De 1992 à 1995
Contenu du dossier :
Chronique des sept films GODZILLA produits par la Toho entre 1984 et 1995
Genre : Fantastique, Science-fiction
1ère partie : 3 films de 1984 à 1991
2ème partie – Vous êtes ici : 4 autres films de 1992 à 1995
Niveaux d’appréciation :
– À jeter
– À recycler
– À goûter
– À déguster
– À savourer
Après avoir présenté les 3 premiers films de cette saga dans la partie 1, nous reprenons le cours de nos critiques avec les 4 et derniers films de la période 1980/90 de GODZILLA (aussi appelée ère Heisei mais en fait c’est inexact vu que l’ère Heisei au Japon va de 1989 à 2019). Nous allons entrer majoritairement dans une phase plus « familiale » de cette saga, comme si cette orientation progressivement plus « tous publics » était inévitable avec cette franchise. Seul le dernier film renoue un peu avec un ton sérieux.
SOMMAIRE
- GODZILLA VS. MOTHRA
- GODZILLA CONTRE MECHAGODZILLA 2
- GODZILLA VS. SPACE GODZILLA
- GODZILLA VS. DESTOROYAH

GODZILLA VS. MOTHRA (1992) de Takao Okawara 
Attention à la subtile inversion ! Ce n’est pas MOTHRA VS. GODZILLA de 1964, c’est mÔssieur GODZILLA VS. MOTHRA. C’est un film beaucoup plus familial qui plonge sans hésiter dans la fantasy, mais il n’est pas mauvais du tout. C’est même un film plutôt poétique (si, si !)
Le pitch : Après la chute d’une météorite dans le Pacifique, une série de catastrophes naturelles révèle un œuf gigantesque sur Infant Island. Une expédition japonaise découvre que cet œuf appartient à Mothra, gardienne légendaire de la terre, tandis que l’impact a également réveillé Battra, son redoutable alter ego créé pour punir les excès de l’humanité. Au même moment, Godzilla sort de son sommeil et se lance dans une nouvelle vague de destruction. Alors que Mothra et Battra s’affrontent d’abord pour accomplir leur destinée, ils sont contraints d’unir leurs forces face à la menace grandissante que représente le roi des monstres.
Ça y est on plonge à fond dans l’univers des monstres de la Toho puisque 3 bestioles nous sont présentées ici, ainsi que…de petites fées (eh ouais ! elles sont une partie du « Cosmos » qui veille sur les planètes) qui annoncent que Mothra est une créature bienveillante mais Battra considère l’être humain comme une plaie. Le film a un ton plutôt bon-enfant, comme en témoigne le début où l’équipe chargée d’enquêter sur Infant Island est composée de Takuya, une espèce d‘Indiana Jones japonais un peu maladroit et de son ex Masako (qui travaille pour l’environnement) qui a requis ses services d’explorateur en échange de sa libération d’une prison thaïlandaise.

Takuya Jones et son équipe découvrent l’oeuf de Mothra
On a droit à quelques scènes dans le style d’INDIANA JONES avec des engueulades de l’ex couple rappelant Indy et Marion qui se crêpent le chignon. C’est un hommage plutôt marrant à la saga de Spielberg, et qui ne dure pas longtemps (on n’est pas dans le plagiat non plus). Ce seront peut être même les protagonistes les plus mémorables depuis le début de la saga. Ils ont même un arc narratif : Takuya doit apprendre à cesser ses activités de pillage illégales ou autres recels s’il veut mieux connaître la fille qu’il a eu avec Masako.

J’attaque comme je peux en tant que chenille, et Battra il a des éclairs le tricheur !
Mais l’intérêt du film reste les monstres bien sûr. Là encore, comme avec Biollante, on nous présente des créatures qui vont évoluer. À son réveil, Mothra n’est qu’une grosse chenille (Battra aussi) qui deviendra plus tard le papillon géant que l’on connaît (dans une scène de mue étonnamment poétique d’ailleurs pour ce genre de film). Bien sûr, on n’est plus dans le ton ultra sérieux du début (mais bon avec le gros délire qu’était KING GHIDORAH, on a été préparé et ce film a l’air presque réaliste à côté) mais les affrontements entre les monstres restent plus inspirés que le film précédent (on a même une baston sous-marine entre Godzilla et Battra).

