
* LA GRANDE FAMILLE *
Contenu de l’article :
Chronique du film LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs : Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig, Nick Frost, Simon Pegg, Cary Elwes
Scénario : Joe Cornish, Steven Moffat et Edgar Wright
Musique : John Williams
Date de sortie du film : 2011
Durée : 107 minutes
Genre : Aventures

Cet article est consacré au film d’animation LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE, adaptation hollywoodienne réalisée par Steven Spielberg et produite par Peter Jackson et Kathleen Kennedy en 2011.
Conçu au départ comme le premier volet d’une trilogie, dont le second devait être réalisé par Peter Jackson et produit par Steven Spielberg, et le troisième réalisé et produit par les deux cinéastes ensemble, il demeure depuis toutes ces années après sa sortie le seul ayant vu le jour. Nous sommes donc toujours en attente d’une hypothétique suite, sans doute destinée à ne jamais arriver…
Le pitch : Dans une brocante, Tintin achète la maquette d’un navire nommé La Licorne. Deux hommes arrivent juste à ce moment et insistent pour racheter la maquette à Tintin, qui refuse catégoriquement. De retour chez lui, Tintin pose la maquette sur un meuble mais Milou, en poursuivant un chat, fait tomber le petit navire qui se casse au niveau des mâts, laissant échapper, sans que personne ne le voie, un petit cylindre métallique.
Intrigué par sa trouvaille, Tintin se rend à la bibliothèque pour en savoir plus sur le navire la Licorne, mais de retour chez lui, il découvre que la maquette a été volée. S’ensuit une série de péripéties qui vont mener Tintin à bord du Karaboudjan, un cargo commandé par un certain Capitaine Haddock. En vérité, le dit-capitaine n’est qu’un ivrogne, tandis que le navire est réellement dirigé par Ivan Ivanovitch Sakharine, l’un des deux hommes qui avaient insisté, à la brocante, pour racheter la Licorne à Tintin. Il est certain, à présent, que cette Licorne dissimule un secret…
Ceux qui connaissent les albums des AVENTURES DE TINTIN sur le bout des doigts auront rapidement compris que le récit s’articule sur deux albums en particulier : LE SECRET DE LA LICORNE et LE CRABE AUX PINCES D’OR.

Avouons que ça a de la gueule…
Si on aime Hergé et Tintin et que l’on aime aussi Steven Spielberg et Peter Jackson, autant dire que l’on est allé au cinéma la fleur au fusil pour jouir d’un film qui réunissait toute cette grande famille. Alors pourquoi, au moment de sa sortie, le film soulevait-il autant de rumeurs sourdes ? Pourquoi agaçait-il autant de monde ? Pourquoi autant de polémiques se déversaient-elles sur les files d’entrée d’un médium d’ordinaire aussi rassembleur que celui du cinéma ?
LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE fait partie de ces films qui ne pourront jamais faire l’unanimité. Entre les puristes tintinophiles, les amateurs de blockbusters hollywoodiens, les élites du festival de Cannes et les néo-insurgés qui persistent à considérer Hergé comme un fasciste et un méchant colonialiste depuis TINTIN AU CONGO parce que ça fait bien sur les réseaux sociaux (souvent sans avoir jamais lu un TINTIN), il est impossible de cocher toutes les cases. Cette vaste hétérogénéité des perceptions et cet agacement de tout bord devraient néanmoins nous mettre un peu la puce à l’oreille sur un point : l’adaptation hollywoodienne de Steven Spielberg est-elle finalement si consensuelle, si grand-public et impersonnelle qu’on pourrait le penser ?
Si Steven Spielberg a commis quelques faux pas dans sa brillante carrière (on a souvent vu HOOK, JURASSIK PARK ou autre AMISTAD essuyer de mauvaises critiques, encore que tout change et se nuance avec le temps !), on constate néanmoins que l’œuvre du créateur de E.T. est d’une homogénéité remarquable en termes de thématiques : L’enfance, l’Histoire, la patrie (et en corolaire l’immigration), l’absence du père et la famille recomposée reviennent en boucle dans la plupart de ses films. Impossible, dès lors, de ne pas voir la dernière thématique, puissamment ancrée dans l’œuvre du créateur de Tintin, faire partie de l’héritage naturel véhiculé par Steven Spielberg.
Souvenez-vous qu’Hergé, peu avant son départ vers les cieux, avait lui-même adoubé le cinéaste afin d’adapter les aventures du petit reporter à houppette sur grand écran. Lequel cinéaste rêvait, depuis toujours, de réaliser un grand film d’aventures (rêve qui donnera naissance à la saga INDIANA JONES) depuis qu’il avait vu L’HOMME DE RIO, le film de Philippe De Broca réalisé en 1964, inspiré… des AVENTURES DE TINTIN !
Logique donc, que Spielberg adapte un matériau si lié à ses chromosomes. Et logique, également, que cette tâche n’incombe à personne d’autre.

