
* LITTLE BIG DRAGON *
Dossier sur la figure de Bruce Lee en tant qu’icone dans les années 70
Genre : Action, karaté.

Bruce Lee dans la culture populaire !
Affiche imaginaire concoctée par ©Matt
Cet article aura pour objet de parler de l’homme qui, venu d’une culture distincte et d’une bien lointaine contrée, est devenu l’icône de toute une génération, au-delà des ethnies et de toute racine culturelle.
Par-dessus tout, cet article est une déclaration d’amour et d’admiration pour le maître du Kung Fu et du Jeet Kune Do.
C.A.P est un blog dédié à la culture populaire. Ainsi, nous mettrons le doigt sur cet aspect en particulier, à savoir le fait que l’œuvre de Mr Bruce Lee a généré non pas un marché de niche, mais le réveil de toute une nation de fans de cinéma d’action !

Le Poster du siècle !
1) Rayon historique :
Bon alors, commençons par le début : Je suis un tout petit enfant dans les années 70 et, à un moment, je rejoins enfin la chambre de mon grand frère. Ce dernier est déjà l’un de mes héros parce que, entre autres, il est ceinture orange de karaté ! Dans sa chambre qui est désormais aussi la mienne, il y a un poster magnifique sur le mur, ce mur devant lequel mes parents disposent mon propre lit de grand ! C’est le poster de LA FUREUR DU DRAGON, un splendide tableau jaune et rouge, un peu froissé.
Pendant quelques années, je vais dormir sous ce fantasme super-héroïque (quand je pense qu’aujourd’hui ce poster vaudrait une petite fortune, dieu sait où il a fini) ! La vérité est néanmoins ailleurs car, avant bien longtemps, les films de Bruce Lee me seront interdits ! Il y a néanmoins divers extraits et autres bandes annonces qui sont diffusées à la télé. Et les histoires que raconte mon frère sur ces quelques pélicules déjà mythiques, qui entretiennent la légende dans mon esprit juvénile !
Le logo animé incontournable des vidéos René Chateau !
Durant la majeure partie de mon enfance, qui me parait durer une éternité, il faut que je me contente du récit hors-champ de ces films cultes.
Un beau jour, cependant, mon père ramène à la maison un graal : LE MAGNÉTOSCOPE ! À cette époque, il n’est pas possible de visionner une VHS (voire une Bétamax !) autrement que de la louer. Or, les films de Bruce Lee font partie d’une catégorie à part : Ils ne se louent pas, ils s’achètent… pour la bagatelle de 500 francs (une somme colossale pour l’époque, 75 euros aujourd’hui !). Notre cher père va alors effectuer un acte héroïque : Acheter un Bruce Lee, un seul, qu’il choisit lui-même. Ce sera LA FUREUR DE VAINCRE ! Inutile de préciser que la dite vidéo sera vue mille fois et plus, au point que j’en connaisse les moindres détails et les moindres atomes !
Avec le recul, je n’en reviens pas de cette situation : Un père achète pour ses fils (et un peu pour lui-même) un film d’une violence inouïe, à une époque où cet élément (la violence), manifestement, ne pose aucun problème !
Hélas pour moi, je découvre un truc marquant : Chaque fois que l’on gagne quelque chose, c’est au détriment d’une autre. Car les éditions René Château, qui possèdent la licence de la plupart des films de Bruce Lee, ont pris soin de placer à la fin de leur cassette de sublimes bandes annonces de BIG BOSS, de LA FUREUR DU DRAGON et du JEU DE LA MORT (vous pourrez les voir plus loin dans l’article) ! C’est-à-dire que le remède est pire que le mal : Le manque, généré par le fait de ne pas voir les autres films, est une torture absolue !
La vision de ces longs métrages ne demeurera ainsi, pour votre serviteur, qu’un pur fantasme, pendant de nombreuses années !

