LE GODZILLA D’APRÈS GUERRE
Chronique du film GODZILLA MINUS ONE
Réalisateur : Takashi Yamazaki
Date de sortie : 2023
Genre : Fantastique, drame
Après SHIN GODZILLA en 2016, le Japon n’a à nouveau plus produit de film GODZILLA pendant 7 ans (mais tout de même quelques films d’animation). En 2023 sort GODZILLA MINUS ONE, un film qui interpelle par la curiosité de son titre. En réalité il s’agit d’indiquer que cette fois, ce film se passe encore avant celui de 1954. C’est un reboot, il ne prend pas en compte le classique de Ishirô Honda, mais se passe non pas dans les années 50 mais en 1945 (jusqu’à 1947) alors que la guerre vient juste de prendre fin.

Le pitch : Après la Seconde Guerre mondiale, Kōichi Shikishima, un ancien pilote japonais supposé être un kamikaze mais ayant manqué de courage pour se sacrifier, rongé par la culpabilité, tente de reconstruire sa vie dans un pays dévasté. Alors que le Japon peine à se relever, une créature gigantesque surgit des profondeurs et menace d’anéantir ce qu’il reste de la nation. Confronté à ses démons du passé, Shikishima rejoint un groupe de civils et de vétérans déterminés à affronter ce monstre colossal. Leur combat devient autant une lutte pour la survie qu’une quête de rédemption et d’espoir face à une catastrophe sans précédent.
J’allais dire que cette fois, plus possible de blâmer les essais nucléaires de la bombe H vu que le film se déroule avant. Sauf que l’atoll de Bikini a été frappé plusieurs fois par des essais nucléaires. Et ça a commencé avec l’opération Crossroads au cours de l’été 1946. Ce n’était « que » des bombes atomiques, et pas encore la bombe H de l’opération Castle de 1954. Mais les américains ont fait péter des trucs pendant 10 ans là bas ! Cela dit, le film abandonne un peu la critique du nucléaire (ça a déjà été fait.) Il se contente de conserver une origine similaire à Godzilla. À la place, le film se focalise davantage sur des protagonistes cette fois et porte un regard critique sur le gouvernement japonais à travers plusieurs choses. Déjà, la notion du devoir de kamikaze…qui est rude ! Shikishima s’en veut tout le long du film et s’interdit d’être heureux même s’il a rencontré une femme (Noriko) et un bébé (Akiko) abandonnés dans les ruines des quartiers démolis pendant la guerre.

De retour du front…Bienvenue dans vos ruines !
Pour lui, la guerre n’est pas finie et il pense devoir mourir pour racheter son honneur. Le fait qu’il ne puisse se détacher de cela même en ayant trouvé des amis et reconstruit un peu sa vie pointe du doigt l’endoctrinement abusif du code d’honneur des kamikazes. De plus, avec ses compagnons, il a dégotté un job qui consiste à aller débarrasser les flots des centaines de mines sous-marines que le Japon et les américains ont balancé à l’eau. Un job bien payé mais à haut risque d’y laisser sa peau, et ce n’est pas l’armée qui s’y colle mais les pauvres gars qui cherchent un job après la guerre (c’est certainement une pratique qui a existé qui est ici critiquée.)

Un job pas comme les autres
Le film s’articule autour du parcours de son protagoniste et de sa lente reconstruction, alors qu’il tente de réapprendre à vivre en dehors d’un système qui l’a brisé. En parallèle, le récit déploie un second niveau de lecture à travers une galerie de personnages secondaires, tous bien écrits et attachants. Chacun d’eux cherche, à sa manière, à se reconstruire, à l’image d’un Japon tout entier contraint de renaître de ses ruines. Godzilla n’est finalement qu’un catalyseur, une incarnation des traumatismes que ce peuple doit affronter pour reprendre le contrôle de son destin. J’ai lu que certains y avaient vu un message pro-guerre puisque chacun doit reprendre les armes contre Godzilla et que Shikishima se lance dans un assaut tel un kamikaze à la fin, sauf qu’à plein de moments on nous parle du contraire, comme lorsque les vétérans refusent d’emmener la jeune recrue de leur équipage de démineurs et qu’il ne doit pas culpabiliser de ne pas avoir participé à la guerre mais en être fier. Et Shikishima ne se tue pas non plus. Et…le plan final pour éliminer Godzilla ne repose sur aucune arme à feu. Bref…j’y vois plutôt un conflit intérieur entre les règles strictes et cruelles imposées aux soldats et la volonté de vivre.