Ils sont différents, mais ce sont les mêmes…
Et Peter Jackson dans tout ça ?
L’association est surprenante mais elle a de quoi réjouir : Si le réalisateur du SEIGNEUR DES ANNEAUX n’a pas encore eu le temps de démontrer la profondeur de son œuvre comme a pu le faire celui des DENTS DE LA MER, il a conquis le paysage cinématographique international sur un double terrain : Celui des effets spéciaux avec la création des studios Weta (en partie spécialisés dans le procédé de la Motion Capture (*)), et celui de la générosité totale en offrant au public une monumentale adaptation de l’œuvre de Tolkien sous la forme d’un film de près de vingt heures (en comptant LE HOBBIT, bien sûr) ! L’adaptation contemporaine des AVENTURES DE TINTIN (entièrement réalisée en motion capture) nécessitant tout autant la technologie dernier-cri en matière d’effets spéciaux qu’une sincérité absolue vis à vis du matériau originel, il est tout à fait logique que Peter Jackson ait été approché pour participer au projet.
De sincérité, il est également question en ce qui concerne la transcription des personnages. Ces figures de papier prennent vie de manière si confondante (enfin une version live du Capitaine Haddock à la hauteur de sa carrure ! Merci Andy Serkis !), l’humour si particulier d’Hergé est traité avec tant de truculence et les images sont si splendides, qu’il faut être bien chichiteux pour ne pas s’incliner. Je n’en reviens toujours pas de voir des personnages tellement surannés, passés à l’essoreuse de la machine toute puissante de l’ère 3D, ressortir avec autant de substance et de nuances. Le pari n’était pourtant pas gagné tant ils ne supportent pas la demi-mesure (le rapport du capitaine avec la bouteille, plutôt délicat, est ici traité avec un humour ravageur !). Allez critiquer le film, après une telle prouesse !
Le générique de début, seul moment du film en 2D.
Quant à la réalisation proprement dite de ce premier opus, elle est impressionnante. Les plus farouches détracteurs du film n’ont décidément aucune idée du travail de titans effectué pour accoucher d’une mise en forme aussi riche et complexe. Depuis un générique calqué sur celui d’ARRÊTES-MOI SI TU PEUX (même type de musique jazzy et rétro par le même John Williams, compère légendaire de Spielberg, même esthétique bidimensionnelle, ici évidemment riche de sens) en passant par une éblouissante séquence d’ouverture en forme d’hommage à Hergé, jusqu’à un climax ébouriffant, le spectateur a droit à toute l’étendue de la grammaire cinématographique dans sa plus belle fonctionnalité. Non pas grâce à l’effet 3D, finalement inoffensif (un simple effet de relief), mais par la virtuosité de la mise en scène du cinéaste le plus doué de son époque. Ainsi, cette séquence d’ouverture dans le petit marché de la Licorne, à elle-seule, est un festival de mise en scène et une succession inouïe d’idées diégétiques : Cadres, sur-cadres, jeux de miroirs, opposition entre dessins 2d et 3d, entre images fixes et mouvement, et probablement bien d’autres choses qui nous échappent. Si Hergé en personne apparaît à l’écran plus vrai que nature (le temps d’un caméo virtuel !), tous ses personnages défilent, sous nos yeux ébahis, dans une version à la fois modernisée et incroyablement ressemblante à celle des albums originaux !
L’instant d’après, le spectateur se laisse prendre par la main et c’est parti pour la grande aventure. C’est bien simple, on a l’impression de faire un grand tour de montagnes russes de près de deux heures !
Et puis c’est l’occasion pour Steven Spielberg de citer son propre parcours cinématographique, des DENTS DE LA MER à INDIANA JONES, histoire de bien signifier qu’avec l’adaptation des AVENTURES DE TINTIN, la boucle est enfin bouclée…
À l’arrivée et ce malgré les apparences, le cinéma de Steven Spielberg est bien comme les livres d’Hergé : il ne plaît pas à tout le monde (le parti-pris, ça ne pardonne pas), mais il est loin de cette réputation de superficialité que certains aiment colporter. Et il n’est donc pas consensuel…