La jaquette de la cassette VHS de mon enfance : Énorme madeleine de Proust.
Je finirai bien sûr par voir tous ces films, en les recopiant sur des VHS qui seront à leur tour usées jusqu’à leur dernier souffle. Jeune adolescent, j’apprendrai tout un tas de prises de karaté (et fabriquerai un nunchaku avec un manche à balai, du chatterton noir et une chaine en fer !) et m’inscrirai même un temps dans une école d’arts martiaux (où je développerai, étrangement, un goût pour le maniement du sabre – le Kendo !).
Je connaitrai par cœur les morceaux de bravoures exécutés par le Petit Dragon : Ses combats contre une dizaine d’ennemis dans BIG BOSS et LA FUREUR DE VAINCRE, sa lutte tragique façon gladiateur contre Chuck Norris dans LA FUREUR DU DRAGON, son duel mémorable avec le très musclé Bolo puis le grand méchant Han et ses griffes de métal dans OPÉRATION DRAGON, ses affrontements dantesques à tous les étages de la pagode à la fin du JEU DE LA MORT (contre Dan Inosanto, Ji Han-Jae et Kareem Abdul-Jabbar !). Et même ces séquences du JEU DE LA MORT (le combat dans les vestiaires contre Bob Wall et la fantastique poursuite à moto), jouées par des sosies de la star et tournées plusieurs années après son décès !
En ce qui me concerne, bien avant les super-héros Marvel et DC Comics, avant STAR WARS, CONAN LE BARBARE ou INDIANA JONES, avant GOLDORAK, CAPITAINE FLAM ou COBRA, et même avant STARSKY & HUTCH, L’HOMME QUI VALAIT TROIS MILLIARDS ou L’HOMME DE L’ATLANTIDE, il y eut Bruce Lee. Et bien évidemment, avant SAN KU KAÏ, X-OR ou SPECTREMAN, il y eut encore Bruce Lee…Enfin voilà : Il fut le premier d’entre tous mes héros de fiction, et c’était quelqu’un de réel.
LA FUREUR DE VAINCRE : Putain… ça va chier…
Le Petit Dragon fit donc naitre en moi la passion de la culture populaire et du cinéma de genre, alors que je suis né à peu-près au même moment où la star nous quittait, et que je ressentais le poids de son héritage sur toute ma génération (ou presque), qui se moquait bien que leur idole soit chinoise, et qui ne réfléchissait d’ailleurs pas un instant sur ces différences ethniques, pour ne garder que la ferveur héroïque et la flamboyance des combats !
J’ai toujours préservé cet héritage. Et lorsque je discute avec des cinéphiles élitistes qui ne connaissent que le festival de Cannes, alors qu’ils me font l’éloge d’un drame naturaliste serbo-croate dans lequel votre voisine se lève le matin, mange à midi, se couche le soir avec le mot “FIN” au moment du générique, je ne peux m’empêcher de les provoquer en leur disant que tout cela manque quand même un peu de karaté…