De chenille à papillon pour les 2 monstres qui s’allient contre Godzilla
Godzilla reste le méchant encore une fois, c’est bien Mothra et même Battra ensuite qui vont défendre la terre. Les féés du Cosmos jouent un rôle important à chaque étape d’évolution de Mothra, elles le guident vers le Japon, chantent lors de sa mue et lors de son alliance avec Battra, ce qui donne au film cet aspect « fantasy » assez inattendu mais plutôt réussi et jamais ridicule. Il y a évidemment un message écologiste derrière tout ça, avec une critique de ce que l’être humain est prêt à faire à sa planète pour son profit. Rien de très profond mais le film est plus familial et ça reste un bon message pour les enfants.
Le Cosmos chante (en langue indonésienne) pour Mothra
Conclusion : le film entre davantage dans la fantasy tous publics mais dans le bon sens du terme. Le film est franchement joli, que ce soit visuellement ou dans son propos écologiste. Mothra est une bien belle créature géante. Le film pourra parler aux enfants aussi, sans être idiot ni interdit aux adultes.

GODZILLA CONTRE MECHAGODZILLA 2 (1993) de Takao Okawara
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On notera tout d’abord l’absurdité du titre français (et anglais) de mettre un « 2 » comme si c’était la suite du film de 1974 (ce qui n’est évidemment pas le cas !) et qui ne portait même pas ce nom en VF !! (c’était GODZILLA CONTRE MECANIK MONSTER, bande de branquignols !)
Le pitch : Après avoir récupéré les restes de Mecha King Ghidorah (ouais ouais, tous les films se suivent hein), les autorités mettent au point une arme de nouvelle génération : Mechagodzilla, un robot de combat conçu pour éliminer définitivement le roi des monstres. Au même moment, une expédition scientifique découvre un gigantesque œuf (encore) sur une île isolée. Cette trouvaille attire rapidement l’attention de Rodan (le ptéranodon) et de Godzilla, qui s’affrontent avant que l’œuf ne soit transporté au Japon. Lorsque celui-ci éclot, un jeune « Godzillasaurus » voit le jour. Les liens qui l’unissent au célèbre kaiju déclenchent une série d’événements catastrophiques, forçant Mechagodzilla à entrer en action dans un affrontement décisif où l’avenir de l’humanité est en jeu.
Même réalisateur, même ambiance globale : le ton est plus familial et les bastons mêlant robot et monstres géants nous donnent l’impression d’être tombés sur un épisode de BIOMAN. Mais bon…c’était déjà le cas dans les classiques de l’ère Shôwa, les films de kaijus ont tendance à virer dans les batailles avec toujours plus de monstres et robots. Ils n’ont pas pu s’empêcher non plus de faire naître un petit Godzilla (Dieu merci, il ne parle pas !) On soupçonne ce petit d’être celui de Godzilla ou juste un truc de son espèce (il faudrait qu’il soit une femelle pour être capable de parthénogenèse…) et ce dernier le cherche, d’où ses attaques sur le Japon. Si Rodan se pointe, c’est apparemment parce que l’œuf était dans son nid (ah le saligaud de Godzilla, il fait comme les coucous, il pond chez les autres !) Du coup Rodan pense qu’on lui a piqué son œuf aussi (là, les humains l’ont un peu cherché !)

Cherchez l’intrus qui apelle son parent
À noter qu’il y a toujours ce personnage étrange de Miki, la fille disposant de pouvoirs psychiques. Pour une quelconque raison depuis BIOLLANTE, elle est revenue dans tous les films. Elle travaille pour l’institut de recherches paranormales. Cela donne lieu à quelques trucs mystiques à nouveau où elle sent la présence ou l’arrivée des monstres. Mais on ne peut pas dire que son personnage serve beaucoup non plus.