C’est encore mieux si on a lu les albums de TINTIN et si on a vu INDIANA JONES ET LA DERNIÈRE CROISADE !
On notera enfin cette affiche de cinéma, très hollywoodienne, mais qui prend le parti de ne ressembler ni à une couverture des albums selon Hergé, ni à ses dessins, ni même à la sacro-sainte ligne-claire de l’école franco-belge, tout en restituant parfaitement les figures reconnaissables de l’univers de Tintin. À l’image du film.
Parti-pris ? Une bande dessinée adaptée sur grand écran et jouée par de vrais acteurs pour finir par ressembler à la fois à un film et à un dessin-animé en 3D, drôle de choix, quand même ! Mais au final le plus juste qui soit : Un sens de l’équilibre que l’on appelle la “postmodernité” et qui permet de fondre tous les acquis de nos révolutions techniques successives en une œuvre-somme.
De toute façon, désormais, c’est comme ça que ça se passe… Et je reste persuadé qu’Hergé, contrairement à ce que prétend la frange la plus austère de ses fans puristes, aurait adoré ça, lui qui a toujours rêvé, comme un gosse, de voir ses héros sur un écran de cinéma king-size (que pensent les fans puristes ? qu’Hergé aurait préféré la première adaptation du CRABE AUX PINCES D’OR avec des marionnettes, sachant qu’il n’aimait franchement pas les adaptations animées des studios Belvision ni même les films avec Jean-Pierre Talbot ?).

Était-ce vraiment mieux comme ça ?
Alors, faut-il bouder notre plaisir à la découverte de ce généreux spectacle familial dans la grande tradition du cinéma hollywoodien, quand bien-même la seconde partie ressemble un peu à un grand manège à sensations Disneyland répétitif au risque de nous faire régurgiter le Big Mac ? Ne faut-il pas au contraire se féliciter que le projet ait fini par échouer chez des bonhommes comme Steven Spielberg et Peter Jackson ? Bonhommes qui, en purs et simples héritiers d’Hergé et de l’idée d’une grande œuvre de divertissement exigeante dans le fond et la forme, riche de sens et ouverte à tous (de 7 à 77 ans dit-on !), en seront les plus fervents défenseurs ?
Certes, le film n’est pas exempt de défauts : trop speed, trop d’action, trop d’effets vidéo-game, trop peu crédible (très bd, en fait). Quant au fait que le scénario ne suive pas la trame des albums originaux, non seulement cette critique est inepte (quel intérêt à refaire la même chose ?), mais elle occulte une des plus grandes qualités du métrage : la virtuosité absolue avec laquelle les scénaristes ont su extraire la moelle de plusieurs albums (et de la mythologie tintinesque en général) tout en proposant une histoire originale ! Du coup, le fait que cette première partie se termine sur la fin du TRÉSOR DE RAKHAM LE ROUGE alors que le voyage aura lieu sur le prochain film (même s’il ne se fera pas) est un parti-pris très intéressant puisqu’il augure une suite où tout demeure possible !
Le caméo d’Hergé en personne !
Un mot quand même sur l’hallucinante team de scénaristes constituée de Steven Mofatt, Joe Cornish & Edgar Wright. Car nous avons là la crème de l’Entertainment contemporain avec Moffat, l’auteur (ou plutôt le “réinventeur”) des séries Dr WHO et SHERLOCK (et des mini-séries JEKYLL et DRACULA), brillantes relectures modernes de nos classiques ; et les compères Cornish & Wright, comparses également des acteurs Simon Pegg & Nick Frost (qui interprètent ici le duo des Dupont & Dupond), qu’on a pu voir coopérer sur des projets comme SHAUN OF THE DEAD, HOT FUZZ ou LE DERNIER PUB AVANT LA FIN DU MONDE, ou officier respectivement en solo sur des films comme ANT MAN, SCOTT PILGRIM, BABY DRIVER ou LAST NIGHT IN SOHO, parfois en tant qu’acteur, réalisateur ou scénariste ! Une sacrée belle famille d’artistes.
Mais revenons à notre film qui, on le répète, est doté d’un scénario extrêmement bien écrit et astucieux, lequel parvient à faire converger l’essentiel de sa matrice (les albums d’Hergé), tout en convoquant un panel roboratif de ses personnages principaux (il ne manque guère que le professeur Tournesol) ou secondaires (on pense notamment à Nestor le majordome du château de Moulinsart, ou à Alan, le fourbe lieutenant du capitaine Haddock), modernisés juste comme il faut (mais qu’ils sont drôles !)), tout en les laissant parfaitement reconnaissables.
La suite est hélas reléguée aux calendes grecques. Principalement parce que le public américain n’a pas tellement aimé cet univers et ces personnages qu’il ne connaissait pas, et auxquels il ne s’est pas intéressé.
Mais oui, vous avez bien lu : la suite a été abandonnée à court terme, car le public américain n’a pas été au rendez-vous…
En bonus sur C.A.P : la version du studio animé Belvision du SECRET DE LA LICORNE !
Le plus gros reproche adressé au film aura été le choix de la motion capture (*), qui consiste donc à filmer de vrais acteurs, excellents de surcroit, avec Jamie Bell (l’ancien héros de BILLY ELLIOT) dans le rôle de Tintin, Andy Serkis (anciennement Gollum dans LE SEIGNEUR DES ANNEAUX et… le gorille géant dans KING KONG ! l’acteur s’étant spécialisé dans le registre de la motion capture) dans le rôle du Capitaine Haddock, Daniel Craig dans le double-rôle de Sakharine/Rackham le rouge, Nick Frost & Simon Pegg dans le rôle de Dupont & Dupond, et Gad Elmaleh dans le rôle d’Omar Ben Salaad ! Effectivement, toute une horde de spectateurs ayant vu ou n’ayant pas vu le film a vertement critiqué un choix pourtant très convaincant. Il suffit de regarder en arrière pour s’en convaincre : Était-ce mieux avec des acteurs en chair et en os du temps du MYSTÈRE DE LA TOISON D’OR et des ORANGES BLEUES ? Bien sûr que non ! Sauf que l’élite bienpensante continue sempiternellement de mépriser le monde de l’animation et de l’Entertainment, condamnant ainsi cette œuvre à errer dans les sous-genres peu fréquentables de la contre-culture…