Iconique. Charismatique.
2) Rayon DVD :
Les fans du Petit Dragon n’ont pas pu s’en empêcher : Ils se sont rués sur le coffret blu-ray sorti en 2013, qui reprenait l’intégralité des cinq films de la star du Jeet Kune Do (ainsi que LE JEU DE LA MORT 2, un nanar honteux sans Bruce Lee. À se demander ce qu’il faisait là !).
Ils y découvraient alors les films remontés dans leur version intégrale. Une bonne idée rapidement contrebalancée par une très mauvaise surprise, chaque film ayant subi un nouveau doublage, particulièrement calamiteux !
En effet, ce coffret proposait (et les versions antérieures en 4K le proposent encore) les versions longues de chaque film, dans lesquelles ont été ajoutées les scènes censurées à l’époque et d’autres exhumées sur le tard. Ainsi, excepté sur OPÉRATION DRAGON, la VF a été entièrement refaite. Il semblerait également que l’éditeur René Chateau se soit opposé à ce que son successeur ait accès à l’ancienne adaptation. Pour ceux qui regardent ces films par nostalgie (c’est à dire presque tout le monde), c’est vraiment la douche froide. Alors certes, l’option de préserver l’ancienne VF aurait imposé un son mono d’époque. Mais je pense que nous sommes suffisamment nombreux à plébisciter le côté nostalgique pour justifier ce choix, surtout si c’est pour supporter une nouvelle traduction aussi mauvaise ! Dommage.
Reste évidemment la possibilité de voir les films dans leur version originale sous-titrée (en version mandarine ou cantonaise). En oubliant la madeleine de Proust…
Chaque film est agrémenté de quelques bonus. La plupart du temps, ce sont de courtes interviews par des amoureux des films de Bruce Lee (Christophe Gans, Tsui Hark) ou des anciens collaborateurs (le plus souvent des acteurs). Mais le bonus le plus inestimable demeure le montage original du JEU DE LA MORT : 40 minutes de combats dans la pagode telles que les avait écrites et réalisées Bruce Lee, avec une tonne de plans inédits, sur un scénario n’ayant strictement rien à voir avec celui du film sorti en 1978, cinq ans après la mort de la star !
Pour terminer, j’avoue ne pas avoir eu le courage de revoir LE JEU DE LA MORT 2 (je l’avais déjà détesté à l’époque de sa sortie en VHS, il a de cela plusieurs décennies !).
En conclusion, cette immense déception en ce qui concerne le doublage, hurlée par la quasi-totalité des fans, démontre bien à quel point les films de Bruce Lee sont profondément liés à la nostalgie de cette époque assez particulière, où se développait cette culture populaire et cette passion pour les œuvres de genre, encore compliquée à défendre aujourd’hui au sein de l’intelligentsia culturelle qui regarde tout cela de travers.

Versions ultimes ? Pas sûr !
3) Rayon artistique :
Que dire pour ceux qui considèrent que ces films ne sont que des simples enchainements de bastons pour débiles boutonneux ? Soyons clairs : Pour l’élite intellectuelle qui conspue les films d’action et le cinéma bis dans son ensemble, les films de Bruce Lee ne leur sont pas destinés et en principe ils ne devraient pas arriver sur cette page. On les laissera donc regarder les films serbo-croates (qui sont sûrement très bien d’ailleurs) et on s’amusera sans eux.
Bruce Lee, c’est l’idole de toute une génération de garnements. C’est le héros tragique des enfants des 70’s, qui naquirent au crépuscule des trente glorieuses. C’est l’homme qui parvint, à la seule force de sa volonté et de son talent extraordinaire, à mettre Hollywood à genoux, à imposer la présence d’un acteur réellement bridé au sein d’un film occidental (avant lui, on maquillait les acteurs “bien de chez nous” plutôt que d’engager un odieux chinois !), à populariser les arts martiaux à travers le monde et à élever l’art du combat à mains nues au rang de discipline artistique à part entière justifiant la naissance d’un genre cinématographique. C’est l’artiste qui permit l’émergence du cinéma oriental populaire quand les films prestigieux du grand Akira Kurosawa n’intéressaient que de rares cinéphiles (alors que finalement, ils étaient également très grand public !).
Les quarante minutes du montage originel du JEU DE LA MORT. En tout cas de ce qui avait été filmé avant la mort de la star.
Bruce Lee, c’est encore la présence d’un acteur au charisme incandescent, à la présence féline et à la capacité de réaliser des prouesses physiques incroyables. C’est l’avènement des combats chorégraphiés, avec la recherche perpétuelle d’étonner, de dépasser les limites, de montrer du jamais vu, de transcender l’histoire qui devient, en définitive, le seul prétexte au déchainement de la fureur et de la catharsis. Les bienpensants n’auront hélas jamais compris le principe de l’exutoire et auront conspué l’œuvre d’un artiste qui permit à d’autres films, aujourd’hui tout aussi cultes, d’être diffusés sur nos écrans occidentaux, tels LA MAIN DE FER ou LA RAGE DU TIGRE, également édités, à la même époque, par René Chateau.
Une autre chose que ces bienpensants ignorent, c’est que notre Petit Dragon lisait et écrivait énormément et qu’il a laissé à la postérité une quantité remarquable de traités philosophiques sur les arts martiaux et sur le sens de la vie, qui suscitent encore aujourd’hui respect et admiration.
Il est vrai que le genre du “film de kung-fu” demeurera très pauvre jusqu’à la renaissance du Wuxiapian et des chefs d’œuvres comme TIGRE & DRAGON ou LE SECRET DES POIGNARDS VOLANTS. Mais comme on dit chez nous, “Rome ne s’est pas fait en un jour” et il n’existe aucun doute que, sans la présence de Bruce Lee, les choses auraient été bien différentes et le cinéma oriental n’aurait pas connu le même essor.
Enfin, Bruce Lee, c’est la légende d’un destin tragique et fascinant parmi ceux qui forgent les étoiles éternelles de l’histoire humaine. Mort à 33 ans en pleine force de l’âge comme Jésus Christ et Alexandre le grand, fauché en pleine gloire après une poignée d’œuvres cultes comme James Dean ou Jimi Hendrix, sa légende et sa malédiction se sont poursuivies jusque chez son fils, qui subit également une fin tragique en décédant d’un accident de plateau, similaire à l’une des scènes du film LE JEU DE LA MORT !