Bagarre pour des oeufs
Le film est sympathique mais c’est loin d’être mon préféré. Déjà, j’avoue que je ne suis pas fan du concept de MechaGodzilla (moi les robots géants, bof ! J’aime mieux les monstres) et puis c’est un peu ridicule de créer un truc qui va piétiner une ville pour combattre un monstre qui piétine une ville (oui je sais c’est un film de kaiju, la logique on s’en fout un peu). Mais disons que le film n’a pas la poésie du précédent avec Mothra, et continue d’être dans un registre familial mais sans être joli ou sans message derrière, juste en exagérant les batailles et les armes (y’a Super Mecha Godzilla avec un vaisseau qui s’assemble dans le dos, et des mega bombe machin laser truc !) De plus, c’est vrai qu’on ne nous explique pas trop cette histoire d’œufs. Qui a pondu ? Ils ont des millions d’années les œufs ? Rodan est une femelle ? Mais le bébé Godzilla alors ? Ils font tous de la parthénogenèse ces monstres ?? Ce serait un nanar, je m’en ficherai, mais le film se laisse regarder et tient la route donc bah…je sais pas, trouver une explication pour ces œufs quoi !

Tu vas voir, sale copie robotique, je vais te faire un Chokeslam !
Bon, sinon ça reste fun à voir, les batailles et destructions de maquettes ça marche toujours autant, même si la vraisemblance a un peu foutu le camp (faut voir Godzilla faire quasiment des prises de catch !) Et la fin s’en tire bien en montrant quand même que cette fois Godzilla cherchait le bébé de son espèce et qu’il s’en prend plein la gueule par les humains. Certes, depuis le temps qu’il cherche les embrouilles Godzilla, il fallait bien riposter. Mais il y a une ambiguïté morale à la fin où se pose la question de la responsabilité humaine. Si personne n’avait touché à cet œuf, Godzilla ne serait (peut-être) même pas revenu. C’est une des rares fois où, sans devenir un héros comme dans certains vieux classiques, Godzilla semble un peu dans son bon droit.

GODZILLA VS. SPACE GODZILLA (1994) de Kensho Yamashita 
Ah celui-là…je crois qu’on tient le pire de la saga ! Certes on avait atteint des sommets de délire avec KING GHIDORAH, mais au moins on se marrait.
Le pitch : À la suite d’un étrange phénomène cosmique impliquant des cellules de Godzilla projetées dans l’espace (oui euh…c’est expliqué dans le film), une redoutable créature voit le jour : Space Godzilla, un double surpuissant du roi des monstres doté de capacités liées à une énergie cristalline. En arrivant sur Terre, il sème le chaos, capture bébé Godzilla (merde, il est encore là lui ?) et transforme une partie du Japon en forteresse de cristal. Face à cette menace sans précédent, les forces de défense japonaises déploient leur nouveau robot de combat, Mogera, tandis que Godzilla doit affronter son redoutable rival.
Mouais…alors voilà le plus faible de la saga ! Pas nanar, non, désolé. C’est trop ennuyeux, pas assez débile pour faire rire. Ils ont même changé le design de bébé Godzilla qui ressemblait à peu près à un dinosaure, mais là on dirait un personnage de Disney sorti d’un cartoon ! C’est qui le réal ? Ah, c’est pas le même, on l’aurait deviné. Cette fois Miki la psychique a un rôle plus important mais pas forcément pour notre bonheur (elle va faire des trucs improbables.) En effet tout le monde n’a pas les mêmes projets pour Godzilla. Certains essaient de le tuer mais d’autres veulent lui implanter un appareil permettant de mieux communiquer avec lui par télépathie, voire le contrôler (rien que ça !) Et donc c’est Miki la télépathe qui s’y colle. Mais bon ça marche pas, hein, vous pensez bien ! (tu sers à rien, Miki !)

Attendez, il est censé avoir grandi, pourquoi il ressemble à un bébé Donald Duck ?
Honnêtement le début du film est rigolo. Bon il faut accepter toujours que c’est tous publics et gentillet, mais quand plusieurs équipes tentent de capturer (ou tuer) Godzilla sur une île, c’est pas déplaisant. Mais c’est peut-être bien le souci, en 40min on a déjà tout vu : Le robot Mogera qui se bagarre avec Space Godzilla dans l’espace avant son atterrissage, Godzilla et bébé aux prises avec les humains, puis les 2 Godzilla qui se font face. Aussi bête que soit le scénar, ça pourrait être divertissant, et on se dit même que ça va être le combat final au bout de 40min. Mais il reste une heure. Que faire de surprenant après ça ? Space Godzilla fait pousser des cristaux là où il passe. Ah…cool. Et puis la baston du robot Mogera contre les monstres, ça fait très recyclage du précédent film avec MechaGodzilla (on peut franchement confondre les 2 fins).

