SATIRE POLITIQUE ET GROS LÉZARD

SHIN GODZILLA est un nouveau reboot dans la franchise du lézard atomique. Après la saga des années 80/90 dont j’ai déjà parlé, il y a encore eu des films au début des années 2000 (6 films indépendants dont le dernier est GODZILLA FINAL WARS de 2004). Je ne les ai pas tous vus (un jour peut être sur C.AP). Mais après 12 ans d’absence, et la présence à la réalisation de Hideaki Anno (NEON GENESIS EVANGELION, NADIA ET LE SECRET DE L’EAU bleue) qui a commencé comme animateur sur NAUSICAÄ de Hayao Miyazaki, il y avait de quoi titiller ma curiosité. Quel parti pris choisirait-il pour ce nouveau GODZILLA ?

Nouveau design

Débats, conférences, communiqués officiels à la TV, perte de temps colossale

Kayoco et Yaguchi, qui tentent de faire bouger les choses

Et pendant ce temps, la bestiole évolue en quelque chose de plus en plus monstrueux

Une scène glaçante d’une effroyable beauté

Un véritable dragon des temps modernes

6 thoughts on “SHIN GODZILLA – 2016”
  1. Celui-là, je l’ai beaucoup aimé !
    POur toutes les raisons que tu invoques…
    -Tout ce bordel déshumanisé d’un gouvernement englué qui cache son impuissance par des protocoles qui s’ajoutent aux ordonnances et aux ridicules de fonctions en carton…
    -L’évolution physique qui fait monter la mayonnaise jusqu’au climax quand même assez impressionnant
    original et tendu. Tu parles d’une division du public, tu me l’apprends, POur moi le film fut celui a relancé la franchise au Japon.
    Hideaki Anno a chapeauté pas mal de « modernisations » de films SF/Joaponais comme derrière SHIN ULTRAMAN (que j’ai jamais réussi à finir) et SHIN MASKED RIDER

    1. Je ne parle pas du public japonais. Mais chez nous ça n’a pas plu à tout le monde ce côté ultra bureaucratique. J’ai vu des critiques très opposées.

      Je n’ai jamais accroché à ULTRAMAN alors j’avoue ne pas être au courant pour ce SHIN ULTRAMAN. C’est quand même un truc particulier Ultraman qui n’a jamais vraiment fonctionné chez nous, même si on a diffusé d’autres trucs de super sentai. C’est leurs super héros à eux quoi. Mais faut accrocher.

      1. Cette trilogie de films a été assez « promotionnée » dans la presse spécialisée (Mad Movies je crois…)
        et ils sont pour la plupart dispos sur Prime.
        C’est comme ça que je j’ai pu voir le Ultraman qui est pas mal quand ils sont en civil mais qui peine sur le visuel, c’est pas que cela soit mauvais, mais j’ai du mal à accrocher.
        Masked Rider j’ai pas encore essayé…
        Oui en France, qu’est-ce qui ne clive pas de nos jours?

        1. Oui, tout clive si on va par là, mais là je pense que c’est en partie lié au fait que la structure narrative n’est pas du tout occidentale. Même Minus One est bien plus occident friendly avec son protagoniste qui doit vaincre ses démons, etc.
          Là l’aspect bureaucratique sans grande emphase sur un héros spécifique peut rebuter.

          Sinon j’avoue ne pas lire la presse spécialisée…je me renseigne sur les films sur des sites de critiques justement^^ Des blogs ou sites que je connais depuis longtemps. Devildead, Darksidereviews (anciennement HK mania), etc. J’avoue préférer les critiques pas forcément pro, et en lire 2 ou 3 pour voir des arguments différents.

          1. Si je consulte les sites, blogs ( la preuve^^) etc…
            Je reste très attaché au kiosque et je commence à avoir des piles et des piles de revues
            En général, je m’en débarrasse au bout d’un moment mais je garde les Hors séries et j’ai une pelletée de Mad movies hors séries sur les films dont vous parlez d’ailleurs…
            L’article sur les films sur » la peur invisible » de Tornado recoupe pas mal celui sur les Maisons hantées etc…
            J’alterne.
            Pour minus One, je me suis laissé dire que les films étaient parfois optionné pour la cérémonie des Oscars à l’avance et triait justement les récompenses diplomatiquement pour récompenser des films étrangers sur des trucs précis etc… ça fait un peu complotiste, mais en même temps, comme je ne crois plus du tout en ces institutions, l’info- officieuse cela s’entend- ne m’a pas choquée
            Je ne me suis pas étonné non plus de constater que le déroulé du film (Minus One) soit totalement « blockbuster compatible » avec un happy end à la Spielberg qui jure un peu…
            Ca ne m’a pas embêté, mais cela ne m’a pas étonné non plus.

  2. …!! Mé…?! C’est complètement « Evangelion-friendly », ce film-là !
    Anno n’a pas fait qu’engager le compositeur de la série animée : il a carrément utilisé les mêmes musiques pour les mêmes scènes 😀 ! Et ça fonctionne, nondidjou ! L’affect a pris le pas sur mon visionnage et je me suis surpris à éprouver presqu’ autant d’impatience qu’à mes premières expositions aux déboires délirantes de Shinji & compagnie. Sans compter que ce Godzilla-là (🤭), avec ses yeux inexpressifs de lapin écorché (vieille référence/vieux trauma enfantin(e) en rapport avec la présence cyclique de la pauvre bête morte, dans le réfrigérateur de mes parents…), ainsi que sa gueule « tri-articulée », en font le cousin pas si éloigné des créatures géantes du court métrage associé au troisième (je crois ?!) Evangelion Rebuilt, et qui ravagent la Terre exactement de la même manière « catastropho-esthétique ». Une vraie surprise, cette approche : pour les fans, ça aurait tendance à associer la créature à quelque chose de plus symbolique qu’une « simple » manifestation de la nature (artificiellement créée ou pas) ; son apparition conditionnerait donc inévitablement la fin du monde, d’un point de vue absolu -très biblique.
    Hé ben ! On peut pas dire que le gars n’ait pas de la suite dans les idées.

    Cela-dit, comme vous, j’ai bien apprécié l’absence de héros précis et de ses avatars à suivre, de tension dramatique ciblée sur telle ou telle autre personne : le ton volontairement froid utilisé pour démontrer toute cette inefficacité administrative offre un spectacle d’un genre tout à fait nouveau, plutôt culturellement intéressant, en parfait contrepoint dans son absolu dérisoire, à l’énormité cataclysmique (pléonasme ?!) du monstre cyclopéen. Bien apprécié aussi le travail de mise en images de ces moments-là, très élaboré et sûrement plein de sens Cinématique pour qui sait décoder ; tous ces bla-bla à priori rédhibitoires sont particulièrement bien insérés au fil des scènes. Juste éprouvé un peu de mal à fonctionner au casting. Je leur trouve des physiques très stylisés ainsi que des brushings un poil improbables pour leurs emplois supposés, hautement respectables -mais c’est peut-être un hommage (ou une vanne ?!) aux habituelles productions Hollywoodiennes de la part du metteur en scène : il est quand même un peu décalé, le Hideaki. Je ne connais pas assez le cinéma Asiatique pour avoir une vision lucide du tout.
    Pas amateur pour deux sous du genre Kaiju, j’ai néanmoins passé un bon moment : c’est vraiment très beau, visuellement parlant (à part Godzilla, franchement envisagé très différemment de ses productions classiques) ; sans effets gratuits (c’est même carrément sobre !) et avec un soucis de « réalisme » constant.
    Lire les articles ici, ça promène vraiment loin, parfois… Merci, donc.

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