
* C’ÉTAIT MIEUX AVANT… *
Contenu de l’article :
Chronique de la mini-série MARVEL 1985 (sous-titrée VISITEURS en VF)
Auteurs : Mark Millar (scénario), Tommy Lee Edwards (dessin).
137 pages. 6 épisodes.
Publié initialement en 2008
Genre : Super-héros
Éditeur VO : Marvel Comics
Éditeur VF : Panini Comics

Première édition en VF. Format souple. Collection 100% Marvel.
Cet article est consacré à la mini-série en six épisodes MARVEL 1985, publiée initialement en 2008 et réalisée par le scénariste Mark Millar et le dessinateur Tommy Lee Edwards, qui effectue également la mise en couleur.

Marvel dans le monde réel (Terre 1219).
Je suis né dans les années 70. J’étais encore gamin dans les années 80. C’était la décennie de mon adolescence. Je ne peux pas dire que j’ai aimé être un ado. Je pense même que j’ai cordialement détesté cet âge ingrat, où l’on est bête comme ses pieds et où, en plus, on ne parvient pas à trouver sa place dans le monde à force de ne plus être complètement un enfant, et de ne pas être encore un adulte…
Pourtant, quand j’y repense, j’arrive à trouver des bons souvenirs à sauver de cette période. Pire encore, certains ont façonné l’adulte que je suis aussi sûrement que deux et deux font quatre !
Parmi ces souvenirs exclusifs, j’en retiens principalement deux. Oh ! non ! Il n’y a pas de filles dans ces souvenirs. Mes expériences amoureuses remontant à mon adolescence ne valent rien, il n’y en a quasiment pas ! Et c’était bien le drame d’ailleurs ! Il faudra attendre quelques années avant que ça décolle…
Du coup, pour tuer le temps, je faisais comme les autres ados mélancoliques : Je lisais des BDs. Et pas mal de comics (Strange, Titans, Nova, Spidey, ainsi que les albums de l’Araignée, des X-men et des Quatre Fantastiques, de chez LUG). Et quand je ne restais pas chez moi à lire des comics ou à regarder des VHS, je partais en vadrouille avec les copains.

Partir en vadrouille entre copains (ici, le copain c’est papa !).
Ces souvenirs là sont vraiment les plus chouettes. On arrive encore à les capturer lorsqu’on regarde des Kid Movies des années 80 comme E.T., LES GOONIES, ÇA, EXPLORERS ou STAND BY ME, ou plus récemment, avec des hommages aux films des années 80 (!), comme SUPER 8 ou la série phénomène STRANGER THINGS, qui tentent précisément de jouer sur cette nostalgie si particulière qui parle de l’enfance au cœur des années 80.
À croire que c’était magique d’être un gamin à cette époque là…

Notez-bien ces références…
Oui, c’était assez magique. Et ces escapades constituaient les rares moments où l’on existait enfin par soi-même. Pour soi-même. Quelques plages de libertés dans un monde aliénant.
Pour le coup, avec mes potes, on faisait tout pour que ces moments-là existent le plus souvent possible. Alors l’hiver, lorsque la nuit tombe vite et que l’on peut ainsi passer inaperçu aux yeux des adultes, on se retrouvait autour de 17h, après l’école, et on profitait de cette plage de liberté pour partir à l’aventure !
Comme on ne pouvait pas aller bien loin, l’aventure devait se trouver au coin de la rue ou, au pire, dans un quartier voisin. Ainsi, nous nous amusions à entrer chez les gens par effraction. Non pas pour voler quoique ce soit, mais par goût de la découverte, pour le goût du risque et de l’adrénaline ! À cette époque, il y avait également tout plein de maisons abandonnées, plus ou moins délabrées (c’est devenu très rare dans le sud de la France où, aujourd’hui, la moindre parcelle de mètre-carré s’arrache à prix d’or !). Alors nous nous faufilions à l’intérieur de ces propriétés mystérieuses et effrayantes, en quête de peurs et de mystères… Qui sait ? Peut-être allions-nous y trouver quelques merveilles ? Quelques fantômes ou même quelques créatures fantastiques ?

