De 1984 à 1991
Contenu du dossier :
Chronique des sept films GODZILLA produits par la Toho entre 1984 et 1995
Genre : Fantastique, Science-fiction
1ère partie – Vous êtes ici : 3 films de 1984 à 1991
2ème partie : 4 autres films de 1992 à 1995 (bientôt disponible)
Niveaux d’appréciation :
– À jeter
– À recycler
– À goûter
– À déguster
– À savourer
Ce dossier portera sur les films GODZILLA de la saga des années 1980/90. Lorsqu’on parle des films GODZILLA, on différencie ceux de la première vague née du succès du tout premier film GODZILLA de 1954 d’Ishirô Honda, et les vagues suivantes des années 80, puis 2000, etc. Les 15 premiers films (rien que ça !) sont ceux de l’ère Shôwa. On se penchera peut-être sur eux un jour sur C.A.P mais ces films n’ont pas ma préférence. Le dossier sera en 2 parties pour traiter les sept films.
SOMMAIRE
Cette saga de 7 films a ma préférence pour plusieurs raisons. Déjà, la première saga décline rapidement. Passé quelques films sympathiques plus ou moins inspirés, on tombe dans le film pour enfant où Godzilla devient un héros puis dans le nanar (on touche le fond avec LE FILS DE GODZILLA, un lézard aux allures d’un Casimir dégueulasse et qui…parle ! Donc enfantin ET nanardesque !) La seconde saga des années 80 est déjà moins longue (7 films) et retourne à un ton relativement plus sérieux (il y aura aussi des épisodes plus familiaux). N’allez pas croire qu’ils sont tous réussis pour autant, nous allons justement voir ça dans notre programme.

11 ans : 7 films
Une autre raison d’apprécier cette saga, c’est l’aspect visuel. Dans les années 80/90, on pourrait penser que c’est la fin des marionnettes animées en stop-motion ou des acteurs en costumes de monstres en caoutchouc. C’est l’ère des animatronique, et un peu des CGI (dégueulasses à leurs débuts, sauf si c’est un ponte comme Spielberg qui les utilise dans JURASSIC PARK). Cela dit, au Japon c’est un peu différent. On ne produit pas des films avec des budgets faramineux comme aux USA. Il y a donc un certain retard technique et pour le plus grand bonheur des fans de ce genre de films, ce n’est pas encore la fin des acteurs déguisés en monstres, ni des maquettes de villes destructibles. Les évolutions techniques permettent tout de même de donner le change avec de plus beaux costumes et des animatroniques pour les gros plans sur la tête de Godzilla, mais il y a un côté rétro indéniable, sans non plus être aussi cheap que certaines suites de l’ère Shôwa qui n’essayaient même plus d’impressionner passé quelques films. En gros, ces films en jettent encore visuellement si on aime les trucages artisanaux et les films classiques de kaijus ! Bien sûr ça a vieilli, mais il y a un vrai boulot pour confectionner et animer de chouettes bestioles en caoutchouc aux designs les plus improbables.