Éh ! Touche pas au gamin, gros vilain cristallin !
Cela reste toujours sympa visuellement avec de beaux plans des monstres dominant la ville et la transformant en champ de bataille, mais à ce stade on est habitué, on sait qu’ils savent faire de jolis effets et de belles maquettes. Mais les rebondissements sont peu nombreux, c’est mou et on se fiche un peu de ce qui se passe. C’est une question de rythme, et aussi de trop peu de nouveauté. MOTHRA apportait un truc nouveau et poétique, MECHAGODZILLA la baston de robot, on a déjà eu plein de monstres volants qui tirent des éclairs aussi, et du coup SPACE GODZILLA n’apporte rien de bien palpitant (en plus il a l’air con en s’envolant sous forme de gros cristal) tout en conservant pas forcément les meilleurs aspects des précédents films. Mais peut être que si c’est le premier film de la franchise que vous voyez, ça passera mieux (encore que…vous risquez de ne pas comprendre d’où sortent la psychique, le bébé Godzilla et les fées…parce que ouais, les féés du Cosmos font un petit coucou aussi, mais juste pour dire « allez courage, démerdez vous avec Space machin » !)

Ouais, la pyrotechnie est sympa, mais ça fait léger quoi !
Moi quitte à choisir je préfère le gros n’importe quoi de KING GHIDORAH pour me marrer plutôt qu’un film au scénar idiot mais qui ne semble pas oser faire n’importe quoi, et du coup ne fait rien de mémorable. Il se retrouve le cul entre deux chaises : on ne peut pas le prendre au sérieux parce que ça reste un GODZILLA familial avec son lot d’absurdités enfantines, mais qui essaie de se modérer et donc devient ennuyeux. On pourrait aussi lui enlever 30min parce que ça traine en longueur.

GODZILLA VS. DESTOROYAH (1995) de Takao Okawara 
Ouais, ouais Destoroyah, vous avez bien lu. Comme…destroyer ! Mais à la japonaise avec leur alphabet, qui donne « destoroyah » à la prononciation. Oui ça a l’air idiot, mais contre toute attente il est sympa ce dernier film. Et il redevient plus sérieux que les opus précédents depuis GODZILLA VS. MOTHRA.
Le pitch : Alors que le cœur nucléaire de Godzilla devient instable, le titan risque d’entrer en fusion, une catastrophe capable de provoquer un cataclysme planétaire. Tandis que les scientifiques cherchent désespérément un moyen d’empêcher ce désastre, une nouvelle créature voit le jour. Née des effets d’une invention similaire au destructeur d’oxygène du professeur Serizawa utilisé des décennies plus tôt (bah oui, vous vous souvenez que le film de 1954 reste canon dans cette saga), cette forme de vie mutante évolue rapidement en un monstre d’une puissance terrifiante.
Pour ce dernier film, la Toho a rappelé Takao Okawara apparemment. Mine de rien ses 2 films étaient corrects (le meilleur étant MOTHRA) et après la déception qu’était SPACE GODZILLA, on est content de le revoir ! Cette fois-ci Godzilla a un problème : l’énergie nucléaire dont il est gorgé met son métabolisme à rude épreuve et il est sur le point d’exploser. Les scientifiques pensent que les dégâts seraient tels qu’ils embraseraient l’atmosphère (soit ce que les concepteurs de la bombe atomique craignaient, une réaction en chaine inarrêtable.) Le film multiplie les références au classique de 1954 réalisé par Ishirō Honda. Il fait revenir certains personnages ou leurs descendants et rappelle les conséquences du destructeur d’oxygène, qui devient ici la cause de la création du monstre Destoroyah. Le scénario s’inscrit ainsi dans la continuité des thèmes fondateurs de la série : les dangers du nucléaire, des armes de destruction massive et des dérives scientifiques.
Le film adopte un ton nettement plus sérieux que les épisodes précédents (bon…à part les pseudo explications scientifiques sur la création des monstres). Godzilla y devient une véritable bombe nucléaire vivante, tandis que Destoroyah incarne les conséquences à long terme de technologies mal maîtrisées. Cette dimension écologique et antimilitariste constitue l’un des principaux points forts du long métrage, même si le scénario se montre parfois confus et un peu trop explicatif, notamment lorsqu’il développe le concept du « micro-oxygène ».

