LE GALION VOGUERA TROIS FOIS

Niveaux d’appréciation :
– À goûter – À déguster – À savourer

L’article d’aujourd’hui portera sur la première trilogie de films PIRATES DES CARAÏBES réalisée par Gore Verbinski respectivement sortis en 2003, 2006 et 2007.

L’attraction a d’abord inspiré les films, puis les films se sont invités dans l’attraction

En route pour l’aventure et les abordages ! 

Il y a même des zombies chez les pirates maintenant 

Le vilain Barbossa (Geoffrey Rush) et Elizabeth Swann (Keira Knightley) 

Davy Jones

Une invitation qu’on ne peut pas refuser

La pieuvre géante, un très ancien monstre dans l’imaginaire collectif

Le meilleur personnage des films 2 et 3

Des fois, c’est vraiment n’importe quoi…

Un rôle de pirate un peu perché amusant mais surexploité

Comme quoi les CGI, quand c’est fait avec soin et que ça préserve l’apport du jeu d’acteur, ça peut être bien.

Un régal pour les fans de créatures des profondeurs

5 thoughts on “PIRATES DES CARAÏBES par Gore Verbinski”
  1. Hello,
    Tu t’excuses presque d’aimer ces films dis-donc…
    Rien à redire, ce sont d’excellents divertissements, qui ne prennent pas le spectateur pour un débile et qui le respecte en étant généreux dans les décors, les vêtements, les créatures, les dialogues avec un univers facilement compréhensible er pourtant assez touffu malgré tout.
    Ils reprennent bien à leur compte et en modernisant le souffle épique de grande aventure classique des films comme les vieux SINBAD et autre films de pirates.
    c’est du bel ouvrage et si la moitié des Marvel/Disney/ce que tu veux était fait avec le même sérieux et la même application, on aurait pas dette horde de dépressifs/Geeks qui se plaignent qu’on a cassé leurs jouets….
    Pour moi le seul défaut, c’est les deux et trois sont trop longs… je me suis souvent endormi devant…
    Aujourd’hui 2h30 c’est trop long pour moi….C’est au point que je ne tente même pas certains trucs à cause de ça…

    1. Ouais mais c’est ça que je reproche : trop longs et plein de scènes inutiles un peu débiles qu’on pourrait enlever. C’est ce que je trouve dommage et qui plombe un peu l’ensemble.
      Je ne les trouve pas excellents à cause de ça, d’où le ton que je prends. C’est fun et j’aime, mais des fois je veux faire avance rapide sur certains passages chiants.

  2. À peut près le même ressenti que vous ; à ceci près que le seul véritable élément qui m’a paru « artificiel » (en proportion de tout le reste, hein !), c’est l’identité de Calypso : j’aimais bien le personnage de la sorcière en tant que tel (telle ?!), et ce « transfert » de rôle m’a paru un poil improvisé dans le scénar -et ça bouleverse un peu beaucoup les rapports de force en présence. Bon, c’est juste un détail.
    J’ai beaucoup aimé le casting -Orlando Bloom parvient à être présent et crédible dans un rôle pourtant assez ennuyeux/monolithique : maximum respect. Mais tous les autres se voient offert un panel de scènes pleines de richesses et, même si cabotinages il y a, j’avoue que je me suis bien amusé (Tom Hollander est excellent tout du long, et j’aime beaucoup Keira Knightley : je suis un peu fan, et elle traverse carrément l’écran.).
    C’est du grand, beau spectacle, très honnêtement fait, malgré même les quelques excès de Numérique, comme tu le précises.

    J’ai un rapport un peu bizarre vis-à-vis de ces films de piraterie : complètement allergique à tout ce qui n’était pas Fantastique ou Science-Fiction, quand j’étais gamin (fallait surtout pas me parler de sport, cowboys, chevalerie ou guerre… Et, encore aujourd’hui, je suis assez réfractaire 😁), j’ai néanmoins toujours eu une sorte d’affinité pour ces univers pourtant fortement genrés mecs ; aspect qui aurait du automatiquement me détourner d’eux -en tous cas, à l’époque pré-pubère, avant que je comprenne comment les hommes fonctionnent entre eux…
    Mais surprenamment, j’éprouve une forte empathie pour leurs personnages cabossés ou en rupture de liens affectifs, leur atmosphère souvent exotique, la symbolique libertaire promise par les horizons marins, et cette complète réinvention de l’existence, loin des normes sociales du commun des mortels. Cette dimension est fortement mise en avant dans Pirates Des Caraïbes, l’Aventure et le Grand Large devenant, au fil des péripéties, les seuls échappatoires viables à l’horreur de la vie ordinaire (à terre) : il n’y a qu’à voir comme sont désespérantes de vulgarité primaires les escales forcées de Sparrow, quand il essaye d’échapper au Kraken. Un portrait de l’Humanité franchement négatif, qui justifie assez facilement toutes les dérives « morales » de la bande de compères improvisés, obligés d’aller chercher ailleurs leur salut (improbable mais néanmoins infiniment plus enviable que ce que la société a à leur offrir…).
    C’est cet « improbable » qui titille l’enfant/adolescent planqué au fond de notre conscience : la pulsion primale et vitale d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, le Soleil plus chaud, l’amour plus fort. Le danger de l’inconnu comme épice nécessaire à la vie.
    Je crois que c’est essentiellement ce sentiment (quasi biologique !) qui me porte, quand je navigue (en rigolant !) avec ces hurluberlus épris de « Liberté ».

    1. C’est en lisant tes mots que je me dis que, wow, l’apport de Stevenson, quand même !
      Que se disait cet homme, en écrivant L’ÎLE AU TRÉSOR et Dr JEKYL & Mr HYDE, deux des romans les plus fédérateurs de tous les temps ? A t-il été conscient de ce qu’il allait léguer au monde entier pour des siècles et des siècles ?
      Sérieusement, je suis très sensible à ce genre de question : Ce genre de personne a défini une partie de l’évolution culturelle de l’humanité. En était-il conscient (sûrement pas à mon avis) ? En a-t-il reçu ce qu’il fallait ? (et bien sûr que non)

      1. Je doute que le génie des créateurs « modernes » ait surgi de nulle part : c’est surtout la forme qu’ils ont donné à ce qu’ils nous ont transmis qui a établi les bases de notre imaginaire Occidental (mais de plus en plus mondialisé, d’ailleurs). Ils ont actualisé (cristallisé) des notions qu’on trimballe depuis -au moins !- l’Antiquité : en recueillant et synthétisant les récits/légendes présents en filigrane au long du périple humain depuis la nuit des temps, Homère ne se doutait pas non plus qu’il officialisait ainsi culturellement l’essence de la dramaturgie (et des aspirations plus ou moins conscientes) de l’Humanité pour tous les siècles à venir.
        Le discours est universel (biologique) ; et ceux qui l’expriment le plus populairement (clairement/simplement) voient le signifiant de leurs œuvres perdurer, sous une forme plus ou moins précise, dans l’inconscient collectif : je ne suis pas sûr qu’ils conditionnent quoi que ce soit au travers de leurs créations (sinon les formes culturelles), mais plutôt qu’ils « collent » à une réalité profonde de notre existence ici-bas.

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