacances !
      Comme dit dans l’article, le passage dans la maison abandonnée de style art nouveau est pour moi un immense moment de cinéma, qui pénètre dans mon canal de sensations le plus profond.

      1. j’ai pour ma part ressorti mon vieux dvd wildside en italien sous titré.
        de temps en temps je compulse mon meuble et je choppe un film que je n’ai pas vu depuis tellement longtemps, que ça fait presque la première fois…

  2. Bon, je suis à priori pas amateur ni rien mais, juste par curiosité, je me suis fait le film, il y a deux jours (j’étais au pieu avec la crève !).
    Ben, toujours pas convaincu : j’ai trouvé la mise en scène épouvantablement poussive (même pour l’époque : c’est suranné.) et les parti-pris stylistiques de Dario Argento abominablement datés, dans leur emphase grand-guignolesque. J’avais la sensation persistante de regarder un mauvais porno des 70’s qui ne démarrait jamais OUARFF ! C’est l’affreux look improbable de l’actrice principale qui a induit ça, je pense : les sourcils dessinés et la choucroute. Me suis beaucoup ennuyé, même pendant la longue visite de cette (c’est vrai) si extraordinaire maison. Et la comptine est insupportable !!
    Le seul vrai bon point : la langue. Les réparties, en Italien, ça vaut toujours son pesant de cacahuètes -même si, de mon point de vue à moi, ça tire encore d’avantage le tout vers la comédie loufoque. J’ai beaucoup de mal à prendre quoi que ce soit au sérieux, quand c’est dit dans la langue de Michelangelo !!
    Bouh ! J’ai pas l’angle de vision requis, je crois, pour la sensibilité de ce réal-là mais, en même temps, il est tout entier au service de l’atmosphère à rendre et je pense qu’il y en a décidément trop pour moi.
    Avec Suspiria, ça en fait donc deux qui me passent grave par dessus la tête. Dois-je insister ?!

    1. Ahahah ! Non, je ne pense pas que tu doives insister ! Tu as vu ses deux meilleurs films !
      Ses trois premiers gialli sont tout de même plus classiques dans la réalisation (surtout LE CHAT À NEUF QUEUES). À la limite tu pourrais tenter QUATRE MOUCHES DE VELOUR GRIS qui assure niveau suspense, mais pas sûr que ça t’emballe si tu as à ce point été en décalage avec PROFONDO ROSSO, qui reste quand même son chef d’oeuvre (je pense).

  3. Par rapport à Mario Bava ou Lucio Fulci (qui fait la une du nouveau Mad Movies Classic) , Dario Argento est quand même assez mainstream. Sur ses gialli, il me semble décliner une grammaire assez hitchocockienne (les apparences, les illusions ou le témoin non fiable) en y ajourant une patte baroque et typiquement italienne de son époque.
    d’une manière différente mais assez complémentaire de Brian De Palma (Sœurs de sang, Pulsions, Blow Out)
    Je lis désormais un peu partout que ce cinéma a été tué par 1/ Berlusconi ( et sa politique en faveur d’une norme TV agressive) et 2/ le numérique que ce cinéma baroque et organique n’as pas sur intégrer)
    Raison de plus pour célébrer ces « ovnis » fabriqué par des génies maladroits remplacés depuis par « créatifs compétents »

    1. En plus de la grammaire hitchcockienne, Argento reprend aussi le principe de la « contrainte » pour construire son film (par exemple FENÊTRE SUR COUR = contrainte d’un héros cloué sur un fauteuil roulant, LE CHAT À NEUF QUEUE = Témoin/héros aveugle).
      Intéressant cette réflexion sur ce qui a tué ce genre de cinéma. Heureusement, en effet, qu’il y en a suffisamment eu de ces films, pour qu’on puisse puiser dedans à l’envie dès lors qu’on s’en donne la peine.

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