Quand Jules Verne rencontre Hayao Miyazaki
Chronique de la série animée NADIA, LE SECRET DE L’EAU BLEUE
Réalisateur : Hideaki Anno
Date de sortie : 1990
Genre : Fantastique, Cyberpunk, Aventure
Nombre d’épisodes : 39
Édité par : Dybex
Aujourd’hui l’article portera sur la série animée NADIA, LE SECRET DE L’EAU BLEUE.
FUSHIGI NO UMI NO NADIA (littéralement « Nadia des mers mystérieuses » qui serait quand même un meilleur titre VF) est une série d’animation japonaise de 39 épisodes, réalisée en 1990 par le studio Gainax, sous la réalisation de Hideaki Anno (le même qui réalisera la célèbre série NEON GENESIS EVANGELION par la suite). Cette série a rencontré un très grand succès au Japon, recevant notamment le titre de « meilleur anime du siècle » par le magazine Animage. Si vous ne connaissez pas cette série, c’est sans doute à cause de sa diffusion assez discrète en France sur la Cinq en 1991 et non pendant le club Dorothée. Il s’agissait en plus d’une version censurée (une première fois en Italie puis une deuxième fois en France).
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Un large casting pour une série riche en portraits humains
Mais ce n’est pas à cette époque que j’ai connu la série. Je l’ai vue la première fois en 2001 lors de sa diffusion sur la chaîne Game One. Il est intéressant de noter que la version proposée par Game One à l’époque était un patchwork inédit qui a demandé un gros boulot de la part des responsables de la chaîne qui ont pris sur eux (en toute clandestinité paraît-il par rapport aux contrats d’acquisition de la série) de réassembler les épisodes VF avec des morceaux de VO sous-titrée pour proposer une version intégrale. Cette version n’a jamais été commercialisée et a depuis disparu. Mais le temps faisant bien les choses, on a eu droit des années plus tard à un coffret DVD/blu-ray « intégrale » avec VO et VF.
Ce qui a provoqué cette censure vient sans doute du fait que les directeurs des programmes français ont du imaginer qu’il s’agissait d’une série pour les petits. Mais non, ce n’est pas le cas. A leur décharge, contrairement à KEN LE SURVIVANT qui ne laissait pourtant aucun doute sur son ultra violence, NADIA commence comme une série gentillette bon-enfant avec des héros jeunes et rigolos et un trio de méchants grotesques qui veulent dérober un bijou à Nadia, jeune africaine orpheline qui travaille dans un cirque à Paris à l’aube du XXème siècle. Bon…on comprend quand même vaguement que le directeur du cirque est prêt à vendre Nadia à ce fameux trio de méchants, donc l’anime « pour les petits » aborde quand même le trafic d’enfants. Nadia sera secourue par Jean Roque Lartigue, le second protagoniste principal de la série, un jeune petit génie binoclard qui s’était rendu à Paris pour présenter un aéroplane lors de l’exposition universelle de 1889.
Les héros sont des enfants qui vont affronter la mort, vivre des tragédies, se rapprocher, découvrir l’amour, etc.
Les deux jeunes gens vont faire connaissance et essayer d’échapper à l’aristocrate foldingue Gladys et ses deux majordomes Titus et Caïus (Hanson et Sanson en VO) qui veulent lui dérober sa pierre bleue qu’elle possède depuis son enfance, sans rien connaître de son secret mais juste par passion des bijoux. Si Sanson est ultra costaud, Hanson est également un bricoleur de génie et ce trio saugrenu voyage par conséquent également dans un engin futuriste (pour l’époque, donc à l’apparence très mécanique) tandis que Jean et Nadia s’enfuient à bord d’un aéroplane.
Seulement voilà le ton gentillet bon-enfant va changer après quelques épisodes. Suite à une panne de leur aéroplane, Jean et Nadia vont être repêchés par un navire de guerre qui va être coulé par le Nautilus du capitaine Némo. Ah oui, je ne vous ai pas dit mais la série est une vraie déclaration d’amour à l’univers de Jules Verne et ses 20 000 LIEUES SOUS LES MERS, L’ÎLE MYSTÉRIEUSE, CINQ SEMAINES EN BALLON, DE LA TERRE À LA LUNE, etc.