Une famille recomposée et des amis dont Shikishima s’interdit de profiter
Le long métrage pousse même son propos plus loin à l’aube de son troisième acte, en livrant une critique particulièrement incisive de l’inaction politique. Les hommes et les femmes du Japon y apparaissent abandonnés à leur sort. Paralysé par la crainte d’aggraver les tensions entre les États-Unis et l’URSS, le gouvernement choisit l’immobilisme, laissant les citoyens revivre le sentiment d’abandon qui les avait déjà marqués pendant la guerre : privés de soutien, de moyens et d’espoir, ils semblent condamnés à affronter seuls une mort annoncée. Ce sont bien des civils, des anciens de la marine, à bord de navires désarmés, qui vont tendre un piège à Godzilla.

Vaut mieux tomber sur une mine que sur ça !
Le film nous présente Godzilla assez rapidement en 1945 sur l’île d’Odo (comme le classique de 1954), là où était basé une garnison de kamikazes. Mais à ce moment là, il ne mesure que 20 mètres environ (ce qui ne l’empêche pas de tuer tous les soldats). Il réapparaitra plus tard en 1947 après les essais nucléaires qui, on le suppose, l’ont fait tripler de volume ! C’est lors d’une mission de déminage que nos protagonistes croiseront sa route. Il s’agit peut être du film Godzilla contenant le plus d’affrontements marins d’ailleurs. Il mettra un pied sur la terre ferme le temps de pulvériser le quartier de Ginza mais la majeure partie du temps il est en mer et ce sont les hommes qui le rejoignent pour tenter de le stopper, cette fois-ci avec un plan visant à refroidir son métabolisme (un peu comme dans SHIN GODZILLA) en utilisant la décompression rapide (donc l’idée est de couler puis remonter Godzilla des profondeurs).

Un plan contre Godzilla ne nécessitant aucune puissance de feu
La manière dont le comportement de Godzilla est traité est également réussi. Même s’il casse tout, il ne semble jamais vraiment viser quoi que ce soit. Sauf que tel un gosse dans une fourmilière, il est juste gros et balaie un immeuble de sa queue par accident. Souvent lorsqu’il attaque, il semble répondre aux assauts des humains. Entendons-nous bien, je ne dis pas que les humains devraient laisser la pauvre bête tranquille, on parle quand même d’un monstre qui casse tout, mais je souligne qu’il agit de manière convaincante tel un animal qui ne remarque même pas les fourmis à ses pieds. Et le découpage, d’une remarquable lisibilité, maîtrise l’espace et les changements d’échelle avec une précision qui nous fait ressentir aussi bien le vertige des situations que la brutalité implacable de cette force de la nature. Chaque impact dans le bitume, chaque déferlante engendrée par son rayon, chaque projectile propulsé à des dizaines de kilomètres est ressenti avec une véritable puissance.

Un p’tit tour à terre le temps de tout casser
Les effets visuels sont très convaincants, le design de Godzilla est proche de celui des années 80/90 mais en plus élaboré (ce n’est plus un costume, mais sa tête conserve bien le design de cette époque et non celui des années 2000). Et c’est étonnant de voir comment, avec une bonne mise en scène, l’usage de scènes silencieuses comme si on retenait notre souffle, et des plans bien pensés, une production d’à peine 17 millions humilie la plupart des films GODZILLA américains au budget 10 fois plus élevé. À nouveau dans ce film, le rayon que crache Godzilla a des effets différents (tout comme dans SHIN GODZILLA, comme si à chaque nouveau film, ils cherchaient à trouver un moyen de rendre ce pouvoir surprenant). Cette fois le rayon n’a même pas besoin de toucher quelque chose, la déflagration est si forte que le déplacement d’air tout autour suffit à souffler les immeubles comme des fétus de paille.

Elle n’est pas bientôt finie ta guerre ?
S’il fallait trouver quelque chose à redire sur le film, ce serait peut-être sa fin plutôt heureuse compte tenu des circonstances. Non pas que je sois contre les happy end, et le propos du film est bien de montrer notre protagoniste embrasser enfin sa nouvelle vie et prendre conscience de ce qu’il a, donc c’est cohérent. Sauf que peu crédible quand on a vu comment certains de ses proches (je ne spoile pas !) ont été balayés par Godzilla. C’est assez miraculeux de survivre à ça !
Mais en bref, c’est à nouveau un très bon reboot de la franchise après un SHIN GODZILLA convaincant aussi dans son approche moderne. Là, on retourne aux sources avec un Godzilla d’après guerre, et un film suffisamment différent du tout premier de 1954 pour ne pas le qualifier de remake, tout ça grâce aux sujets abordés différents qui s’attaquent cette fois non pas tellement aux USA mais au gouvernement nippon de l’époque qui laisse sa population à l’abandon. On pourra aussi souligner que le réalisateur est aussi le scénariste et le superviseur des effets spéciaux. Chapeau, monsieur !

