* HORROR FROM THE PAST *
– 2° PARTIE –

Oh ! Cousin !!!
Avec l’oncle Creepy, la goule des Contes de la Crypte avait trouvé son successeur. Avec le cousin Eerie, la succession continue…

Archie Goodwin/Alex Toth : Un duo vintage qui en impose !

L’art de Gene Colan !

Archie Goodwin & Alex Toth explorent l’architecture contemporaine !

Quelle horreur !!!

Vintage !!!

9 thoughts on “WARREN PUBLISHING – 2° PARTIE : EERIE”
  1. Coucou
    Il faut que je me décide à prendre ces anthologies de chez Délirium qui doit être un des éditeurs les plus « aventuriers « question comics…
    Je dois les soutenir plus que je ne le fais.
    le seul truc c’est que leurs bouquins pèsent une tonne…

    1. Perso c’est mon éditeur préféré. Je rêve d’avoir certaines séries éditées chez Urban en papier mat épais tout pas beau aux noirs délavés (SWAMP THING par Alan Moore, par exemple), repris chez Delirium…
      Pour le poids je trouve que leurs bouquins c’est correct. Moi ce sont les omnibus Panini ou même les gros pavés de chez Urban (SWAMP THING, encore…), qui me posent sérieusement un problème. Punaise, le KING CONAN COLOSSAL chez Panini, c’est à lire posé sur une table. Impossible autrement…

      1. Après parfois sur les Omnibus, on est parfois près des 1000 pages, il ne faut pas un meuble pour ces trucs là, ils SONT LE MEUBLE….
        Au départ je n’étais pas convaincu du tout par ce format…
        Maintenant, vu mes goûts et mes besoins en matière de Marvel, je n’achète plus que ça quand un « run » se refait publier sous ce format du début jusqu’à la fin. c’est idéal pour moi (mais oui c’est un peu trop imposant….aux USA, ça existe en souple et c’est mieux.

        1. Et oui mais du coup je trouve que les Delirium c’est de la rigolade à côté des omnibus ^^

  2. Je n’ai croisé ces histoires qu’éparpillées dans d’autres revues et/ou BD petit format : c’était chaque fois un saisissement, mon œil étant déjà très largement conditionné à autre chose de nettement plus coloré et « punchy ».
    J’ai toujours bien aimé le boulot de Gene Colan, même sur DD : un trait tout en sensibilité graphique « souple » qui faisait qu’on entendait presque le moindre déplacement d’air aux mouvements (perpétuels !) des personnages. Le côté « Roman Photos », avec son atmosphère réaliste et contemporaine, démultiplie ici la puissance des visuels à l’intrusion de l’étrange ou de l’horreur -moins la traduction stylisée des mouvements, par contre, héritée du Comic et assez vaine dans ce contexte et/ou ce rendu.
    Le Alex Toth est impressionnant de rigueur : j’aurais beaucoup aimé un artiste de ce calibre au pays des Super-héros -là aussi pour le contraste visuel induit par l’incongru de la présence du surhomme encapé au milieu de tant de réalisme. Marshal Rogers travaillait un peu cette esthétique-là, pour Batman : nul doute que s’il avait disposé de davantage de temps pour rendre ses planches, on aurait pu obtenir des trucs tout aussi bien fichus -mais ça n’est pas une critique : je suis très fan du peu que je possède de lui.
    J’ai toujours bien apprécié la chaleur humaine -et l’humour, of course- du Archie Goodwin : je lui dois quelques très bons moments de lecture, pleins d’intelligence et de sensibilité.
    Dans ces revues archi-spécialisées, les scénarios étaient parfois capillotractés et un peu faciles mais, en même temps (particulièrement à sa décharge, le gars ayant fourni quantité de matière à TOUT ce qui a été publié dans ces années-là !!), la légèreté des histoires était surtout encore davantage accentuée via la comparaison avec l’excellence des artistes œuvrant dans ces magazines, aux prestations souvent largement meilleures que les idées qu’ils illustraient, en termes de pure qualité. La S.F., l’Horreur et le Fantastique possédant des limites imposant souvent des redites sur-exploitées, tout comme le genre Super-Héros « mainstream », on se tapait assez régulièrement le même canevas (plus ou moins inventif et inspiré), mais incroyablement magnifié par des planches pleines d’inventivité et de réflexion, et source d’inspiration inépuisable…

    … C’est bizarre mais la couverture du Ère Comprimée situé au milieu de la colonne d’extrême droite (en couleurs froides blanche et bleue) ne me dit absolument rien : serait-ce une édition plus récente d’un recueil d’albums ?! De là où je me tiens, j’arrive pas à lire les tout piti caractères 🫣.