Quelles affiches !
4) Les films :
Fils d’un comédien d’opéra chinois très connu, élève d’un grand maître des arts martiaux reconnu (Yip man), Bruce Lee a commencé à jouer dans des films dès son plus jeune âge.
Parti aux USA dans les années 60 pour achever ses études et valider sa nationalité américaine, il fonde une école d’arts martiaux pour gagner son pain quotidien, crée la discipline du Jeet Kune Do et rêve de cinéma. Mais à cette époque-là, un acteur asiatique ne peut toujours pas espérer autre chose qu’un poste de figurant. Repéré par un groupe d’artistes et de sportifs de haut niveau qui souhaitent apprendre à manier les arts martiaux, il devient le professeur (et un ami proche) de certaines personnalités très connues, comme les acteurs Steve McQueen et James Coburn, le réalisateur Roman Polanski ou encore le basketteur Kareem Abdul-Jabbar, à qui il donnera un rôle plus tard, dans LE JEU DE LA MORT.
Remarqué pour ses démonstrations de karaté par un producteur de télévision, il finit néanmoins par décrocher le rôle de Kato dans la série LE FRELON VERT (THE GREEN HORNET). Ce personnage de sidekick (qui lui permettra également d’apparaître dans trois épisodes de la série à succès BATMAN (avec Adam West)) marquera tout de même fortement le public, qui découvre la pratique des arts martiaux asiatiques avec enthousiasme. Bruce rêve alors de jouer le personnage principal d’une série-TV et rédige un synopsis intitulé THE WARRIOR. Hélas, si le projet est validé, la production ne veut pas du petit chinois, change le titre en KUNG FU et impose l’acteur David Carradine dans le rôle principal alors que ce dernier ne connait rien en matière d’arts martiaux !
Las, le Petit dragon accepte la proposition d’un producteur Hongkongais, Raymond Show, qui l’invite à venir interpréter le premier rôle du film BIG BOSS dans son pays natal (en vérité Bruce Lee est né à San Francisco lors d’une tournée effectuée par son père, mais il a grandi en Chine). C’est là que son statut de star va sérieusement décoller.
Les bandes annonces cultes de l’éditeur René Chateau, placées à la fin de chaque VHS en guise de bonus !
En seulement trois ans, Bruce Lee va interpréter le premier rôle dans quatre films, respectivement BIG BOSS (sortie : octobre 1971), LA FUREUR DE VAINCRE (mars 1972), LA FUREUR DU DRAGON (juin 1972) et OPÉRATION DRAGON (juillet 1973).
À Hong-Kong, il tourne les deux premiers films sous la houlette du réalisateur Lo Wei, avec qui il s’entend très mal. Devenu une grande star en Chine, de manière fulgurante avec ces deux succès consécutifs, il enchaine sur sa première réalisation personnelle avec LA FUREUR DU DRAGON (sur lequel il est également producteur et scénariste), qui est le premier film asiatique tourné en Europe (partiellement en Italie) et le premier grand succès international de Bruce Lee, rapportant mille fois son coût de production ! Il lance également la carrière d’acteur de Chuck Norris (qui joue le principal antagoniste), jusqu’ici champion du monde de karaté (à sept reprises de 1968 à 1974).