Alors ? C’était vraiment mieux avant ?
Dans TINTIN ET LES PICAROS, le dernier album achevé des aventures du reporter à houppette, Hergé avait déjà commencé à moderniser son personnage en échangeant sa sempiternelle culotte de golf contre un jean (en vérité on l’avait déjà vu ainsi dans le long-métrage d’animation LE TEMPLE DU SOLEIL sorti en 1969 !). Et il avait déjà subi l’ire des puristes ! Pourtant c’est un fait, le génie belge du neuvième art avait sans cesse le regard tourné vers la modernité et cette adaptation de 2011 lui fait honneur en ce sens. Mais ne cherchez pas : Dès lors qu’une œuvre devient un objet de culte, elle n’appartient déjà plus à son créateur et toute tentative de changement ou d’adaptation devient problématique…
Franchement, malgré les menus défauts bel et bien réels (nous n’avons pas mentionné la bande-son un peu consensuelle -sans air vraiment marquant- du grand John Williams), la générosité, la cohérence et l’honnêteté de l’ensemble finissent par l’emporter. Personnellement, je suis sorti du cinéma enchanté, en me disant que je venais de voir un spectacle de haute volée, élégant, plein d’esprit et définitivement intelligent.
À présent que je l’ai revu, plusieurs fois sur ma télé et avec mes enfants qui se sont régalés, le film me paraît encore plus réussi. Il véhicule une spontanéité, une fraicheur et une honnêteté artistique assez incroyable pour une superproduction de cette envergure. Rien que pour ça, le jeu en vaut la chandelle, mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest !!!

Rencontre fictionnelle et mise en abime très amusante, entre le créateur et sa création…
(*) : La Motion Capture (également appelée MOCAP pour les intimes), en d’autres termes la capture de mouvement, est un procédé qui consiste à filmer un acteur (ou un objet, un véhicule, etc.) muni de capteurs, puis à reproduire ses mouvements sur ordinateur en temps réel. Une contrepartie virtuelle, c’est-à-dire un avatar, est traitée dans un logiciel 3D permettant de transformer l’acteur et de lui donner l’apparence voulue. Elle est ensuite incrustée numériquement dans le film.
La technique la plus performante, d’ailleurs appelée Performance Capture (capture de jeu), permet de capter également les mouvements les plus subtils, tels ceux du visage, des mains et des doigts. Exploitée à plein dans LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE, elle le sera également dans un autre film de Steven Spielberg pourtant tourné avec des acteurs live : READY PLAYER ONE.
C’est Robert Zemeckis qui, le premier, a développé cette technique dans ses longs métrages d’animation (LE PÔLE EXPRESS, LE LÉGENDE DE BEOWULF, LE DRÔLE DE NOËL DE SCROOGE). Ensuite, les studios Weta de Peter Jackson en ont fait leur spécialité dans les films live, avec bien évidemment LE SEIGNEUR DES ANNEAUX et LE HOBBIT.
On retrouve aujourd’hui ce procédé dans la plupart des blockbusters bourrés d’effets spéciaux et, bien entendu, dans les jeux-vidéo.
THAT’S ALL FOLKS !!!

Merci pour cet excellent article !
Vu avec mon fils au cinéma, j’ai été impressionné dès les premières secondes, quand le film commence sur le marché. J’ai adoré l’histoire, la réalisation et tous les personnages tout au long du film, je suis sortie de la séance plus que satisfaite, c’était incroyable.
Voir mon fils le revoir 14 ans après sa sortie et me dire que ce film est toujours aussi génial prouve à quel point le travail réalisé est de qualité.
Tu m’apprends que ça aurait dû être une trilogie, je trouve ça dommage que ça n’ait pas été le cas.