Némo, personnage torturé, et son Nautilus
Jean et Nadia vont alors être accueilli parmi l’équipage du Nautilus et même le trio de pseudo méchants du début vont devenir leurs alliés face à une véritable menace qui se présente à partir de l’épisode 7 sous les traits du diabolique leader de l’organisation de la Neo-Atlantide : Argon (Nemesis La Algol plus connu sous le nom de Gargoyle en VO.)
A la tête d’une véritable armée qui a établi une de ses bases sur une île, Argon conçoit en secret une arme terrifiante du nom de Tour de Babel dont la puissance de destruction est incomparable, le tout pour forcer l’humanité à remettre les rennes du pouvoir à son « protégé » l’empereur Neo Icon Epiphanes (de son vrai nom Benusis La Arwall), héritier de l’Atlantide. L’histoire va prendre un tournant dramatique avec cette secte fasciste détentrice d’une arme surpuissante. Difficile de ne pas y voir une allusion à la bombe atomique et à tout type de dictateur dérangé. D’ailleurs les chapeaux pointus des soldats de la Neo-Atlantide (et de Argon lui-même dont on ne verra jamais le visage) rappellent les coiffes du Ku Klux Klan. L’histoire sera parsemée de révélations en tous genres (Némo et Argon vont se révéler être de vieux ennemis politiques du temps du règne de Némo sur la cité de Tartessos fondée par des rescapés de l’ancienne Atlantide, Nadia est la fille de Némo et la sœur de l’empereur Neo, et la fameuse pierre bleue tant convoitée de Nadia renferme un grand pouvoir.)
Le redoutable Argon/Gargoyle et ses soldats de la Neo-Atlantide
L’histoire va tourner autour de la lutte de Némo et son équipage (dont Nadia et Jean) contre Argon et la Neo-Atlantide. Vers la fin, des vaisseaux comme la Noah bleue et la Noah pourpre vont être découverts. Ces vaisseaux étaient des arches (Noah = Noé) conçues avant la création des hommes. La mythologie de la série puise dans énormément de croyances et d’histoires romanesques tirées de la littérature. C’est un cocktail d’aventures très réjouissant et efficace qui commence gentiment pour finir dans les larmes et le sang.
A côté de l’intrigue contre Argon qui fait parfois des pauses (Argon reste absent pendant plusieurs épisodes parfois lorsqu’il s’échappe ou change de base d’opération), on voit évoluer l’équipage du Nautilus, la relation entre Nadia et Jean, ou même Nadia et son père qu’elle déteste au début. Nadia a d’ailleurs plutôt un caractère de cochon mais reste attachante. C’est après tout une jeune ado en proie à des doutes et qui a de grands principes qui vont être malmenés. Elle aime les animaux, est végétarienne et respecte la vie. Son père Némo tue des gens. Jean aime manger de la viande. Ça ne peut que créer des tensions. Cela dit Nadia verra qu’il est parfois difficile de vivre sans faire la moindre entorse à ses principes idéalistes face à un monde cruel et des adversaires impitoyables comme Argon. Et si elle paraît pleine de bonnes intentions, elle en devient pénible lorsqu’elle est persuadée qu’elle a forcément raison. Mais sans beaucoup changer, elle va s’assouplir au contact de ses amis et de Jean dont elle va beaucoup se rapprocher.
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La Noah pourpre d’Argon s’élève à nouveau pour un combat final dantesque
Les héros de cet anime ne sont pas du tout clichés ni communs. Une jeune fille métisse et un jeune binoclard, tous deux sans aucun pouvoir (si ce n’est que Nadia, artiste de cirque oblige, est agile et Jean un bricoleur de génie.) Ils restent de jeunes ados qui vont traverser des épreuves, s’endurcir, se rapprocher, se quereller, et ils ne sauveront pas le monde seuls mais avec toute une bande d’alliés allant de Némo au trio de crétins du début qui deviennent finalement des personnages attachants au grand cœur au fil des aventures.