On ne m’enlèvera pas de la tête que le montage du film a été « customisé » pour être visible à l’international et éligible aux OSCARS.
Ceci dit, je l’ai aimé aussi pour sa « facilité d’accès » là où certains classiques peuvent parfois contenir un certain hermétisme.
Je l’ai même revu en « noir et blanc » pour faire encore plus hommage au premier.
C’est rigolo.
Honnêtement je doute qu’un film de monstre géant puisse ne serait-ce qu’être envisagé à une sélection aux Oscars. Trop snob. Film de monstres = caca débile pour eux.
Mais il est clairement plus occident friendly que SHIN GODZILLA ouais. Mais chouette tout de même. L’action est soignée, les scènes en mer changent un peu.
Je fais peut-être un peu complotiste ^^ mais je pense que tous les films sont optionnés avant même leurs sorties en salle, avec des critères d’entre soi, d’accord avec les studios et d’autre plus politiques de répartitions des prix pour contenter un peu tout le monde
MINUS ONE avait une réputation qui gonflait énormément depuis longtemps et notamment qu’il était sans doute le meilleur film visuel de l’année, L’argument sur la gestion de son budget avait été déjà pointé et l’industrie n’a sans doute pas voulu se ridiculiser en ne récompensant pas le film d’une manière ou d’une autre…
Intercut avait fait une longue vidéo sur le fonctionnement des oscars il me semble…
Eddy : ta réflexion est juste lucide -et informée.
La beauté intrinsèquement cinématographique de ce film n’a d’égale que l’absence complète de parti-pris narratif de la part des auteurs : tout est ripoliné au possible, lissé, brossé dans le sens du poil Occidental jusqu’à l’écœurement. Aucune surprise : le déroulé, pour maitrisé qu’il soit, est d’un poussif lénifiant qui, sans le recours aux magnifiques scènes de destruction, confine au soporifique. Le casting est à l’avenant : entre sa délicate joliesse adolescente à lui et sa séduction enfantine à elle, on est à fond dans le pire consensuel Disney (La Reine Des Neiges, quoi). Rien de ce qui les afflige ne les transforme : ils collent tout du long à leurs personnages en deux dimensions. Même pas la moindre tension amoureuse, malgré leur cohabitation forcée : on est dans l’idéal Américain de la télé des années cinquante.
Un peu d’humour aurait pu aider à digérer l’ensemble mais, même là, on colle au modèle Américain, avec personnages convenus (la dynamique de l’équipe de démineurs -le brushing décoiffé « so chic ! » du savant !!) : rien n’est fait pour alléger le malaise créé par la lâcheté (difficile à justifier et même à comprendre, d’ailleurs) du personnage principal.
Aussi, j’ai moyennement apprécié cette relecture du sort des Kamikaze : là aussi, on sent très fort une envie de ne heurter personne -genre, ils étaient tous évidemment volontaires (et leurs cockpits n’étaient pas boulonnés de l’extérieur…).
L’œuvre est parfaitement exécutée ; et les investissements techniques conséquents sont parfaitement visibles à l’écran : des décombres de la guerre aux effets spéciaux modernes du lézard géant, on ne peut pas se prétendre volé. Cette mondialisation à tous crins est d’autant plus frustrante, du coup, tant elle nivelle par le bas ; capable de délaver même un concept aussi spécifique que celui des films de monstres à la Japonaise.
Moui bon…je pense que c’est accorder trop d’importance au film en l’analysant comme ça.
Il y a clairement de tout dans la franchise Godzilla. De la critique, du pur divertissement, du film familial fun, même des trucs pour enfants dans les années 70.
Donc je pense que que tous les films ne sont pas destinés à porter un regard d’auteur super profond et très différent de l’occident pour illustrer l’originalité du parti pris japonais, etc. Faut le prendre pour ce qu’il est. Enfin en tous cas moi je n’ai pas vu ça comme une quelconque trahison envers une façon de faire plus nippone.