Théorie sur l’explosion de Godzilla. C’est pas bon !
Visuellement, plusieurs séquences marquent les esprits, comme la destruction de Hong Kong ou l’impressionnante apparence de Godzilla en fusion. En revanche, les affrontements contre les crabes mutants (oui, Destoroyah commence sous la forme de plusieurs bestioles à taille humaine) puis contre sa forme finale pâtissent d’effets spéciaux inégaux. Si le design de la créature est réussi, son manque de mobilité la rend finalement pas si impressionnante que ça.
En revanche, le rythme tient bien la route. Les affrontements contre les crabes géants offrent quelques scènes d’action qui rappellent la saga ALIEN, avec des humains aux prises avec des créatures particulièrement coriaces. D’ailleurs, même si leur apparence n’a rien à voir avec celle du xénomorphe, elles possèdent elles aussi une deuxième mâchoire télescopique ! Les bestioles finissent ensuite par fusionner pour donner naissance à un monstre gigantesque (oui, c’est très scientifique…je vous avais prévenus).

Les vilains crabes qui ne font que grandir
Place alors au combat final. Destoroyah commence par infliger une sévère correction à Junior (le bébé qui a bien grandi), avant d’affronter le véritable Godzilla en fusion dans un duel d’une rare brutalité. Les deux titans s’échangent des coups sans retenue, et ça pisse même le sang.. vert, certes, mais quand même ! On ressent vraiment qu’il s’agit de la conclusion d’une époque, avec le dernier affrontement d’un Godzilla mourant face à une créature increvable.
La conclusion, enfin, se révèle étonnamment émouvante. Malgré toute la destruction qu’ils provoquent, la disparition de ces monstres parvient à susciter des émotions. Les japonais ont décidément un talent particulier pour rendre touchante la mort d’une créature capable de raser une ville entière…tout en célébrant la survie d’une autre.

Godzilla pas content du tout, et grosse bagarre qui tâche !
Bref, le rythme de ce film est meilleur que les 2 précédents. Même si Godzilla apparait dès la première minute pour qu’on constate qu’il est en feu et que quelque chose se trame, il disparait un bon moment pour laisser place à de l’action entre humains et bestioles, afin que l’impact d’une confrontation finale entre kaijus soit plus marquante. C’est juste dommage que les effets spéciaux ne soient pas super (on n’est plus en 1984 là, mais en 1995, ça pourrait être moins pataud !) Mais le film demeure un bon final de saga qui reprend un peu de sérieux pour que tout ne se termine pas sur une farce.

Le petit Godzilla (plus si petit que ça) et son proche parent mourant. Qui va y passer ?
Bien que la Toho annonce alors la fin de Godzilla, le studio poursuivra sa production de films de kaiju, notamment avec une nouvelle trilogie consacrée à Mothra, tandis que son grand rival de la société Daei, Gamera, fera lui aussi un retour remarqué dans une trilogie dans les années 1990. Et nous en parlerons peut-être, parce qu’elle est cool la trilogie GAMERA de Shūsuke Kaneko.

Les 2 trilogies de films de kaijus des années 90 qui ont succédé : Mothra et Gamera
Bref, tout ceci conclue nos chroniques de la saga Godzilla des années 80/90. Tous ces films sont sortis en DVD chez nous il y a un bout de temps mais hélas les éditions laissent à désirer, avec quelques films uniquement disponibles en anglais sous titré français (pas de VO…et punaise le doublage anglais, vous n’êtes pas prêt ! C’est à peine regardable ! J’ai hélas vu MECHAGODZILLA 2, SPACE GODZILLA et DESTOROYAH en anglais la première fois, ouch ! Les 4 autres ont la VO.)
