* POSTMODERN ATTITUDE – 2° PARTIE *
À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU


La classe…

Retour vers le passé…

Le bondissant Daredevil !

Si vous voulez du vilain old-school…

Intensité maximale pour la scène de la chaise électrique…

On l’appelle « Tête à cornes » !

Avec Tim Sale, certaines (doubles) planches peuvent devenir de véritables illustrations !

8 thoughts on “JEPH LOEB & TIM SALE – DAREDEVIL : JAUNE”
  1. Merci pour cette lecture !
    Pour le parallèle avec Grace Kelly, on peut aussi mentionner la courte apparition d’un personnage qui se présente sous ce prénom, et dont l’histoire semble rappeler une certaine maxisérie du duo (elle ne précise pas qu’elle croit en son mari, mais on le devine !)
    Il y a un point sur lequel je suis quelque peu en désaccord avec ta lecture, c’est la filiation avec MAN WITHOUT FEAR. Si les parallèles avec Miller sont indéniables au niveau stylistique (le chiaroscuro, la chaise électrique rappelant l’exécution de Marv), la gestion des couleurs renvoie selon moi à une période d’innocence, celle qui précède l’arrivée de Miller sur le titre (ce qui expliquerait selon moi la monochromie des scènes présentes). Dans MAN WITHOUT FEAR, Miller réimagine Daredevil comme un personnage souillé dès le départ (victime collatérale lorsqu’il est gamin, exécution pure et simple du sbire du Caïd). DAREDEVIL YELLOW présente un héros qui, à l’exception du meurtre de son père, n’a pas encore été marqué par les épreuves, les trahisons et les déceptions amoureuses, qui peut encore sourire et être « naïf ». La scène de la chaise électrique retombe justement dans le noir & blanc et semble préfigurer la chute du héros (ou son passage à la maturité selon la grille de lecture 🙂 )

    1. Tu n’es pas le premier à soulever le fait que MWF et YELLOW ne sont pas raccords. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai réécrit le passage, en précisant que les deux histoires boxaient malgré tout dans un camp différent.
      Dans mon esprit, je les mettais à la suite parce que je trouve que YELLOW débute à peu-près au moment où MWF se termine, faisant ainsi le parallèle avec UN LONG HALLOWEEN qui semblait débuter au lendemain de YEAR ONE. C’était juste une remarque pour faire le lien de temporalité, en pensant, je dois le reconnaitre, en premier lieu à des lecteurs comme moi, qui font facilement fi des continuités.

      En fait je ne lis jamais, par exemple « l’histoire de Daredevil », mais plutôt « UNE histoire de Daredevil » (et idem avec n’importe quel autre personnage). Pour moi, chaque récit est distinct et déconnecté des autres. Je lis chaque histoire comme je lirais un WHAT IF. Exactement comme on peut lire une histoire de Mickey, par exemple.
      Après 60 ans de continuité pour Marvel et quasiment 100 ans pour DC, je me répète mais elle est quand même obsolète maintenant cette histoire de continuité. En tout cas elle n’a strictement aucun intérêt pour moi et ce qui m’intéresse, c’est de trouver une bonne histoire sur un personnage que j’aime bien, sans qu’il soit dénaturé évidemment, mais peu importe le niveau de déconnexion qu’il y a avec les autres histoires. Je pense qu’en réalité je déteste profondément les univers partagés. J’aime les histoires auto-contenues.

      Sinon, quel est donc ce personnage qui s’appelle comme Grace Kelly ? Je ne me souviens pas de ce détail ni d’un lien avec une autre maxi-série.

      1. Je ne faisais pas référence à la continuité en tant que telle mais à l’écriture du personnage, le Matt tourmenté dès son plus jeune âge de Miller ne me semble pas correspondre à celui que décrit Loeb en ces pages 😉
        Sinon, pour « Grace », je pense à une dame qui « croit en Harvey Dent ».

        1. Oui, j’avais bien compris. Mais idem la différence de caractérisation ne me gène pas dans la mesure où je prends, comme je le disais, chaque histoire pour elle-même à la manière d’un WHAT IF. Le fait est, j’en ai bien conscience, que je suis dans la minorité (voire dans la rareté) en tant que lecteur « satellite ».

          Arf, je ne me souviens pas de cette histoire de femme croit en Harvey Dent…

  2. Pour moi, ce récit est quand même l’apogée graphique du duo, c’est splendide de tout en bout et tu as tout à fait raison de mettre ces références cinématographiques qui donnent des clés supplémentaires pour apprécier cette œuvre.
    A l’époque de sa sortie, je n’avais pas des masses apprécié tant j’étais resté « accro » aux histoires de Miller et que je trouvais que ça faisait « relecture » .
    Mais ça c’était avant, comme dirait l’autre

  3. Alors pour ma part j’ai un gros faible pour le SPIDER-MAN BLUE parce que je l’ai lu en premier et que ça a été une PURE Madeleine de Proust, dans le sens vraiment noble du terme. Je m’étais mis à relire des comics de super-héros après 20 ans d’absence et je découvrais soudain ce truc après avoir avalé des kilotonnes d’intégrales Panini avec les AMAZING SPIDER-MAN des 70’s qui étaient d’un tarte ! d’une nullité crasse ! (j’avais lu et revendus un lot de 13 intégrales, de 1971 à 1984 !). Je me souviens encore de ces soirs de torture où je m’obligeais à lire ça avant de dormir. Punaise qu’est-ce que c’était mauvais !
    Quelques temps après, j’avais quand même testé des recueils avec des sagas par Stan Lee et John Romita des 60’s et, franchement, c’était vraiment mieux. Les scénars étaient plus ambitieux (avec tous les épisodes où Harry se droguait par exemple) et, surtout, le dessin de Romita Sr était un pur enchantement. Du pop’art, dans le meilleur sens du terme.
    Pour moi cette relecture de cette époque par Loeb& Sale, est un rêve éveillé.

    MAIS sinon OUI, bien sur, DD YELLOW est assurément la perle de cette série de récits d’un point de vue artistique. C’est l’apogée du duo, le moment où l’art de la narration et celui de l’image trouvent leur sommet. J’ai sacrifié tout un tas d’années à lire et relire des comics de super-héros, genre que je déteste, en fait, pour y trouver ce genre de chef d’oeuvre. Ce chef d’oeuvre du genre.

    1. C’est là qu’on voit le coté « intime » de la bd en générale mais particulièrement de certains comics…
      BLEU est celui qui m’a déçu pour deux raisons
      -Plus de lavis qui avait totalement enluminé la première saga
      -Je suis trop attaché aux originaux sur cette période précise qui doit être dans mes tous premiers « ablum araignée » que j’ai eu gamin et qui a cristallisé les visuels que j’en avais.
      Encore aujourd’hui la période Romita papa, je l’apprécie sans arrière pensée.
      Il faut que le relise à l’occasion, pour le fun

  4. Je trouve aussi que cette période « Romita papa » a toujours beaucoup de charme et c’est la seule de la période old-school que je suis arrivé à relire avec un certain plaisir. Mais j’ai quand même préféré BLEU, c’est plus dans mes cordes ! ^^

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