    1. Je suis assez d’accord avec toi : Archie Goodwin, Gene Colan, ce sont des auteurs (scénaristes et dessinateurs) mainstream qui me transportent très bien à chaque lecture. Il transcendent leur sujet. Je les mets dans mon panthéon, tandis que je vais mettre des John Byrne, des Walter Simonson et des Chris Claremont (désolé de le dire) dans le vivier du comics old school que je n’aime pas, parce que je le trouve très mauvais la plupart du temps.
      Alex Toth je le mets dans le même vivier que Steve Ditko et Paul Smith : Je trouve que ce sont des dessinateurs comme les autres, qui ont bénéficié d’une mode, sur le tard, où le « less is more » (l’épure) a soudain créé la hype. En tant que dessinateur amateur et ancien étudiant en arts plastiques, je ne suis pas du tout impressionné par leur style et je les trouve extrêmement surestimés (à l’exception du coup de génie de Ditko pour le costume de Spider-man).

      Je ne sais que te dire pour le scan d’Ère Comprimée. J’ai fait mon montage à partir du site BDGEST :
      https://www.bedetheque.com/revue-Ere-Comprimee.html
      C’est le N°42.

  3. Ce doit être une réédition -mais j’irai vérifier : ma mémoire atteint des sommets de « nébulitude » assez effarants, à mesure que le temps passe…
    Il est logique que tu aies une perception professionnelle du travail de ces dessinateurs, étant donné ton parcours : ton œil et ton expérience doivent immédiatement faire la part des choses entre la technique pure et le talent manifeste exposés (ou pas) sur les planches. Mon « mentor », ex professeur d’Art Plastiques à Marseille (mais qui ne m’a jamais donné de cours, juste deux-trois conseils, hélas !), s’est presque pris une syncope la fois où, tout fier, je lui ai présenté l’album Elektra : Assassin comme le nec plus ultra de la BD contemporaine OUARFF ! De là où il se tenait, il ne pouvait évidemment pas considérer ça comme quoi que ce soit de « sérieux ».
    Je comprends ton point de vue sur le rendu du travail d’Alex toth : bien sûr que cette aisance purement figurative n’est pas en soi le summum de l’expression de l’artiste ; juste un exemple du degré de maitrise qu’il a atteint. Mais, pour un amateur (mal éclairé !) ayant vainement essayé toute sa vie de représenter la « réalité » d’une façon lisible et crédible, ce genre d’aboutissement graphique continue de faire son effet ; d’autant plus sur les planches que tu as postées, extrêmement bien découpées -ce qui accentue leur beauté et tend à prouver la science du bonhomme pour le médium Comic-Book.
    Ça n’est pas si simple de dépouiller son dessin sans le vider de sa puissance. Pire : si on n’est pas même arrivé à un niveau honnête de contrôle de son trait (entres autres difficultés inhérentes aux Arts graphiques, hein !), ça révèle d’autant plus la moindre faiblesse factuelle. Un bon gribouillage bien foutraque, même objectivement nul dans son exécution (souvent rapide…) peut toujours noyer le poisson au profit de son apparente énergie : l’enthousiasme à l’origine du truc est transmis au lecteur ; alors que quatre traits bien propres et maitrisés, si on n’a rien à exprimer, hé ben ça tombe souvent complètement à plat.
    Après, c’est aussi une question de subjectivité via ce qu’on recherche dans ces publications : j’étais pétrifié d’incompréhension (comment ils font ça ?!) les premières fois où j’ai croisé les maitres du figuratif (même romancé…) comme Buscema, Wrightson, Altuna, Alcala, Etc… Et ne parlons même pas des plus fous qui transcendent grave le médium : Prado, Nino, Matena, Etc… Mais mes ressentis les plus forts continuent d’être associé à des artistes autrement plus moyens dans leur maitrise purement graphique (les mages du genre Super-Héros, of course).
    Je ne parle pas de l’appréhension du langage BD, qui englobe bien davantage que cette seule dimension ; et qui, en ce qui me concerne, fait toute la différence : il n’y a qu’à voir comment se débattent (vainement, de mon point de vue) beaucoup de « grands » illustrateurs, dans la BD francophone.

    1. Ah mais je ne dis pas qu’il est mauvais Alex Toth ! Mais pour moi il a bénéficié de cette hype, qui est arrivée je ne sais plus quand, pour ces dessinateurs au style épuré, qui l’ont porté aux nues. Franchement, de mon côté, il va y avoir une palanquée de dessinateurs sur le panthéon, devant lui…
      Je pense ajouter le tome de Delirium EERIE & CREEPY PRESENTENT ALEX TOTH à cette série d’articles. Mais plus tard, puisque je ne l’ai pas encore lu ! (en vérité, j’en ai lu une partie puisque ce tome réédite en doublon les épisodes qui sont déjà dans les tomes EERIE et CREEPY Vol. 1 et 2)

      Le nom de ton mentor Pr. d’arts plastiques à Marseille ? J’ai fait mes études d’arts plastiques à Aix et à Marseille. Donc, je connais peut-être… ^^

      1. Mr Georges Rolland, mais il a pris sa retraite quand j’étais ado, alors je ne pense pas que tu l’as croisé. Il enseignait au lycée Marseilleveyre.

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