LE RETOUR DE GODZILLA (1984) de Koji Hashimoto 
Pour bien commencer, notons le titre français qui est le même que celui de 1955. C’est un peu déroutant, mais ça a du sens, car ce « reboot » de la saga décide tout de même d’inclure dans son historique l’apparition de Godzilla dans les années 50, et donc le premier film d’Ishirô Honda reste canon. C’est juste tous les films suivants de l’ère Shôwa qui sont effacés.
Le pitch : Après l’attaque mystérieuse d’un bateau de pêche et le naufrage d’un sous-marin soviétique, le retour de Godzilla plonge le Japon au cœur d’une crise internationale. Alors que les États-Unis et l’Union soviétique envisagent le recours à l’arme nucléaire pour éliminer le monstre, le Japon cherche une alternative. Les recherches d’un professeur révèlent que Godzilla s’oriente grâce au champ magnétique terrestre comme les oiseaux, ce qui permet d’élaborer un appareil pour l’attirer à un endroit voulu…comme un volcan en éruption.
Ah, ça en fait exploser de la maquette !
Le scénario de ce premier volet ne manque pas d’idées. Le réalisateur Kōji Hashimoto privilégie une mise en scène sobre, presque documentaire, dans la droite lignée d’Ishirō Honda en 1954. L’intrigue prend le temps de s’installer et fait preuve de retenue : Godzilla n’entre en scène qu’après une trentaine de minutes, un choix qui renforce l’attente et confère à chacune de ses apparitions un véritable poids dramatique. Bon…à la fin ça se lâche un peu avec une grosse baston contre une super arme.
Mais la principale force du scénario réside dans sa capacité à transposer le mythe de Godzilla dans le contexte géopolitique des années 1980. 30 ans après le premier film, la menace ne peut plus être confinée au Japon seul. En pleine guerre froide, l’apparition du monstre devient un enjeu international. Le film dresse d’ailleurs un constat particulièrement pessimiste des relations entre les grandes puissances : États-Unis et Union soviétique apparaissent davantage préoccupés par l’équilibre de leurs rapports de force que par le sort du Japon, chacun envisageant l’emploi de l’arme nucléaire au nom de ses propres intérêts stratégiques. Sans être particulièrement subtil, ce parallèle reflète efficacement les tensions de son époque et donne au récit une dimension politique bienvenue. D’ailleurs, les russes ne jouent pas plus le rôle de méchants que les américains. Ils sont dans le même panier pour le Japon.

Nouveau reboot, nouvelle approche réaliste avec tensions internationales, évacuation de civils, mais adaptée à son époque
Cette volonté de moderniser la franchise se retrouve également dans le design du monstre. Godzilla atteint désormais près de 80 mètres de hauteur (c’était environ 50 mètres durant l’ère Shōwa.) Ce changement répond autant à une logique esthétique qu’à l’évolution du Japon lui-même : face aux gratte-ciel qui ont transformé le paysage urbain, le roi des monstres devait lui aussi prendre de la hauteur pour conserver toute sa dimension écrasante.
Les points faibles de ce film sont surtout esthétiques. En effet c’est peut-être l’épisode de la saga qui impressionne le moins. Le costume de Godzilla, bien que modernisé, n’atteint pas la qualité qu’il aura dans les suites, sa tête a un regard trop humain (la faute à des yeux globuleux bien blancs, et trop éloignés de ceux d’un reptile). Mais si on aime ce genre de film, cela ne devrait pas rebuter les fans. Il faut se dire que le film n’a coûté que 6 millions de dollars (à titre de comparaison, LE RETOUR DU JEDI en 1983 c’était 32 millions).

Oups…il a tout cassé Godzilla, avec son regard langoureux
Le métrage reste prenant grâce à son histoire. Les personnages principaux (le journaliste et la sœur du rescapé du bateau de pêche) ne sont pas très intéressants, mais comme une bonne partie du film nous présente les débats politiques dont ils sont absents, ainsi que l’effort collectif des différents organismes impliqués, ils n’ont pas besoin d’avoir l’ampleur de réels protagonistes. Pendant les 2/3 du film, on peut même dire qu’il n’y a pas de réel personnage principal. En résumé c’est un bon film.
Anecdote : aux États-Unis, la société New World qui a acquis les droits de distribution était en difficulté financière. Elle a alors remonté le film, commandé un scénario plus orienté vers le public américain et réintroduit le personnage de Raymond Burr, déjà présent dans la version américaine du premier Godzilla, grâce à de nouvelles scènes tournées spécialement. Décidemment, ils ne peuvent pas s’en empêcher !