Cette série est un récit d’aventure au sens premier du terme. Elle met en scène des personnages plus ou moins ordinaires sans pouvoirs particuliers ni capacités physiques hors du commun arrachés à leur vie quotidienne par des évènements extraordinaires qui les entrainent à travers le monde et mettent à l’épreuve leur courage et leur capacité à s’adapter. Même si nos héros ne sont pas parfaits et n’arrivent pas à grand-chose sans aide, ce réalisme face à l’adversité rend leurs actions et leur courage d’autant plus admirable. Pour les mêmes raisons, Argon est un antagoniste inoubliable tant sa dimension réaliste de dangereux leader fanatique le rend intimidant (le masque dépourvu d’expression aide aussi.)
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Un trio de vilains comiques qui deviennent finalement de précieux alliés
Cet aspect réaliste se ressent aussi dans les péripéties et les scènes d’action qui sont très inspirées. Par exemple lors d’un épisode, Argon largue des mines sous-marines sur le Nautilus depuis son dirigeable afin de piéger Némo. Tout l’épisode sera consacré à une opération minutieuse de déplacement des mines au moyen du tank de Gladys et ses acolytes. Et on ressent le courage de ces gens qui font leur possible alors que leur appareil prend l’eau sous une trop forte pression menaçant de les noyer. Une avarie du Nautilus peut aussi prendre un épisode à être réparée. Mais ce n’est pas ennuyeux du tout, il s’agit d’obstacles à portée humaine traités avec réalisme comme dans le magnifique, génialissime film de Richard Fleischer 20 000 LIEUES SOUS LES MERS de 1954 lorsque le Nautilus sombre dans les fonds marins suite à une avarie avant l’attaque du calmar géant.
Lors des derniers épisodes, les affrontements prendront une dimension plus futuriste avec un nouveau Nautilus aux allures de vaisseau spatial mais c’est pour mieux offrir à la série un climax mémorable lorsque les deux camps déploient toutes leurs forces pour décider du sort du monde des hommes.
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La Neo-Atlantide donnera du fil à retordre à nos héros
C’est aussi une série pleine d’humour avec des sous-intrigues comiques comme Gladys qui tombe amoureuse de Némo, Nadia et son caractère bien trempé qui adore la nature (sur le principe) mais galère à se débrouiller dans la forêt, les maladresses de Jean, le trio de faux-méchants, etc. Sans oublier qu’ils rencontreront aussi une petite fille prénommée Marie (dont les parents ont péri par la faute d’Argon) courageuse et enthousiaste qui, avec son œil d’enfant candide pour qui tout est simple, met tout de même en relief la futilité de certains conflits des adultes.
La série aborde aussi de nombreux sujets sombres et adultes : la mort, la perte de l’innocence, le passage à l’âge adulte, les désillusions, la soif de pouvoir, les dérives de la science, la solitude, la famille, etc. Ajoutez à cela des scènes traumatisantes comme le passage où on croit tout l’équipage du Nautilus décédé suite à une victoire écrasante d’Argon qui pulvérise leur sous-marin après l’avoir attiré hors de l’eau, ou le face-à-face final aux allures de faux procès de Némo au cours duquel Argon torture nos héros sans pitié, et vous obtenez un anime à ne pas mettre entre les mains des tout petits.
Des passages rigolos et des passages tragiques d’une violence surprenante
C’est aussi une série qui propose une des fins les plus abouties et satisfaisantes parmi tous les animes que j’ai vus. On a droit à un épilogue du genre « 10 ans après, machin et machine se sont mariés, bidule a eu un enfant avec chose, truc a retrouvé son domaine familial, etc. » C’est véritablement une série dans laquelle on sent les personnages évoluer, grandir, passer par plusieurs étapes de rejet puis d’acceptation, d’amour et de haine, etc. Une série très humaine qui se penche sur les tourments et préoccupations des personnages.