Que peut bien cacher une maison abandonnée ?
Je me souviens que nous avions découvert une grande maison totalement abandonnée mais encore entièrement meublée, avec des tas de choses à l’intérieur qui traînaient partout. Des bibelots en tout genre et des affaires de toute sorte. Comme nous étions convaincus que la maison était hantée (comment aurait-il pu en être autrement étant donné que les habitants avaient disparu sans rien emporter, comme dans le film AMYTIVILLE qui nous foutait la frousse à l’époque !!!), nous n’osions pas toucher à quoique ce soit de peur d’attirer sur nous la malédiction ! Je me rappelle que nous étions terrifiés car il y avait du vent au dehors et que les fenêtres étaient ouvertes. Lorsque le vent soufflait, les fenêtres restaient immobiles. Mais voilà qu’elles se mettaient à bouger dans un abominable grincement alors que le vent s’arrêtait ! Nous partions alors en courant en dévalant les escaliers en direction de la sortie, et le dernier (le moins rapide de la file) était le plus terrifié, craignant que la maison ne se referme sur lui et qu’il y reste prisonnier, à jamais (pfiou… j’en tremble encore, vu que c’était moi le dernier. Et c’est devenu un cauchemar récurent qu’il m’arrive encore de faire…) !
Ainsi, notre imagination débordante semblait faire bouger les choses entre deux rafales de vent. Et là, lorsque nous sortîmes miraculeusement indemnes de la maison du diable, nous jurâmes voir bouger une silhouette derrière le rideau de telle fenêtre, à l’étage de l’imposante bâtisse. Oui, un peu comme cette séquence d’ouverture dans le MARVEL 1985 de Mark Millar, où le jeune Toby est persuadé d’apercevoir l’inquiétante silhouette de Crâne Rouge qui le regarde de manière menaçante, avant de disparaître…

Z’ai cru voir un grosminet Crâne Rouge derrière le rideau de la maison !!!
S’il y a un domaine dans lequel le scénariste Mark Millar excelle, c’est bien celui qui consiste à imaginer des concepts inédits. ULTIMATES, CIVIL WAR, SUPERMAN RED SON, OLD MAN LOGAN… Ses prédispositions en la matière en imposent.
MARVEL 1985 n’échappe pas à cette catégorie et participe d’une œuvre postmoderne qui culminera ensuite avec le très corrosif KICKASS.
– MARVEL 1985 –
Le pitch : Nous sommes en 1985. Toby, un adolescent de treize ans, fan de comics Marvel, passe le plus clair de son temps entre le comic shop de son patelin et les quatre murs de sa chambre à coucher. Là, il lit le grand crossover de l’époque (celui que je dévorais, lorsque j’avais le même âge, dans les pages de Spidey, dont j’attendais chaque exemplaire bien plus ardemment que la venue du Messie) : SECRET WARS !
Toby souffre du divorce de ses parents et s’évade dans ses lectures. Un jour, il découvre que les super-héros – et surtout les super-vilains – imaginaires de l’univers Marvel sont arrivés dans le monde réel à travers une vieille maison délabrée. Mais est-il le seul ? Est-il le premier à les voir ?

Yes ! Le nouvel épisode de Guerres Secrètes !
Cette invasion de super-vilains au cœur de notre monde réel prend bientôt des proportions apocalyptiques, au moment même où l’existence de Toby est en train de basculer, puisque son beau-père, avec qui il ne s’entend pas tellement, est sur le point d’accepter un poste en Europe. Toby ne verrait alors plus son père, la personne dont il se sent le plus proche (c’est d’ailleurs lui qui lui a communiqué sa passion pour l’univers Marvel !).
C’en est trop pour Toby, qui décide de fuguer en s’enfuyant dans la forêt. C’est alors qu’il tombe nez à nez avec Hulk, bientôt rejoint par le Fléau, comme si les deux créatures s’étaient soudain échappées d’un épisode de SECRET WARS pour débouler dans le Maine !