GODZILLA VS. BIOLLANTE (1989) de Kazuki Ômori 
Même s’il aura fallu attendre 5 ans avant de voir ce second opus, ça n’empêche pas ce film de choisir de reprendre l’intrigue directement à la suite du premier.
Le pitch : Alors que les cendres de Shinjuku sont encore chaudes, des agents de la nation arabe fictive de Saradia s’emparent d’échantillons de peau de Godzilla en espérant tirer quelque chose de ses cellules. Le professeur Shiragami et sa fille Erika travaillent pour cette nation. Mais leur plan est vite stoppé par les américains, le laboratoire bombardé et Erika tuée. Cinq ans après la mort de sa fille, le professeur Shiragami est recruté par le gouvernement japonais pour mettre au point une arme bactériologique capable d’éliminer Godzilla, dont le réveil est imminent. En échange de l’accès à des cellules du monstre, le scientifique accepte de créer une bactérie s’attaquant au génome de Godzilla mais en profite pour poursuivre un projet personnel : sauver une de ses roses dans laquelle il croit que l’âme de sa fille subsiste. En fusionnant la plante avec les cellules de Godzilla, il donne accidentellement naissance à Biollante, une créature végétale gigantesque et incontrôlable.
Woops ! On a créé une sacré bestiole de cauchemar
Le film est un peu foutraque dans le sens où il lance plein d’idées qui n’aboutissent pas toutes (on ne saura jamais vraiment si Shiragami est fou ou s’il y a bien un truc mystique avec l’âme de sa fille dans la rose, son assistante est une sorte de psychique capable de sentir si Godzilla se réveille ou communiquer avec lui, etc.) Bref quelques trucs spirituels comme les japonais aiment bien, mais qui ne servent pas à grand chose dans l’histoire. D’un autre côté, leur absence de développement évite de tomber dans le n’importe quoi.
Là où le film brille surtout, c’est dans la représentation de ses monstres. Les séquences navales sont très réussies, les miniatures convaincantes, et si Godzilla conserve toute son imposante présence (et avec des yeux moins cartoonesques), c’est surtout Biollante qui s’impose comme la grande réussite du film. Dès sa première apparition, gigantesque au-dessus des flots, Biollante impressionne. Son design, à la fois majestueux, poétique et inquiétant, en fait sans doute l’une des plus belles créations de la Toho. Sa mise en scène, souvent enveloppée de brume, sublime son caractère surnaturel, tandis que la qualité de l’animation et des effets spéciaux marque une nette progression par rapport aux productions les plus faibles de l’ère Shōwa.

Bon, docteur Shiragami, il est un peu gros votre rosier là !
Une intrigue d’espionnage industriel entre nations, qui veulent toutes le dernier armement en date, relie assez efficacement les différents protagonistes (là non plus, pas vraiment de personnage principal) jusqu’à ce que l’affrontement entre les deux monstres replace naturellement Godzilla au centre du récit. L’évolution de Biollante qui passe d’une fleur géante à un monstre de cauchemar structure efficacement le film en laissant tout d’abord les humains affronter Godzilla pendant qu’elle n’est qu’une fleur immobile, puis en laissant penser qu’elle est morte, faisant monter le suspense jusqu’à un affrontement final spectaculaire où son apparence évoque presque une créature issue des récits lovecraftiens. Godzilla ne devient pas un gentil monstre protecteur, il est toujours aussi destructeur. D’ailleurs on pourrait presque dire que Biollante remplit davantage ce rôle. Son retour final, aussi cauchemardesque soit-il, semble annoncer un espoir de vaincre Godzilla, et sa mort est plutôt poétique et triste. Comme le dit le film, ce ne sont pas ces créatures les monstres, mais ceux qui les ont créés.


Ah mais c’est vraiment pas un rosier votre machin de l’enfer !!
En effet, si le film s’autorise quelques digressions plus ou moins adroites avant d’offrir un affrontement spectaculaire de monstres comme on les aime, ça ne l’empêche pas de poursuivre sa réflexion sur des questions éthiques. Cette fois, elles concernent la manipulation génétique et les armes bactériologiques. Biollante est tout de même un des rares monstres qui affrontent Godzilla à avoir été créé totalement par les humains. Cette idée reflète l’inquiétude de l’époque quant à l’évolution de l’armement, la bombe atomique étant trop destructrice pour vraiment servir à autre chose que dissuader, et le film s’interroge sur les horreurs possibles de la guerre bactériologique, tout ça pour arriver à une conclusion similaire aux précédents films : le progrès scientifique sans éthique ni contrôle est voué à déclencher des catastrophes.
En gros le film est super fun mais commence à tremper le bout des orteils dans le mystique et à ajouter un peu trop de sous intrigues. Mais on tient un des mes films GODZILLA préférés rien que pour les bestioles ! Il parait d’ailleurs que Biollante a été inspiré par LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS.