Il y a bien une petite ombre au tableau. Un passage à vide lors de quelques épisodes assez mauvais aux 2/3 de la série lorsque Jean, Nadia et Marie sont coincés sur une île déserte et qu’ils vivent de mini aventures sans intérêt et enfantines (comme de vilains braconniers qui veulent s’emparer d’Attila, le lionceau de Nadia). J’avais entendu dire qu’ils avaient été réalisés pour faire une « pause » suite à des soucis de production (une grève ? Des animateurs malades ? Je ne sais plus. En tous cas les épisodes en question sont également plus moches visuellement). Heureusement ils ne sont pas légion (seulement 3 ou 4) et peuvent être sautés. On pourrait dire que la série n’a véritablement que 35 épisodes. Par conséquent, même s’il faut les subir au premier visionnage quand on ne sait pas trop à quoi s’attendre, ils n’ont aucun impact négatif sur la trame principale. Si ce n’est un souci de rythme. Mais il serait dommage de se laisser décourager par 4 pauvres petits épisodes filler qui ne racontent rien. Je dirais même qu’il vaut mieux 4 épisodes inutiles mal fichus que 4 épisodes super importants qui continueraient la trame scénaristique mais mal réalisés à cause des contraintes mentionnées. Ils ont fait le bon choix en faisant une pause avant le retour des moyens de production.
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ça a parfois du bon de se retrouver seuls cela dit
Beaucoup considèrent que Nadia a été un brouillon pour le projet suivant de la Gainax du réalisateur Hideaki Anno : NEON GENESIS EVANGELION. On retrouve effectivement certains thèmes dans les deux séries mais si tel est le cas, je préfère la spontanéité et la générosité de ce brouillon car même si les sujets abordés restent peut être davantage en surface par rapport à EVANGELION, ils ne viennent pas se superposer à la narration avec des passages abscons pseudo philosophiques incompréhensibles et l’équilibre entre péripéties aventureuses et drames humains est mieux maitrisé. Les personnages sont également bien plus attachants selon moi, et d’un point de vue purement personnel, l’univers qui ressemble à un mélange entre du Jules Verne et du Miyazaki me correspond davantage. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si je cite Hayao Miyazaki puisqu’initialement, ce dernier fut embauché au milieu des années 1970 par la Tōhō pour développer des idées de séries télévisées. Un de ses concepts devait s’inspirer de 20 000 LIEUES SOUS LES MERS et mettre en scène deux orphelins poursuivis qui font équipe avec le capitaine Némo. Ce projet a avorté mais la Tōhō en a conservé les droits pour confier le projet plus tard à la Gainax. Quant à Miyazaki, il a réutilisé certaines de ses idées dans LE CHATEAU DANS LE CIEL qui peut donc faire penser à Nadia sur certains aspects.
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L’empereur Neo Icon Epiphanes s’adresse au monde entier dans toutes les langues
Parlons à présent de la partie graphique. La série a plutôt agréablement vieilli. Évidemment on sent qu’elle ne date pas d’hier, mais nous ne sommes pas dans le cas d’un CAPITAINE FLAM qui souffre à présent de la comparaison avec n’importe quelle série (peu animée, personnages rigides, etc.) La série NADIA est toujours très plaisante à regarder et bénéficie d’une bonne animation (sauf encore une fois lors des tristement célèbres 3 ou 4 épisodes inutiles sur l’île déserte.)
Quant au chara-design, il est excellent avec des personnages hauts en couleur aux faciès variés, des héros à l’apparence originale. S’ils peuvent tout de même faire un peu clichés aujourd’hui avec leur allure qui permet rapidement d’identifier le rôle qu’ils vont jouer dans l’histoire, c’est surtout parce que beaucoup de séries depuis se sont inspirées du style de la Gainax. Par exemple le trio de faux-méchants composé d’une femme un peu hystérique et de deux zigotos a été repris de partout jusque dans la team rocket débile dans l’anime POKÉMON.