Il parait que Hulk pue !
Étrangement, Jerry, le père de Toby, semble percevoir l’origine de ces phénomènes surnaturels. Il se tourne alors vers ses souvenirs d’enfance, au début des années 60, à l’époque où il fréquentait son meilleur ami, Clyde, le fils du propriétaire de la mystérieuse maison abandonnée. Celui-ci collectionnait tous les comics qui étaient publiés en ce début des 60’s, soit les premiers et historiques comics Marvel. Aujourd’hui, Clyde est interné dans une sorte d’auspice, car il a été victime d’un accident lorsqu’il était enfant. Un accident auquel Jerry aurait assisté…
Faute de ne pas pouvoir continuer sans gâcher le suspense et les nombreuses révélations qui constituent le sel de l’intrigue, je n’irai donc pas plus loin…

Quels secrets Papa Jerry garde-t- il pour lui ?
Beaucoup de lecteurs de comics, aujourd’hui, ont grandi avec les mêmes lectures que Toby (ce qui semble évidemment être le cas de Mark Millar). De nos jours, ces lecteurs (tel votre serviteur) sont devenus à leur tour des parents qui continuent d’entretenir la flamme de l’enfance au cœur de leur vie d’adulte. Des geeks, en somme. Et c’est précisément à eux que s’adresse cette minisérie.
Avec MARVEL 1985, Mark Millar commence à explorer pleinement sa thématique de l’héritage culturel populaire à travers l’évolution des comics. Son culte pour les premiers magazines de l’âge d’argent et de l’univers des super-héros Marvel, qui va nourrir son travail sur la postmodernité, opère déjà ici une forme de mise en abîme narrative. Ce processus connaîtra son plein développement dans le sous-texte de KICKASS, lequel sera publié deux ans plus tard. Ainsi, dans certains épisodes de MARVEL 1985, on retourne en 1964 au cœur de l’enfance de Jerry, que l’on voit lire les comics en question. Un véritable thème récurent, que l’on retrouvera dans la première saison de KICKASS avec le contenu de la fameuse valise du père de Hit Girl.
Ce travail sur la postmodernité trouve son essence dans le passage entre la fiction et le réel, véritable thème sous-jacent, ici encore en gestation. Pour l’anecdote, Mark Millar souhaitait d’ailleurs que MARVEL 1985 soit au départ littéralement un roman-photo (il essaiera encore avec la mini-série TROUBLE, laquelle n’aura de roman-photo que les couvertures !), afin de donner un maximum d’authenticité à son concept. Une volonté de faire sortir le medium de son enveloppe originelle, afin de le réinventer sous une nouvelle ère, en préservant ses richesses, tout en renouvelant la manière de les mettre en œuvre, avec des thèmes neufs si possible.

Flashback : Papa Jerry dans les années 60, qui admire la collection de comics Marvel de son copain Clyde…
Saluons également le talent de narrateur du scénariste, capable de dépeindre le réalisme social dans lequel évolue le jeune Toby en à peine quelques pages, sans fioritures, trouvant toujours le ton juste.
Le ton juste, notre scénariste saura également le trouver en imaginant une histoire qui ravira autant le geek amateur de 1° degré, avec crossover et autres bastons décomplexées, que le lecteur plus exigeant friand de scénarios à sous-texte et lectures multiples ! Et comme d’habitude (en tout cas à l’époque), Mark Millar saura terminer son récit de brillante manière, non sans une note poignante d’émotion et de mélancolie.
Par contre, le bonhomme succombe à son penchant pour la provocation et le mauvais goût en insistant par exemple lourdement sur la puanteur de Hulk, détail gratuit qui n’apporte pas grand-chose, sinon une petite touche de glauque qui n’était pas nécessaire…