GODZILLA VS. KING GHIDORAH (1991) de Kazuki Ômori 
Hop là ! 3ème film et déjà un dérapage incontrôlé ! Pour moi, LE nanar de la saga. Ben oui, voyez vous…TERMINATOR est passé par là, et quelqu’un s’est dit « Éh ! Et si on mettait du voyage temporel et un homme robot dans un film GODZILLA ? » et voilà. Ah oui et y’a Ghidorah aussi, le dragon à 3 têtes. Mais balancé au milieu d’un scénar écrit sous acide !
Le pitch : En 2204, des types voyagent dans le passé en 1992 pour expliquer aux japonais qu’il faut empêcher Godzilla d’exister sinon le Japon sera détruit. Leur plan ? Remonter encore plus loin dans le passé, en 1944, parce que selon les recherches du journaliste Terasawa, avant d’être un lézard nucléaire, Godzilla était tranquillement…un dinosaure sur l’île de Lagos (euh…donc terrestre le truc, pas marin !) Il suffit d’aller là bas en 1944 et chambouler tout le continuum espace temps sans vergogne pour dégager ce dino. Ils emmènent avec eux Terasawa, Mazaki un expert en dinosaures, et Miki, la psychique membre du centre d’études paranormales. Accompagnés d’un androïde (croisement entre Terminator et Data de STAR TREK TNG…débutée en 1987), ils montent donc à bord de l’USS Enterprise…euh pardon…du vaisseau (non sérieux ça fait vachement STAR TREK à ce stade du film !) et débarquent en pleine guerre du Pacifique.
Tiens, y’a pas les passages débiles dans le trailer
Ils trouvent le dinosaure occupé à distribuer des baffes aux américains, puis le téléportent sous l’eau (alors qu’il est vivant, et terrestre ! Ils pourraient le téléporter là où il y a de l’air !) pour éviter qu’il soit irradié (ah bah ouais, le tuer ça marche, pourquoi le téléporter en fait ?) En revanche, ils oublient opportunément leurs trois adorables gremlins ailés du futur sur place (ouais ils ont des animaux de compagnie qui…bon laissez tomber, ok ?) Résultat : Godzilla disparaît de la ligne temporelle…mais les trois bestioles prennent sa place après une bonne dose de radiations et fusionnent en King Ghidorah !
Surprise ! Les mecs du futur étaient en fait les méchants depuis le début ! Leur véritable objectif était de contrôler Ghidorah pour raser le Japon, parce que dans leur futur le pays est devenu beaucoup trop puissant économiquement. Apparemment, fabriquer un monstre géant dans le passé à partir d’animaux de compagnie téléguidés, c’est plus simple que juste…je sais pas, lancer une bombe !

On vous a dit de ne pas les mouiller les Gremlins. Ah non c’est les radiations ? Punaise !
Ok…bon, admettons. Admettons aussi que techniquement même si Godzilla n’a jamais existé, les gens s’en souviennent et en parlent (punaise !! Un effort, merde !) La solution pour échapper à Ghidorah ? Bah le Japon va recréer Godzilla de nos jours tiens ! Bah ouais ! En utilisant le dinosaure téléporté sous l’eau il y a 40 ans et qui…apparemment n’est toujours pas crevé (!!) Mais en fait c’est bon, c’est pas aussi stupide ! Le scénario dégaine un retournement de situation : Godzilla existe quand même déjà, parce que le dinosaure téléporté a eu la bonne fortune d’être irradié par un autre truc : un sous-marin nucléaire coulé exactement au bon endroit ! Ah, le destin, il est sympa !
Du coup, la ligne temporelle a été complètement bouleversée…pour finalement ne presque rien changer. Et comme il reste quand même un film à terminer, Godzilla débarque, Ghidorah débarque, ils font la baston, et tout le monde fait semblant que ce plan avait un sens depuis le début. Il y a tout de même un dernier rebondissement sympa dans le combat final qui ramène…Mecha King Ghidorah (éh ! J’ai dit sympa, pas intelligent.)