En fait, j’imagine l’avoir à ce point mal apprécié aussi en parallèle du beaucoup plus « auteurisant » Shin Godzilla, vu la veille, et dont tous les choix expriment une vision très personnelle du cinéaste : rien de révolutionnaire à mes yeux (mal habitués, il est vrai), mais le résultat possède fatalement plus d’intérêt. Mon analyse superficielle de Minus One explique juste l’ennuie profond que j’ai éprouvé -et un peu la contrariété, étant donnée l’ampleur des moyens alloués à la réalisation. Contrariété redoublée par le volontaire de cette « javellisation » tous publics du médium filmé, hautement nuisible (et détestable), de mon point de vue ; et ce quel que soit le genre concerné, d’ailleurs : j’en ai autant après les Marvel à répétitions de ces dernières années…
L’ampleur des moyens ? 17 millions ? Bah dis donc qu’est-ce que tu dirais des Godzila américains complètement débiles au passage et qui coutent 200 millions^^
C’est sûr que c’est encore pire, dans le genre -même si je pense que la proportion des moyens en jeu ne s’investit pas complètement de la même manière des deux côtés de l’océan, au sein de l’industrie de cinéma, ni ne représente les mêmes risques.
Mais je voulais juste dire que -comparativement au film de Hideaki Anno-, on voit littéralement un investissement « plus-plus » dans la qualité « classique » purement filmique (les plans, le rythme, la progression de l’action, Etc…) de ce qui passe sur l’écran pour Minus One, le tout très regrettablement inféodé à ce cahier des charges commercialement omnidirectionnel (!) que je déplore ; quand Anno focalise davantage sur la personnalisation de la traduction de son propos. Malgré l’extrême « corsetage » imposé par le genre (genre pour lequel je n’éprouve pas d’attrait ou répulsion particuliers), il est parvenu à m’intéresser jusqu’au bout grâce à son approche à priori dépassionnée même si très inventive, quand le pur produit de consommation (parfaitement réalisé, on est d’accord) qu’est Minus One me laisse ensommeillé par sa forme -et prodigieusement contrarié par son fond.
Tiens c’est d’ailleurs un gros paradoxe en ce qui me concerne : J’ai vu TOUS les Godzilla & King Kong américains de ces dernières années, au cinéma et dans des conditions optimales (Imax, VIP, etc), et aucun GODZILLA japonais qui ont l’air pourtant cent fois mieux…
Cela-dit les versions américaines, je ne les ai pas trouvées débiles. C’est du spectacle popcorn, mais je trouve que c’est mieux que du TRANSFORMERS dans le sens où tu ne sacrifies pas les personnages et les histoires à la soupe à la rigolade. Ça reste quand même regardable niveau cahier des charges.
Je trouve (ce n’est qu’un avis personnel) bien pire les films de super-héros et, depuis le Dr STRANGE de Sam Raimi, qui m’a achevé, j’ai décidé de passer à autre chose…
J’avoue continuer à espérer découvrir quelque chose avec un fond créatif, dans le domaine du Super-Héros costumé : admirer des gens en train de voler dans les airs demeure une fascination irrésistible pour le vieux machin que je suis, et qui n’a pas réussi à grandir ; et je reste persuadé qu’énormément d’angles scénaristiques attendent d’être exploités sur grand écran, avec toutes les possibilités techniques que ça suppose… Je ne renonce pas, donc -même si il reste peu d’espoir, quand même le dernier Spiderman, tout décalé qu’il soit, passe complètement à côté des enjeux les plus basiques du genre : non seulement c’est idiot du point de vue du scénario (mais qui a eu cette idée loufoque ?!), mais ça ne remplit même pas la casserole de pop-corn, pour te paraphraser.
Juste suant, pour rester poli.
Ah ? le dernier Spiderman ? Pourtant tout le monde crie au chef d’oeuvre !!! (évidemment je ne l’ai pas vu).
Ça se veut « sérieux »…
Mais, du coup, pas d’humour, pas de distance : on est premier degré alors que le scénario est d’un infantilisme comme tu aimes (débile…) où rien n’est honnêtement justifié ni proprement amené (ni pour Spiderman, ni même pour Peter Parker, d’ailleurs : c’est du sur-place littéral). Et, cerise moisie sur le gâteau, tout est carrément axé sur un autre personnage, introduit au forceps et dont on se contrefichtre ici -un avatar version crétine de Jean Grey/Phoenix, carrément- pour nous préparer à l’arrivée d’une nouvelle mouture X-Meniène.