Your friendly neighborhood spiderman !
Sur l’essentiel des six épisodes de la mini-série, le style de Tommy Lee Edwards n’a rien à voir avec les illustrations habituelles de super-héros. Il n’y a que lorsque Toby passe dans la Terre 616 (le monde Marvel officiel) que le dessin se transforme afin de ressembler vaguement à un comics de super-héros des années 80, où le monde fantasmé se révèle plus lumineux et plus épuré que le monde réel. Mais pour le reste, le trait du dessinateur est réaliste et rugueux, dicté par une orientation naturaliste. Il s’agit bien évidemment d’une volonté des auteurs de manifester l’évolution du public visé ici. En effet, on pense beaucoup à l’univers adulte et plus “intello” du label Vertigo de DC Comics qui, à partir des années 90 (après MARVEL 1985, donc…), avait été lancé pour satisfaire un lectorat beaucoup plus mature (avec pourtant des séries dérivées de l’univers des super-héros, telles SAGA OF THE SWAMP THING, ou encore son spin-off la très longue série HELLBLAZER). Une manière de signifier que les lecteurs de l’époque, aujourd’hui adultes, ont su évoluer et ne sont pas tous, comme on pourrait le croire, des adulescents attardés et décérébrés. Mais juste des nostalgiques de l’enfance…

Y’a même Galactus !
Tommy Lee Edwards entérine par ailleurs cette ambiance à la Stephen King, si caractéristique de cette époque, dont on a noté l’influence plus haut. C’est cette atmosphère de petites villes de province américaine des 80’s, dont le King a si bien su se saisir dans la plupart de ses œuvres, lesquelles se déroulent dans les suburbs de cette même région du Maine (sa région natale), qui pénètre dès la première page de MARVEL 1985 dans l’inconscient du lecteur. Cette impression participe du voyage dans le temps façon “Madeleine de Proust” (même si, au rayon des descriptions olfactives, on a juste droit à la puanteur de Hulk…).
Mark Millar nous offre ainsi une forme d’hommage doublement référencé, en nous invitant à retrouver nos souvenirs de lecture de comics, mais également ceux des récits de Stephen King, dont il livre ici une itération puisque le thème de la fiction qui prend vie dans le réel est l’un des thèmes majeurs de l’écrivain du Maine. Et c’est au final d’héritage dont nous parle MARVEL 1985, un héritage de la culture populaire dont l’histoire peut se lire entre les pages des comics et des récits de genre. Notons par ailleurs que Millar situe l’action de sa mini-série juste un an avant la sortie de ÇA, le roman fondateur de Stephen King, et qu’en encrant son récit au cœur de la région du Maine, il nous rappelle que les années 80 étaient les années Stephen King, lequel régnait sur la culture populaire au moins autant qu’un Steven Spielberg…
Mark Millar est donc un auteur dont les thèmes, à ce stade de sa carrière, ne font rien d’autre que de parler de postmodernité. Cette notion est plurielle mais, pour résumer, cela signifie que l’on réalise une sorte de “best-of” avec tout ce qui nous a marqué dans le passé, que l’on fusionne afin de le réactualiser en une seule création moderne. Du neuf, avec le meilleur du vieux, en somme. Dans ce sens, le thème de l’héritage coule de source et illustre parfaitement le cheminement intellectuel de ce mode de pensée.
À noter que l’on retrouvera le personnage de Clyde Wyncham (le copain d’enfance de Jerry, le papa de Toby) dans certains épisodes de la série FANTASTIC FOUR par Mark Millar, ainsi que dans sa maxi-série OLD MAN LOGAN. Depuis, il est devenu un personnage officiel de l’univers Marvel. Ce même Clyde Wyncham qui nous rappelle d’ailleurs le personnage de Duddits, tout droit sorti du roman DREAMCATCHER, écrit par Stephen King, évidemment…