OPÉRATION DRAGON : Le film à part. Seule grosse production hollywoodienne dévolue au Petit Dragon.
En 1973, suite au succès fracassant de LA FUREUR DU DRAGON, Bruce est enfin engagé dans une grosse production hollywoodienne avec OPÉRATION DRAGON. À ce moment-là, il est en train de tourner sa seconde réalisation personnelle mais il met tout de côté pour rejoindre la production américaine. Alors qu’il devient une star internationale, Bruce Lee meurt soudainement d’un œdème cérébral à l’orée de ses trente trois ans. Il ne verra jamais OPÉRATION DRAGON…
Ce dernier film tourné de son vivant demeurera longtemps comme le chef d’œuvre du genre (film de karaté), immortalisé par la musique jamesbondienne de Lalo Shiffrin.
Les rushes de sa seconde réalisation, inachevée, sont récupérés par le producteur Raymond Show et, cinq ans plus tard, Robert Clouse, le réalisateur d’OPÉRATION DRAGON, improvise un scénario original et bricole un nouveau long métrage pour y inclure ces quelques scènes (à peine une dizaine de minutes) dans le grand final. Ce sera LE JEU DE LA MORT. Un projet hybride, tourné avec des sosies de Bruce, projet qui ignore parfaitement le script que ce dernier avait prévu au départ. Le résultat sera étonnamment cohérent et efficace, sublimé par la musique du grand John Barry (le compositeur des films de James Bond !).
Lorsque René Chateau lancera sa collection dédiée à Bruce Lee, il éditera cinq films. Soit BIG BOSS, LA FUREUR DE VAINCRE, LA FUREUR DU DRAGON, LE JEU DE LA MORT mais aussi LE RETOUR DU DRAGON, un faux film composé d’un montage de trois épisodes de la série LE FRELON VERT ! Il y manquera OPÉRATION DRAGON, édité ailleurs par le studio Warner Bros, mais on y trouvera à la place un documentaire : BRUCE LIT STORY.

La collection René Chateau. Culte.
Bien entendu, l’héritage culturel laissé par notre grand Petit Dragon sera considérable. On le trouvera dans tous les médiums, principalement dans le domaine du jeu vidéo et du cinéma. Des réalisateurs de premier plan, versés dans la culture populaire et le cinéma de genre lui rendront hommage (on pense bien sûr à Quentin Tarantino avec KILL BILL ou aux sœurs Wachowski avec la saga MATRIX). On trouvera également de nombreux comics (deux séries de super-héros Marvel sont lancées suite au succès d’OPÉRATION DRAGON : IRON FIST et SHANG-CHI, MASTER OF KUNG FU, avec DEADLY HANDS OF KUNG FU, une anthologie mettant régulièrement en scène Bruce Lee en personne !), ainsi qu’un nombre incalculable de petits formats et de périodiques en Europe (les lecteurs de Pif Gadget se souviendront sans doute de DOCTEUR JUSTICE !), sans compter les mangas, bien sûr.
Parce qu’il flirtait aussi avec la Blaxploitation (on ne parlera pas aujourd’hui de la pathétique Bruceploitation et son festival de nanars), OPÉRATION DRAGON génèrera également une suite de films mêlant les genres, et l’on trouvera souvent des films de genres divers incluant des scènes d’arts martiaux. Dans l’ensemble, tous les films qui mettront en avant des scènes de combats au corps à corps devront leur tribut à Bruce Lee. Car il y a incontestablement eu un avant et un après Bruce Lee dans l’histoire de la pop culture et dans celle du cinéma.
On ne le répètera jamais assez : La culture populaire (ou contre-culture) est en marche depuis bien longtemps. Et grâce à des hommes et des légendes comme celle du Petit Dragon, elle n’est pas prête de s’arrêter de grandir…

Blaxploitation et kung-fu. L’héritage selon Bruce Lee !
THAT’S ALL FOLKS !!!