Bastoooonnnn ! Je t’attrape par la queue…
Bon, pour les fans, ma note va peut-être sembler méchante. J’ai rarement vu ce film classé dans les nanars (mais je sais pas comment vous faîtes, les gars !) Je précise tout de même que la notation nanar, ça veut quand même dire que c’est sympathique et qu’on se marre bien. Oui visuellement c’est pas dégueu et ça ne mérite pas une sale note. Mais c’est juste vraiment n’importe quoi niveau scénario. Et les scènes avec le Data Terminator (oui je l’appelle comme ça !) sont complètement ridicules.

Vroooom ! Bip Bip ! Je suis Benny Hill…euh…le Data Terminator ! (non c’est pas moi qui accélère l’action)
Après, le film est très con mais hyper généreux, les scènes d’action sont sympas, les effets visuels corrects (pas tous !) Ce n’est pas aussi chouette que BIOLLANTE, la faute à une mise en scène qui s’en fout complètement de l’ambiance (il n’y a pas une once de truc menaçant, les combats se passent en plein jour, les visuels du futur sont aussi kitsch que ceux de STAR TREK des années 60). Mais c’est dynamique et « enjoué » (un peu trop). Il y a aussi des blagues qui marchent, comme lorsqu’en 1944 les officiers d’un navire américain sont témoins de l’arrivée du futur de nos héros dans l’OVNI, mais décident de garder le secret de peur qu’on ne les croie pas. L’un dit alors à l’autre « vous pourrez vous contenter de raconter ça à votre fils, major Spielberg. » Certaines scènes sont également volontairement outrancières, comme le peloton de japonais qui rendent hommage et versent une larme sur le dinosaure mourant qui les a sauvés. Les scènes d’action prennent parfois une tournure comique, certains personnages sortent des punchlines. En gros même si c’est souvent involontairement ridicule, on sent que ça se prend moyennement au sérieux tout ça.

La jeunesse de Godzilla quand il était encore Denver le dernier dinosaure
Ce film, j’ai été super déçu la première fois que je l’ai vu. Comme avec chaque nanar quand on espére que ce soit un vrai bon film. Mais à la revoyure, en sachant à quoi s’attendre, on se marre pas mal. C’est un gros délire mélangeant des tonnes d’influences (STAR TREK, TERMINATOR, pourquoi pas RETOUR VERS LE FUTUR aussi…) qui ne se marient pas vraiment ensemble, bourré d’incohérences sur les voyages temporels, mais on peut dire qu’on ne s’ennuie pas une minute. Punaise je réalise que c’est sorti avant JURASSIC PARK ! Alors que ce délire de dinosaure aurait pu s’inspirer de la mode des dinosaures. Et bon sang ! Le major Spielberg qui voit un dino sur une île c’est même prémonitoire !

Ici l’équipage de l’USS Enterprise, veuillez noter l’arrivée du futur de Mecha King Ghidorah !
Alors nanar ou pas nanar ? Hmmm…c’est toujours compliqué. Je ne peux juste pas le mettre dans une autre catégorie. C’est pas un navet parce qu’on rit (parfois du film, et parfois avec le film), mais objectivement c’est écrit avec le cul et ça mélange tout et n’importe quoi (ai-je précisé que les méchants auraient pu mener à bien leur plan sans emmener des gens de 1992 ? Comme ça personne n’aurait rien compris à ce qui se passe, personne n’aurait eu l’idée de recréer Godzilla puisque normalement tout le monde l’aurait oublié. Mais bref…) Surement que le réalisateur (qui est le même que pour BIOLLANTE) est compétent, mais que le scénariste a fumé la moquette, et le mec des effets spéciaux était bourré pour les scènes avec l’androïde. Donc ouais, nanar à fond ! Mais pas forcément à fuir.
Ceci conclue la première partie de ce dossier. On se retrouve pour les 4 films suivants dans la partie 2.