Tremblez vilains, Toby a amené du renfort !
Héritage, souvenirs… D’aussi loin que je me souvienne, ma France de l’époque n’était pas très éloignée de celle de cette série. Et comme je le disais plus tôt, il y avait bel et bien dans mon quartier de vieilles maisons délabrées et mystérieuses qui nous faisaient fantasmer, nous les enfants, dans un mélange de peur et de fascination.
En remuant tous ces souvenirs sous le vernis de cette brillante reconstitution des années 80, Mark Millar a donc su me toucher avec son histoire de super-héros Marvel à la Stephen King. C’était l’époque où je trouvais que tout ce que touchait ce scénariste se transformait en or. Depuis, les choses ont changé. La source semble s’être tarie et, à tout le moins, la formule a fini par s’appauvrir. Le fond s’est de plus en plus effacé devant la forme, et l’auteur écossais s’est trop américanisé, devenant un peu ce qu’il dénonçait à force de se prendre pour une star du blockbuster de papier.
MARVEL 1985 a été publié en 2008. Il marque la fin de l’ère glorieuse des MARVEL KNIGHTS (une sorte de label qui aura duré grosso-mode de 1999 et 2007), où Marvel publiait du matériel d’une qualité exceptionnelle, sans précédent, pour un âge d’or dans lequel n’importe quel super-héros, aussi ridicule soit-il sur le principe, devenait le vecteur de magnifiques histoires pour les adultes. Des histoires intelligentes, profondes, intègres. Pour le coup, Mark Millar, à l’instar de son compère Brian M. Bendis dont le trajet est similaire, semble s’être laissé emporter par le courant.
En tout cas, lorsque l’on regarde l’évolution de Marvel Comics à partir de là, son marasme éditorial basé sur l’événementiel factice et la connexion opaque, les crossovers et les events foutraques, la régression infantile et fétichiste pour le fun aseptisé ; pour moi les choses sont simples : Marvel, c’était mieux avant…

Une certaine approche du comic book de super-héros…
That’s all, folks !!!

Millar m’avait surpris sur cette histoire que je trouve assez intimiste et touchante mettant valeurs les humbles, loin de tout cynisme railleur et aigri.
Sur ce terrain, il est diablement efficace. Il touche du doigt sr ce qu’on appelle souvent « l’âme d’enfant », la réponse enfantine contre un monde qu’on devine foncièrement hostile, la force juvénile qui crée ce genre d’avatar protecteurs en costume.
Je ne le lis pas souvent, mais je l’apprécie à chaque fois.
Oh et bien joué le rapprochement entre cette façon d’aimer les comics et les films à la STAND BY ME
Arf, entretemps j’an ai rajouté une couche, parce que je trouvais que je n’avais pas assez insisté sur l’hommage ou tout au moins l’héritage de Stephen King sur ce récit !
Ouaip, c’est une chouette petite oeuvre. Je crois que ça m’a donné envie de créer une rubrique « les petites perles oubliées de Marvel Comics »…
…!
ÇA c’est une idée qu’elle est bonne !!
Ça pourrait concerner même juste un épisode bouche-trou de qualité exceptionnelle -en comparaison de la série qui l’accueille alors, bien sûr- ; genre le Comic N° 38 de Star Wars par Archie Goodwin/Michael Golden/Terry Austin « Riders In The Void » : vraie bonne surprise à l’époque.
Mais n’hésite pas à élargir tes recherches aux autres éditeurs : j’ai souvenance d’essais décalés même chez DC.
Bien sûr. Dans mon cas ça concernera bien évidemment des trucs que j’ai déjà lus et que j’ai gardés, quand en comparaison j’ai revendu la quasi-totalité des trucs officiels (et que je n’en lis plus aujourd’hui). Je suis de toute manière un lecteur de super-héros un peu à part : Je déteste le genre mais j’adore les histoires de super-héros qui contournent le genre. Ou en tout cas qui ne l’abordent pas comme d’habitude.
En tout cas merci du passage, les gars !