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Argon le fasciste Illuminati raconte l’origine de la race humaine
Les designs des multiples machines sont en tous cas superbes. On oscille entre le steampunk pour les inventions des humains (comme Jean et Titus) et le futuriste avec celles des Atlantes (Némo et la Neo-Atlantide). Mais dans les deux cas, les designs sont inspirés et se démarquent du tout venant (à part peut être le vaisseau spatial à la fin.) Et pour ce qui est des robots rudimentaires, des appareils volants comme le dirigeable d’Argon ou des mécanismes en tous genres, on sent bien qu’on n’est pas non plus dans un futur lointain. Il y a toujours des valves à tourner pour évacuer la pression de la vapeur, des mécanismes sensibles avec plein de leviers et d’engrenages à manipuler, etc.
Concernant la bande son, les génériques sont assez…euh…génériques. Rien de particulier. Par contre les musiques durant l’anime sont excellentes aussi. Les personnages importants ont tous droit à leur thème musical.
Des thèmes musicaux intenses et dramatiques
Certains morceaux comme « Tragedy » ou « Emperor Neo » lors des moments les plus bouleversants de l’anime me restent toujours en mémoire. Pour les musiques plus catchy, « The evil trio » est un morceau jazzy très plaisant. Et le « Nemo’s Theme » joué à l’orgue est une grosse référence au piano-orgue du roman voire du film de Fleischer.
Pour les amateurs de VF, je dirais qu’elle est correcte sauf la voix de Némo qui en fait parfois des caisses et rend des dialogues involontairement comiques. A part ça et quelques mauvaises traductions qui ne sont pas la faute des doubleurs, ça passe. Rien d’insupportable.
Pour conclure je dirais qu’il s’agit là d’une série au scénario réellement passionnant dont les épisodes se dévorent sans filer de crise de foie et dont l’intrigue atteint des sommets dramatiques dans son dernier tiers. C’est une des séries animées qui parvient le mieux à faire passer le spectateur du rire aux larmes dans un même épisode.
Une chouette série à redécouvrir, généreuse et captivante, que je conseille à tous.
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J’avais acheté le coffret suite à ton premier article mais je ne l’ai toujours pas regardé…
On le remet sans cesse à plus tard avec mes enfants. À chaque fois qu’on choisit une nouvelle série à regarder ensemble, il reste sur la pile…
Ah voui faudra tenter un jour quand même.
Tiens les épisodes à sauter si je me réfère au résumé ce serait les épisodes 26 à 29 (ou 27 à 29) Me souviens plus si le 26 a un quelconque intérêt. Ce sont les fameux épisodes réalisés par une équipe réduite, assez mal animés, reprenant plein de plans identiques. Je me souviens plus de la raison comme je le dis dans l’article. Mais il fallait qu’ils diffusent chaque semaine un épisode, un truc du genre, et ils n’avaient plus d’équipe de prod ou alors vachement réduite, donc ils ont pondu des épisodes tout nazes de remplissage avec des intrigues neuneu très enfantines sur l’île déserte. Genre des braconniers se pointent et enlèvent le lionceau de Nadia (wouhou !), des trucs qui n’ont rien à voir avec l’histoire. C’est un passage à vide tristement célèbre mais bon…la série reste super si on fait abstraction de ça.
Les épisodes 24 et 25 sont déjà des épisodes de « pause » (mais voulus dans l’histoire^^) ou y’a une romance entre Jean et Nadia. Mais ça a tiré en longueur pour cause de contraintes de prod. C’est pour ça que je ne sais plus trop si le 26 est ok comme épisode et si ce sont juste les 27 à 29 qui sont à chier, ou si ça commence déjà au 26. Bref 3 ou 4 épisodes quoi.
Et tu peux littéralement les sauter hein, pour de vrai. y’a même pas une info qui te manquerait. Ils se sont mis en mode « remplissage » le temps d’avoir les moyens de continuer l’histoire.