Rien de bien nouveau visuellement, en plus (et même rien de joli ou simplement graphique), sinon les pirouettes de Spidey, davantage « vécues » par le spectateur. Mais c’est franchement léger, pour le fan lambda -ou même le simple amateur de Blockbuster. Comprends rien à leur cahier des charges, à ces gars-là.
Re-vu WW84 hier : et ben c’est quand même plus sympa à regarder, malgré l’esprit culcul et la sous-exploitation des personnages (Cheetah caricaturale avant sa transformation et survolée après ; et le traitement scénaristique grotesque du chéri ressuscité…).
Ça parait pourtant pas si surréaliste d’espérer des adaptations inspirées, ou même simplement fun et/ou honnêtes, puisque ça s’est déjà fait : le Superman de Donner, le Batman 2 de Burton, X-Men 1 et 2 de Singer, le Hulk de Ang Lee, Iron Man 1 de Favreau…
Pas mécontent d’être passé à autre chose…
N’empêche, faut que je les voies ces nouveaux GODZILLAS nippons noudidiou !
Je crois qu’on avait déjà causé de ça ailleurs (Chez Bruce, non?)
Je continue de trouver que Minus ONE est un film bon (lissé, mais quand même bien fait) et il semble me souvenir que le scénar est inspiré (plus ou moins) d’un témoignage d’un des Kamikazes rescapés.
j’ai lu des articles à ce sujet et il en ressort quand même une sorte d’ambiance de gros bordel à l’époque qui empêche d’avoir une vision très claire de la chose.
Avec le gros Buzz du dernier Spider-Man, on a été tenté d’aller le voir, Maos on s’est dit qu’il fallait qu’on se mette à jour et on s’est infligé le NO WAY HOME…
Une semaine plus tard, après ma sortie de maison de repos, on a renoncé d’aller voir ça.
Après SUPERGIRL, on a du se faire une raison, malgré nos affections pour les personnages, je dois renoncer à mater ces films là…
Même LANTERNS qui semble être promis à tout un tas de récompenses, c’est juste horrible pour moi.
Qui a envie de voir deux gars se balader en pick-ip entre les cowboy tout en parlant de complot alien qu’on ne voit jamais ? On se fait chier…. (imaginons un Star wars en forêt de Rambouillet qui devient un discours anti-chasseur et où les Jedi se promènent en 2cv)
c’est tout le contraire du « show! Don’t Tell!
C’est bavard, sentencieux et quand cela aborde des problèmes sociétaux sans que jamais ce ne soit mis en scène, ça devient un cas d’école d’un « contre son camp » assez malaisant.
Mes bonnes surprises viennent de films qui sont d’honnêtes nanars comme LES MAITRES DE L’UNIVERS ou REDSONJA qui ne pètent pas plus haut que leur culs tout en donnant une dose de spectacle agréable.
Il parait qu’il est pas mal LES MAITRES DE L’UNIVERS ^^
Je ne pense pas qu’on puisse appeler ça nanar quand on adapte fidèlement un univers ridicule de base. Un gros truc kitsch assumé plutôt.
L’hommage au film FLASH GORDON est totalement assumé oui…
Le pas de côté fait dans le film est sans être renversant est bien vu et surtout….positif…
Il y a tellement de films qui reprennent de vieilles franchises qui ont l’air de dire « c’était de la merde et on va tout corriger » , là on est dans un truc souriant.
il est frais et il fait du bien au moral
Ah ben tiens : je confirme pour Les Maitres De L’Univers. Sans prétentions mais sans foutage de figure non plus (très visuel, pour le coup). Le truc est bien réalisé et ne se prend pas pour autre chose qu’un blockbuster à vocation fun.
Et c’est vrai que ça louche du côté Flash Gordon ; mais c’est de l’humour d’aujourd’hui : ça passe du graveleux (les blagues sur les patronymes…) à l’enfantin (le héros ou le tigre). J’imagine la tronches des parents qui vont devoir expliquer à leurs moutards (les quelques derniers à n’être pas en roue-libre sur les réseaux, en tous cas…) le sens des réparties entre Fisto et l’autre -dont je ne me souvient plus du blase, d’ailleurs. Mais l’argument est assez finement justifié par le scénario : c’est du divertissement.
La filiation à Flash Gordon passe aussi énormément par la musique en partie composée par Bian May dans un mood très très très Flash